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Il va y avoir du sport !

Essai Derbi GP Max 250

Déroutant et tout en contraste, le GP Max se fait aussi rare sur les routes que dans les villes en dépit de ses qualités sportives. Bien qu’exclusive, nous avons aimé cette vision hypersportive du scooter. Olé !
Millésime : 2006
lundi 8 janvier 2007
250 cm3   legende
 
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Images Derbi GP Max 250 Images Derbi GP Max 250
Fonds écran Derbi GP Max 250
Prix Derbi GP Max 250 Prix Derbi GP Max 250


Avec son GP Max (le bien nommé), la marque espagnole reste fidèle à son image sportive. Elle ne fait pas dans la dentelle, mais plutôt dans l’excès : équipement et technologie hauts de gamme se disputent ainsi la part belle sur ce 250 (également décliné en 125). Des solutions racing ayant fait leurs preuves dans le monde de la moto sont ainsi concentrées dans cet athlète en puissance. Ainsi retrouve-t-on sur le GP Max un cadre périmétrique aluminium, un frein avant avec étriers radiaux, une fourche inversée et une géométrie radicale. Ce concentré donne naissance à un "hybride" particulièrement séduisant, quoi que peu raisonable dans l’absolu, qui vient grossir les rangs des scooters hypersports, avec les Peugeot Jet Force et autres Gilera Nexus.

Un nouveau concept : Le scooter passion

Mais qu’est-ce donc que cet engin ? Son poste de conduite hyper compact interdit au pilote de mettre les pieds en avant, et il lui faut courber le dos... Et si l’on considère la fermeté de l’amortissement et de la selle, impossible d’oublier pour l’instant la vocation sportive de l’engin. Le GP Max fait donc plus appel à la passion qu’à la logique cartésienne, et l’on ne manque pas de s’interroger dans un premier temps sur sa vocation ou même sur son utilité réelle. Il suffit pour cela de monter en selle pour le comprendre. Pas facile de grimper à bord de ce « bloc » presque aussi haut que long, et encore moins de trouver sa place à bord si l’on mesure plus d’un mètre quatre-vingt. Les jambes se placent pourtant facilement sur les larges marchepieds, mais le bassin butte contre le dosseret de selle positionné très en avant, et les abdominaux sont rapidement sollicités. Pourtant, dès que l’on commence à rouler, une évidence s’impose : Il va y avoir du sport...

photo Derbi GPMAX 250

Solo recommandé

Ce qui change sur cette version 250 relève bien entendu de la motorisation. Déjà très appréciée lors de l’essai du GP Max 125, cette dernière ne faiblit pas avec sa montée en cylindrée, bien au contraire. Une simple rotation de poignée et vous voilà aux anges, décollant immédiatement à la moindre sollicitation. Oublié le trafic, on se surprend à envisager de belles trajectoires, ou tout simplement à s’évader à son guidon...
Intuitif, le GPMax 250 se guide au bassin ainsi qu’aux chevilles/mollets. Ces derniers serrent les montants du cadre un peu comme sur une moto, mais plus bas. Ces appuis se montrent sains et la position en ressort finalement peu fatigante tant que l’on ne dépasse pas les 90 km/h. La protection du tablier et du petit saute vent s’avère même bonne jusqu’à 110 km/h. Droit comme un « I » (tant pis pour vous) ou en courbant exagérément l’échine, vous atteindrez de toutes façons les 135 km/h maxi (compteur).
Une réactivité sans faille, un moteur particulièrement généreux en sensations qui se renforce à mesure qu’il prend des tours, voilà bien une denrée rare en scooter. D’origine Piaggio, le bloc Leader est ici transformé en boule de nerfs. Associé à une partie cycle courte et pourtant particulièrement stable, on comprend mieux à quoi sert le GPMax : à se faire plaisir, tout simplement. Un plaisir irrationnel, mais intense et toujours présent. D’autant plus que le sportif de Derbi ne fait pas l’impasse sur les aspects pratiques : petite boîte à gants, coffre sous la selle suffisant pour contenir un casque intégral ou les courses du jour, petit vide poche... Pour peu que l’on voyage léger et sans passager, le GPMax est tout à fait adapté au quotidien.

photo Derbi GPMAX 250

Polyvalence et maîtrise

Une fois que l’on s’est habitué à la position de conduite et pour peu que l’on ne recherche pas un scooter très confortable, le GP Max fait merveille. Prévisible et sain dans ses réactions sur petites routes, dans les grandes courbes ou en ville, il semble partout à l’aise. Ses performances le hissent même au premier plan en termes de montée en régime et de vitesse. Sa partie cycle ne redoute ni les allures lentes, ni les rapides.
Particulièrement joueur, il bénéficie d’une excellente garde au sol et d’un freinage sportif. Les deux disques coiffés d’étriers à fixation radiale offrent précision et puissance à mi-levier. A l’arrière, il se montre également facile à doser, même s’il permet encore de bloquer la roue.

photo Derbi GPMAX 250

Sportif, récréatif et addictif

Difficile de ne pas prendre goût à un scooter qui offre une telle prestation. D’autant plus difficile qu’avec son niveau d’équipement et de technologie, il est affiché à 3 490 €. De quoi convertir au scooter plus d’un motard urbain pour qui la protection et le confort importeraient moins que l’efficacité et la performance. S’il n’apparaît pas aussi valorisant ou logeable qu’un Gilera Runner 250, il offre en revanche un meilleur agrément sportif. Son tempérament de champion permettra à son propriétaire de disposer d’un engin réellement original et pertinent pour rouler différemment et vigoureusement.

photo Derbi GPMAX 250

Plus Moins
  • motorisation
  • comportement
  • freinage
  • confort/duo
  • ergonomie radicale
  • pas de béquille latérale

