Pour cet ultime affrontement, nous vous avions promis une confrontation entre les 7ème, 8ème et 9ème ventes nationales de la catégorie GT. Le Kymco Dink Street (8ème) et le Yamaha Majesty (9ème) sont bien présents, mais finalement le Jonway JS ou Aztral 125 (7ème) manque à l’appel. Après nous avoir promis un modèle d’essai de cet engin vendu par Road Bike, Norauto, Scarabus et bien d’autres enseignes sur la toile, nos interlocuteurs nous ont fait faux bon... Y aurait-il un souci avec ce GT 100% chinois ? Impossible de le vérifier pour le moment. Du coup, l’engin est le grand absent de ce dernier volet. Mais rassurez-vous, le match que nous vous avons concocté conserve tout son sens car le Yamaha et le Kymco se talonnent au niveau des ventes (1 801 Dink Street se sont échangés en 2009, contre 1 711 Majesty), mais diffèrent radicalement dans leur approche.

Irrésistible attraction
Kymco Dink Street 125 i, dévoué et pétri de qualité
Face au Yamaha Majesty certes restylé en 2007, mais dont le modèle original remonte à 1998, le Kymco souligne sa modernité. Dans l’air du temps, ses lignes contemporaines sont pleines de charme et son identité remarquablement soulignée par un faciès réussi. Le gabarit valorisant pousse à s’installer sur une assise large et confortable. La prise en main est rassurante, grâce à la bonne largeur du guidon, mais ce dernier est placé un poil trop haut pour que la visibilité de la planche de bord soit optimale, en particulier pour les pilotes "petits modèles". C’est bien dommage, car cette instrumentation est agréable à contempler. Elle s’organie autour de deux compteurs, un pour la vitesse, l’autre pour le régime moteur. Ces cadrans analogiques entourent un bloc digital auquel ne manque qu’un indicateur de température extérieure pour tutoyer la perfection. Quant aux aspects pratiques, ils sont ici beaucoup plus nombreux que sur le Majesty. Le coffre du taïwanais est éclairé et son capot est monté sur vérin hydraulique. Son grand volume permet d’y ranger un casque intégral, ainsi qu’un jet à écran de bonne taille. Le Kymco est également équipé d’un support de top-case.

Un comportement exemplaire
En ordre de marche, le DS joue dans la cour des grands. Il faut dire que ce GT est particulièrement bien construit. Comme nous avons pu le vérifier sur le modèle doté d’un moteur de 300 cm3, le châssis est taillé pour encaisser une puissance nettement supérieure aux 14,9 ch du bloc 125 cm3. La tenue de route est particulièrement rassurante à haute vitesse, contrairement au Majesty, plus instable à ces rythmes soutenus. Afin que ce Kymco conserve une certaine maniabilité en ville, à la roue avant de 14 pouces est adjointe une autre roue de 13 pouces à l’arrière. Question freinage, le système à disques est mordant et assez facile à doser. Il rassure et permet au pilote de jouir sans arrière-pensée de la bonne mécanique du Kymco. Les mesures que nous avons effectuées ont démontré la grande régularité de cette mécanique, sur toute sa plage d’exploitation. Le système à injection électronique apporte également plus de souplesse... ce qui n’est pas le cas sur le Yamaha, beaucoup plus brusque.
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Mesures Scooter-Station sur un Kymco Dink Street 125 i de concessionnaire affichant 8 825 km au compteur :
Accélération (moyenne des 3 chronométrages) :
de 0 à 100 m : 9’85 sec
de 0 à 50 km/h : 6’57 sec
de 0 à 100 km/h : 25’57 sec
Reprises (moyenne des 3 chronométrages) :
de 50 à 80 km/h : 8’37
de 80 à 100 km/h : 12’62
Pratique :
Rayon de braquage : 3,65 m
Conso de l’essai : 4,2 l/100 km
Vitesse maximale :
108 km/h au chronomètre
119 km/h au compteur
régime maxi constaté : 10 000 tr/min, mais le compte-tours ne va pas au-delà et ce régime est atteint 5 km/h avant la vitesse maximale




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