Spécificité de notre marché tricolore, les scooters GT ont la côte. A tel point qu’ils trustent même les plus hautes marches dans le classement des meilleures ventes de motocycles neufs en France, toutes cylindrées confondues. En chef de file, la référence X-Max coule des jours tranquilles. Mais pour combien de temps encore ? Chaque constructeur propose aujourd’hui une sérieuse alternative au best seller Yamaha si bien qu’on est plus que jamais en droit d’hésiter au moment du choix... Encore faut-il avoir tous les éléments pour ne pas se tromper. Et c’est là que Scooter-Station intervient : pour réaliser ce "maxi comparo" des meilleurs scooters GT 125 2010, nous avons choisi de procéder en trois étapes. Aujourd’hui, nous vous proposons le match des trois scooters 125 cm3 les plus vendus en France en 2009, soit le X Max (dans son évolution 2010) face au Peugeot Satelis (2e meilleure vente) et Piaggio X-Evo (3e). Puis, notre tout prochain comparatif la semaine prochaine verra s’opposer les trois prétendants suivants : le Suzuki Burgman (4e meilleure vente), le Honda S-Wing ABS (5e) et le Sym GTS Evo (6e), et enfin dans un une ultime confrontation les non moins attractifs Jonway JS120 (7e meilleure vente), Kymco Dink Street 125 (8e) et Yamaha Majesty 125 (9e).
Enfin, nous serons en mesure de vous apprendre dans une ultime synthèse laquelle de ces neuf références hexagonales collent le mieux à votre recherche. En outre, nous saurons si le X Max est encore en mesure de sauver son trône plus que jamais menacé. Mais ne vendons pas la peau de l’ours, et confrontons-le déjà à ses plus dangereux rivaux.

Le roi, c’est encore lui ?
Yamaha X-Max 125, le plus sportif
Yamaha a frappé fort. En donnant une nouvelle identité visuelle à son 125 star, la marque renforce ses liens de parenté avec le maxiscooter le plus connu, le fameux T Max. De son faciès aguicheur, en passant par les formes harmonieuses de sa partie arrière sans oublier ses quelques éléments de finition bien vus autour de sa selle, le 125 Yamaha respire la sportivité à plein nez. Cette caractéristique le différencie visuellement de ses deux prétendants, beaucoup plus distingués dans leur approche. D’ailleurs, le choix d’un coloris blanc chez Yamaha contribue à renforcer ce sentiment. S’installer à son guidon aussi. La vision de cette planche de bord aux deux cadrans tachymétriques cerclés d’un matériau singeant l’aluminium brossé est des plus plaisantes. L’instrumentation respire la modernité - ce qui vaut aussi pour le Peugeot, mais bien moins pour le X Evo, dépassé sur ce point.

Un moteur un ton au-dessus
Dès que la mécanique s’ébroue, les quelques feulements perceptibles au travers du pot catalysé du Yamaha sont plus agréables que sur le Satelis et surtout le X Evo, beaucoup plus métallique. Là aussi l’engin respire le sport. Mais avant de partir pour apprécier son comportement dynamique, un coup d’oeil au kilométrage de nos trois montures nous amène à constater les différences de rodage de celles-ci. Avec 400 km, notre X-Max d’essai n’est pas complètement débridé, comme le Satelis, qui n’en affiche que 180. En revanche, le Piaggio tourne à plein régime, puisqu’il a déjà parcouru quasiment 3 000 km. Les mesures que nous avons effectuées doivent donc être nuancées. Notez en effet que les X-Max et Satelis fonctionnaient sans doute légèrement en deça de leurs possibilités et que leurs performances seront donc supérieures lorsqu’ils auront atteint les 1 000 km. Néanmoins, à ce stade de leur évolution, on apprécie déjà le caractère de leurs moteurs. Et sur le Yamaha, pas de surprise, le monocylindre se montre toujours aussi agréable à utiliser. Ses accélérations sont les meilleures. Il s’arrache du feu plus rapidement que le Satelis, scotché, marquant un temps avant de prendre ses tours. Si en reprise il soutient la comparaison avec le X Evo, la montée en régime de ce dernier est moins régulière que sur le Yamaha. Il faut dire que le Piaggio est encore nourri par un carburateur, d’où certainement aussi sa consommation supérieure.

Typé sport, mais polyvalent
Sans une bonne conception, cette mécanique estampillée Yamaha ne pourrait s’apprécier à sa juste valeur. On n’est pas numéro 1 par hasard : de ce point de vue aussi le X-Max est donc bien doté. Son cadre rigide, ses suspensions de qualité et ses roues bien proportionnées (15 pouces à l’avant, 14 pouces à l’arrière), lui assurent une incomparable tenue de route. C’est l’engin qui présente la meilleure prise d’angle. Son ossature est aussi celle qui se rapproche le plus d’une moto, la position de conduite et le centre de gravité placé assez bas et sur l’avant renforcent sa maîtrise. Comme le Satelis, il se balance facilement d’un virage à l’autre quelle que soit l’allure. En revanche, il est un poil moins maniable à basse vitesse. Ceci étant, il se rattrape sur les manoeuvres à l’arrêt, grâce à son angle de braquage à peine supérieur à celui du Peugeot mais bien meilleur que celui du Piaggio. A l’épreuve du quotidien nous l’avons trouvé facile. Sa selle, assez basse, est la plus accessible. Quant à sa capacité d’emport, elle est remarquable. Sa boîte à gants verrouillable est la plus vaste de ce comparatif. Encore un point positif. En revanche, même si Yamaha a retravaillé ses suspensions cette année, il est loin d’être le plus confortable. Bref, à ce moment du match, sans exceller partout, le X Max n’en révèle pas moins un bilan quand même très convaincant. Mais qu’en sera-t-il à l’issue de ce "big comparo" ?
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Mesures Scooter-Station sur un X Max 125 d’essai affichant 400 km au compteur :
Accélération (moyenne des 3 chronométrages) :
de 0 à 100 m : 9’03 sec
de 0 à 50 km/h : 5’46 sec
de 0 à 100 km/h : 22’75 sec
Reprises (moyenne des 3 chronométrages) :
de 50 à 80 km/h : 7’69
de 80 à 100 km/h : 13’07
Pratique :
Rayon de braquage : 3,73 m
Conso de l’essai : 3,5 l/100 km
Vitesse maximale :
112 km/h au chronomètre
122 km/h au compteur
régime maxi constaté : 9 250 tr/min




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