Derbi GP Max 250 : A retenir

Le GP Max 250 utilise la même architecture que son petit frère de 125 cm3, sur laquelle se greffe un moteur de 250 cm3. La batterie trouve une place différente, ce qui libère un petit compartiment sous le coffre dans lequel on peut envisager de placer une trousse à outils ou quelques menus effets.
Le GP Max jouit d’une bonne finition et d’un ajustement soigné des nombreuses pièces de carrosserie. On regrette juste la position des clignotants arrières, exposés aux chocs, et l’absence de réelle poignée pour un bon béquillage (d’autant que le GP Max n’a pas de béquille latérale). La petite anse métallique de la coque arrière se prend en main difficilement, elle servira plus vraisemblablement de point d’accroche pour l’antivol.
Autre particularité notable : les clignotants avant intégrés au carénage sont placés trop près du phare, les rendant peu visible.
L’ensemble est proprement assemblé et l’on regrette juste que le petit saute vent subisse des vibrations importantes, à l’arrêt notamment.

photo Derbi GPMAX 250

Moteur : Sport en stock

Le monocylindre 4 temps de 22 ch. est issu de la gamme Piaggio. Sur la base du bloc Quasar 250, que l’on retrouve également sur le PiaggioX9 250, Derbi est parvenu à configurer un élément qui allie avec brio et simplicité la performance à l’accélération et la vitesse de pointe. Il offre en outre une consommation moyenne de 4,9 l./100 km et une autonomie de 200 km avant réserve compte tenu du réservoir de "seulement" 11 litres.

photo Derbi GPMAX 250

Partie cycle : Court mais bon !

Le cadre périmétrique en aluminium prend certes de la place (notamment en hauteur), mais rigidifie pleinement le scooter et autorise un positionnement bas du centre de gravité. Ceci se montre bénéfique aussi bien lors des phases de circulation lente qu’en action. Léger et stable, le Derbi GP Max se place facilement. Le passager, quant à lui, subit le revers de la sportivité des lignes et de la partie cycle. Assis à l’aplomb de l’amortisseur et sans grande épaisseur de selle ni de quoi se maintenir, il rendra la plupart du temps les armes sur les longs trajets.
L’amortissement est confié à l’avant à une fourche inversée qui travaille aussi bien sur les grosses que les petites contraintes et est suffisamment freinée pour ménager un confort "sportif". Le mono-amortisseur arrière choque visuellement par sa position, mais est placé de manière optimale pour amortir efficacement. Sa fermeté ne l’empêche pas de rester facilement réglable en précontrainte.

Équipement : la totale et un peu plus

On retrouve sur le GP Max 250 : un coffre permettant d’accueillir un casque intégral et une paire de gants, un petit compartiment qui prend la place de la batterie du 125 et peut contenir de petits objets, une boîte à gants avec porte pièces et petit bac, ainsi que deux petits vide-poches latéraux. A noter que leurs "couvercles" de fermeture souple sont peu pratiques à manipuler.

photo Derbi GPMAX 250

L’instrumentation de bord inclut quant à elle : un compte-tours, une jauge à essence précise secondée par un témoin et un décompte kilométrique lors du passage en réserve, une horloge digitale, un partiel et un odomètre. A noter (chose très rare), le compteur de vitesse analogique se montre particulièrement juste. Il ne rend que 4 km/h à la vitesse réelle à vitesse maximum. Attention.
Les commodos sont agréables et l’on dispose d’un appel de phare à l’index mais d’aucun système de warning.

photo Derbi GPMAX 250

 
Crédits :
Par Benoît Lafontaine
 


Fiche technique

Moteur : 244,3 cm3, 4 temps, monocylindre, alésage 72 mm x course 60 mm, refroidi par eau, 1 ACT et 4 soupapes, 1 carburateur, démarreur électrique, transmission automatique par variateur et courroie, démarreur électrique, puissance 22 ch. (16,2 kW) à 8 250 tr/min, couple 2 daN.m à 6 500 tr/min.

Partie cycle : cadre double berceau alu, fourche télescopique inversée diamètre 40 mm AV, mono amortisseur AR, freins AV 2 disques diam. 245mm / étrier radiaux, AR disque diam. 240 mm, pneus AV 120/70 x 14 - AR 140/60 x 14

Gabarit : empattement 1 374 mm, hauteur de selle 800 mm, réservoir 11 litres, poids à sec NC

Performances : vitesse maxi 128 km/h, consommation 5 l./100 km

 

Partageons nos expériences !

En ce moment, 4 avis d'utilisateurs sur cette DERBI GP1 Max 250

Graphique note DERBI GP1 Max 250 Note générale : 8.37
Classement général : 57e / 230
Evolution : 0

  • Vous 9.5
  • Votre essai 7.94
  • Entretien/budget 8.25
  • Pratique 7.5
  • Long terme 8.67
Conclusion maxitest Dernier avis :
Je possède ce Derbi 250 gp1 depuis maintenant 1 an. Je lui est rajouté un vario Malossi Multivar et une ligne Gpr. C'est un vrai régal de scotcher tout le monde aux feux. Il parait être un 50cm3 et paf, aux feu d'après le gars vous demande : "mais c'est quoi ce truc avec un bruit d'enfer", car il a le son d'un 250 cross qui mouline tout le temps. Le vario a vraiment changé la donne en accélération et en reprise c'est le jour et la nuit. Et puis quelle gueule d'enfer ce scooter. A son passage les gens se retourne en se demandant ce que c'est ! Si vous voulez vous amusez avec un truc différent, ce scooter et fait pour vous. Niveau confort par contre, c'est pas fait pour tailler la route pendant des heures, mais là n'est pas son rôle non plus. En espérant que cette avis servira aux futurs acquéreurs.

 
 

 
 

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