Est-là la nouveauté que nous prépare Suzuki pour renouveler son offre en matière de maxiscooter ou bien proposer sa vision du scooter à trois roues ? Pas vraiment, vous l’imaginez. Ce Suzuki Burgman 650 n’est pas l’oeuvre du constructeur nippon, mais plutôt la transformation du célèbre maxiscooter en trike. Réalisé par l’entreprise américaine Motorcycle Voyager (MTC Voyager), cette modification prend pour base le Big Burg, ou le Honda Silverwing 600, auquel un kit vient se greffer sur l’axe de la roue arrière. Vous l’aurez dons compris, ce trike sur base de maxiscooter n’est donc pas vraiment un trois roues, mais plutôt un 4 roues (3 roues à l’arrière) qui peut se conduire, malgré sa cylindrée, sans permis A (moto).
En effet, les trikes disponibles sur le marché français se divisent en deux catégories. La plus connue se compose d’un châssis tubulaire propulsé par une mécanique d’origine automobile qui dépasse parfois les 100 chevaux (ou plus rarement par un gros V-twin d’origine moto type S&S), placée à l’arrière du véhicule. La seconde, qui tend à se développer ces derniers temps, n’est autre qu’une moto sur laquelle on a greffé un train arrière complet. Dans les deux cas, le trike bénéficie du statut de tricycle à moteur, regroupés sous la catégorie L5e de l’article R311-1 du code de la route. Il s’agît alors de véhicules à trois roues symétriques, d’un poids à vide n’excédant pas 1 000 kilogrammes et dont la charge utile, s’il est réservé au transport de personnes, n’excède pas 300 kilogrammes. Ces Trikes, peuvent donc être conduits avec le permis moto A.
Les détenteurs du permis automobile B peuvent accéder à ces véhicules, sur le territoire national, sous plusieurs conditions. A partir du 1er janvier 2011 et sous réserve d’être déjà détenteur du permis B depuis plus de deux ans, ils doivent suivre une formation pratique obligatoire dispensée par un établissement ou une association agréés au titre de l’article L. 213-1 ou L. 213-7. C’est le cas le plus courant. Néanmoins, et c’est plus rare, un détenteur du permis B peut également rouler sur un Trike s’il peut justifier de la pratique de la conduite d’un véhicule de type L5e au cours des cinq années qui précèdent le 1er janvier 2011 par l’intermédiaire d’un document d’assurance couvrant ce type de véhicule.

Déjà utilisé en Italie
On peut commander son kit sur le net. Bien que celui-ci soit assez épuré, le montage relève d’une compétence de mécanicien averti - il en va de votre sécurité. Mais surtout, il faudra refaire passer le véhicule devant les services de la DRIRE. Souvent, vous serez contraint de demander une homologation à titre isolé, laquelle n’est pas évidente à obtenir. Les frais de dossier, suivant les pièces à fournir, peuvent dépasser les 230 € pour au final, être passible d’un refus. Le kit coûte dans les 4 000 dollars chez MTC Voyager et permet de conserver la transmission de série du scooter. La largeur devient conséquente, mais on ne pose plus les pieds à terre, comme sur un vrai trike moto. Original, ce système est en cours d’homologation en France, mais on nous dit que les choses devraient peut-être bouger, dans la mesure où une entreprise italienne - Dal Bo Mobility, qui enrichit le kit de suspensions additionnelles - l’a déjà homologué en Italie. Un utilisateur handicapé, Pietro Rosenwirth, s’en est d’ailleurs servit dans divers roadtrips à travers l’Europe, afin de promouvoir la diffusion des valeurs de non-violence et de non-discrimination (Mouvement Humaniste). Nous vous invitons à aller faire un tour sur son site, Handytrike.eu, pour vous tenir informés de ses différents périples, mais aussi admirer sa magnifique machine.






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