Fort du compact S1 et de l’économique « grand » S2 dont la success-story dure depuis six ans, Daelim abat, avec le S3, la carte du sport-GT haut de gamme. D’abord pressenti sous l’appellation Q2 (c’est son nom en Corée), le S3 se décline chez nous en version Touring et Sporting pour coller aux niches d’un marché GT en pleine expansion et toujours plus exigeant. Avec un surcoût d’à peine 275 €, le Touring que nous avons eu l’occasion d’essayer est pourvu d’un pare-brise montant, d’une jante avant de 14 pouces, d’un dosseret passager et du couplage des freins. Les deux modèles disposent pour le reste du même châssis et d’un moteur identique qui font toute l’actualité !

Simplement élégant
Si les designers n’ont pas joué la finesse extrême, force est de constater que les lignes diablesses du bel S3 sont aussi avant-gardistes, à l’instar du phare xénon encadré par deux feux de position circulaires à diodes. Cette belle et vaste carrosserie dissimule le nouveau cadre ouvert, que trois poutres tubulaires ont pour but de parfaitement rigidifier. Un moteur original y est fixé, par le dessus pour limiter les vibrations. Sur un classique carter de scooter accouplé à une non moins classique transmission automatique, la partie haute provient de la moto 125 Roadwin. Refroidie par eau, disposant de 4 soupapes et d’un double arbre, cette mécanique annoncée pour 15 chevaux promet de belles performances.

Une position soignée, mais…
Avec une assise pilote basse (745 mm pour le Sporting et 762 mm pour le Touring) qui ne laissera personne sur le carreau et le guidon aux branches relevées tombant en mains, on retrouve l’ADN du S2 sur le nouveau venu. Pour le reste, le constructeur a versé dans l’ultramoderne. Ainsi, la clef de contact disparait au profit d’une commande à distance, tandis que l’immense coffre de selle s’entrouvre électriquement (pour plus de détails voir la section "A retenir" en page 2 de cet essai). Quant à la riche planche de bord, bien qu’essentiellement analogique, c’est presque du Star Trek. On trouve rapidement ses marques sur le S3. Bien calé contre le dossier, il est possible d’étendre les pieds sur le plancher entièrement plat en imaginant simplement, qu’en position « Cruising » (jambes allongées), le bout des chaussures pointant nécessairement hors du tablier sera exposé en cas d’intempérie. Mais pour l’instant, il fait sec et le soleil brille.

Technologies de demain
Côtoyer le scooter, télécommande en poche à moins d’1m30, permet de déverrouiller le bloque-guidon en tournant la molette placée sur l’élégante console centrale en alu brossé avant de mettre le contact. La sonorité distillée par le (faux) double silencieux d’échappement est agréable. Le S3 s’élance en douceur : en ville, son excellent rayon de braquage permet de s’immiscer entre les autos sans plus de retenue qu’avec un compact malgré la longueur inhérente au style GT. Et son poids (159 kg à sec), de 18 kg plus élevé que celui du S2, ne se fait pas vraiment sentir tant le centre de gravité est bas. La jante de 14 pouces qui équipe la version Sporting ne handicape pas plus la maniabilité. Dans les rues de nos grandes villes, les inégalités du revêtement mettent pourtant en exergue la fermeté des suspensions (à sa décharge, notre machine était pratiquement neuve) et laisse encore filtrer quelques mouvements oscillants dans le guidon. Au départ des feux, un effet de soulèvement (comme sur les anciennes motos à cardan), curieux mais pas désagréable, se fait sentir. Le S3 y fait jeu égal avec un S2 opposé pour l’occasion et presque avec un X-Max. Son moteur qui se montre ensuite plus brillant que celui refroidi par air du S2, affiche une belle vitalité malgré un manque de rodage évident et un caractère linéaire lissant nécessairement les impressions.

Total maîtrise
Au-dessus de 90 km/h, la bulle haute du S3 Touring s’apprécie à sa juste mesure. Sur route, on s’aperçoit très vite de la rigidité de la partie-cycle tant que de l’absence de vibration. Les grandes courbes avalées sereinement justifient le choix du cadre tri-tubulaire et de la grande roue avant qui garantit stabilité et directivité. Un S3 « Sporting » mettra un peu plus l’accent sur l’agilité dans les virolos. Si la belle valeur de couple ne génère pas d’impression débordante en raison du poids à emmener, il reste évident que le moteur aime prendre ses tours. Sur autoroute, il ne s’en prive pas en affichant crânement 127 km/h compteur (à 9 800 tr/mn). Si l’info paraît optimiste, elle est révélatrice d’une vitesse de pointe facilement accrochée. Dernier point et non des moindres, le freinage couplé des disques avant et arrière se substitue sans mal à l’option d’un ABS (non proposée) tout en restant parfaitement dosable. Le « CBS », comme l’a nommé Honda qui en fut le précurseur, s’avère dans toutes les situations bluffant en matière d’efficacité et confère une stabilité inégalée lors des freinages anglés. Comme précédemment mentionné, la version la plus sportive du S3 se passe de cet atout.

Star en devenir ?
Après une journée passée à son guidon, il ressort que le ramage du Daelim S3 Touring vaut son merveilleux plumage. Digne successeur du S2 qui reste au catalogue, ce scooter réussit autant que ses concurrents en vue à conjuguer confort de conduite et comportement sportif, en mettant l’accent sur la sécurité autant que le paraître. Un bilan globalement positif pour celui qui, à 3 450 € (Touring) et 3 175 € (version Sporting), s’affiche à des tarifs proches des Peugeot Satelis Premium ou Kymco Dink Street, mais entre 750 et 1 075 € de moins que la référence Yamaha X-Max. Seul Sym rase la mise avec un Evo à 3 200 €. Il nous tarde autant qu’à vous d’opposer tout ce beau monde…
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Fiche technique
Note générale :
Lire les avis DAELIM 125 S3 Touring et Sporting sur le Maxitest






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Après avoir sérieusement utilisé des Dealim S2 à carbu puis à injection, je suis passé au S3 dès sa sortie, début 2011. Performances et autonomie en hausse, esthétique plus actuelle, selle passager moins haute, roues plus grandes, anti-démarrage astucieux et toujours un max de place de rangement avec mention spéciale pour le fond plat que j'apprécie beaucoup quand je fais mes courses... Seuls griefs : un rupteur qui limite ma vitesse de pointe à 120 compteur sur l'autoroute alors que le moteur ne demande qu'à prendre des tours et une fourche trop molle qui taper dès que je freine un peu fort. Donc ces inconvénients relatifs ne sont au final pas si graves, car en même temps, ils m'évitent de recevoir trop souvent, une jolie photo de moi avec les compliments de la Préfecture...