... Comme Vespa chez Piaggio, Scarabeo est une marque autonome chez Aprilia. Toute la gamme, du 50 au 500 cm3, doit son succès aux incomparables lignes néo-classiques et aux grandes roues qui lui confèrent un look à part. Le nouveau 500 reste fidèle à ce style Scarabeo, mais offre des solutions nouvelles pour rendre la vie à bord plus agréable.
Le plus gros handicap d’un scooter à grandes roues, on le sait, concerne le peu de rangement qu’il offre. Or, malgré ses dimensions compactes et ses grandes roues de 16 pouces à l’avant et 14 pouces à l’arrière, le nouveau Scarabeo 500 offre un coffre sous la selle nettement plus vaste que celui de l’ancien modèle... et pour cause ! Cet équipement était absent jusqu’alors sur l’ancien haut de gamme de la marque. Profond de 15 cm, ce nouveau compartiment peut donc recevoir un casque et une combinaison de pluie ou encore une petite valise au format A3. Rien de révolutionnaire en apparence, mais un record en tout cas sur un scooter à grandes roues ! Malgré tout, le top case de 45 litres, proposé en option, reste à notre avis indispensable pour éviter un sac à dos ou partir en voyage. Une autre particularité de ce scooter est l’antivol de type automobile proposé en série : un système qui, en cas d’effraction, bloque l’électronique du moteur et actionne une sirène de forte intensité. Le système s’enclenche 50 secondes après avoir retiré la clé de contact ou actionné sa télécommande, la même qui sert à ouvrir la selle. Coté protection enfin, au moins en ce qui concerne les "originalités" du Scarabeo, il est important de signaler un pare-brise en deux parties que l’on peut régler manuellement par l’intermédiaire d’un mécanisme coulissant.
Les aspects pratiques en ligne de mire
Par rapport à l’ancienne version, le Scarabeo 500 s’en distingue à première vue par une ligne nettement plus fine, même s’il garde les traits qui caractérisent le style maison. Plus proche d’un 250 cm3 que d’un maxi scooter, il apparaît presque plus abordable aux conducteurs peu expérimentés et laisse surtout deviner une plus grande agilité en milieu urbain. Il faut dire que le rapport poids/puissance annoncé par le constructeur (189 kg à sec pour 39 ch. à 7 500 tr/min) se révèle, au moins sur le papier, le plus intéressant de la catégorie. Le moteur, un monocylindre d’origine Piaggio, a été remanié coté alimentation (elle se fait par injection électronique) pour répondre aux normes Euro3 et dispose d’un arbre d’équilibrage pour réduire les vibrations. La partie cycle quant à elle est modifiée de manière radicale jusque dans les moindres détails, et dans l’ensemble se montre plus compacte que la précédente version.
Sur route, grâce à son poids et ses dimensions relativement réduits pour la cylindrée, le Scarabeo 500 fait preuve de beaucoup de vivacité et se révèle bien plus stable qu’auparavant à haute vitesse. Mais c’est surtout lorsque l’on rentre en virage qu’il se comporte de manière plus précise et rassurante. Certes, comme la plus grande partie des scooters à grandes roues, la direction a toujours un peu tendance "à tomber" (particulièrement dans les ronds-points), mais dans l’ensemble le train avant s’avère plus rigide et le travail des suspensions plus efficace.
Juste ce qu’il faut de poids et de puissance
Les accélérations sont quant à elles consistantes et que ce soit au départ d’un feu rouge ou lors d’un dépassement d’un véhicule, le Scarabeo affiche bien l’opulence de sa cylindrée, y compris en duo. Sans hésitations ni vibrations, ce moteur vous amène sans souci à une vitesse supérieure à 150 km/h... largement suffisante pour une utilisation citadine ou sur grande route ! À cette vitesse, la seule chose un peu gênante à notre sens, concerne le bruit relativement élevé de l’ensemble moteur/transmission ainsi qu’une protection du bas du corps encore perfectible. La position de conduite est bonne malgré l’unique emplacement pour les pieds, tout comme l’ergonomie des commandes et le confort en général. La hauteur de selle de seulement 780 mm conviendra à la plupart des gabarits alors que placer le Scarabeo sur sa béquille centrale est d’une facilité extrême (même un enfant y arrive !). À signaler toutefois au chapitre de la finition, acceptable dans l’ensemble, une serrure de selle qui avait du mal à se fermer sur bon nombre de modèles d’essai. Le freinage, composé de trois disques, est de type intégral, le levier de gauche actionnant les étriers avant et arrière, celui de droite uniquement le deuxième étrier avant. Assez mordant au début et même très efficace en utilisation normale, il a en revanche tendance à perdre un peu de son efficience en utilisation intensive.
Presque unique
Le Scarabeo 500 est un des rares scooters de grosse cylindrée équipé de grandes roues, avec les avantages et les inconvénients inhérents à ce type de véhicules. Stable et confortable, il affiche aussi un poids et un gabarit relativement contenus par rapport à celui de son devancier, ce qui n’est pas sans intérêt en ville. La disponibilité du moteur, la bonne autonomie et le sérieux de la partie cycle permettent ainsi de voyager en toute sérénité. Son rival direct est bien évidemment le Piaggio Beverly 500, mais l’arrivée sur le marché du 400 cm3 de ce même modèle risque de bouleverser les cartes, particulièrement au niveau de l’assurance. Avec un prix de vente inférieur à 6 000 €, le Scarabeo reste toutefois une bonne affaire face aux gros scooters GT. Il ne lui manque plus qu’un freinage ABS...
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Aprilia 500 Scarabeo : A retenir
Scooter à grandes roues, le Scarabeo 500 soigne particulièrement la répartition des masses et se veut léger et maniable pour favoriser la tenue de route et la maniabilité dans le trafic urbain. Avec un gabarit plus proche d’un 250 cm3, il devient le plus léger de sa catégorie. Simple de conception et respectant le style de la famille Scarabeo, il possède une bonne ergonomie et se révèle assez facile à conduire. Le prix de vente, sans être vraiment économique, reste accessible.
Moteur
Le monocylindre d’origine Piaggio est alimenté par injection électronique et passe l’homologation Euro 3. Doté d’un arbre à cames en tête et refroidi par eau, il délivre une puissance maxi de 29 kW à 7 500 tr/mn ainsi qu’un couple de 4,3 daN.m à 5 500 tr/min. Le rapport poids/puissance de ce scooter Aprilia de l’ordre des 6,55 kg/kW se révèle donc intéressant. Pour atténuer les vibrations typiques d’un moteur monocylindre, on note la présence d’un contre arbre d’équilibrage.
Partie cycle
Le cadre en acier garde la structure de la version précédente, renforcée pour l’occasion à différents niveaux. Les suspensions aussi ont été revues et l’on retrouve une fourche hydraulique de diam. 40 mm et deux amortisseurs à l’arrière avec précharge des ressorts réglables en quatre positions. Le système de freinage est de type "intégral" avec le levier de gauche qui actionne le disque arrière et un disque à l’avant. Ce système est équipé d’un répartiteur qui retarde le freinage entre les deux disques. Le levier de droite actionne lui un disque à l’avant.
Équipement
Le tableau de bord, digital et analogique, se montre simple et lisible. Outre les indicateurs de vitesse et kilométrage, on retrouve une montre et un indicateur de niveau d’essence. Le pare-brise est réglable et le top case en option se place sur le porte-paquets qui accueille aussi des poignées de maintien pour le passager. Un antivol électronique de type automobile est proposé en série.
Pratique :
Prix : moins de 6 000 €Disponible en concession en mai, garantie deux ans, pièces et main-d’œuvre
Coloris Gris shop, Beige pearly, Noir coffee
Accessoires constructeur :



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Infos pratiques


Fiche technique






