Le marché français des ventes de scooters est dominé par les GT : polyvalents, ces modèles doivent pouvoir affronter dans de bonnes conditions les trajets urbains et routiers. Volumineux, plutôt lourds (aux alentours des 150 kg), équipés pour les intempéries, ils se négocient, pour les moins chers, à partir de 2 590 € et culminent à 4 999 € - comme pour le Piaggio MP3 125. Mais si vous désirez vous servir de votre scooter uniquement en ville, ces deux-roues ne sont pas forcément les meilleurs. Les constructeurs proposent donc dans leurs gammes d’autres produits, fondés sur une philosophie différente du deux-roues et d’un gabarit plus maniable : les scooters urbains. La référence dans ce domaine, à la fois historique et esthétique, c’est la Vespa. Rappelez-vous "La Dolce Vita" et Marcello Mastroianni dans la Rome des années 50 ! Malheureusement, aujourd’hui, les Italiens Vespa 125 LX (3 549 €) ou 125 GTS (4 299 €) sont chers. Pour rouler rétro sans se ruiner on peut toujours opter pour la "Dolce Asia" en provenance de Taïwan. Le Sym Mio 100, à 1 849 €, ou le Kymco Like à 1 799 € forment les dignes représentants de l’ile asiatique.

Un Mio très féminin
Le Mio 100 se montre immédiatement attachant. Son gabarit de 50 cm3, ses lignes appartenant aux 50’s ou les couleurs proposées le destinent plutôt à un public féminin. L’esthétique a été travaillée dans le détail. Les commandes sont galbées, les poignées creusées pour les doigts, quant au bloc compteur tout en rondeur, il s’intègre parfaitement aux lignes soignées de la face avant. Sur cet accessoire, pas de fioritures du côté des informations : pas de compte-tours, ni d’horloge ou de trip partiel. On notera tout de même trois couleurs différentes d’éclairage du compteur à chaque allumage des feux et un bouton pour l’ouverture de la selle. Les petits rétros chromés offrent une bonne vision, tandis que le plancher plat permet de trouver facilement sa position de conduite (en tout cas, pour les moins d’1,75 m ...). L’accroche-sac sur le montant de la colonne de direction, entre les genoux, se révèle fort pratique pour sécuriser l’emport d’un bagage à main. La selle est très basse (710 mm), plutôt accueillante, mais courte, limitant les duos au dépannage, comme l’indiquent les repose-pieds passagers dépliables. N’oublions pas le kick pour les matins difficiles. A noter, une béquille latérale à retour automatique qui peut s’avérer traitre lors des stationnements. Il vaut donc mieux utiliser la béquille centrale.

Le Kymco est plus accueillant
Le Kymco Like 125 joue la même carte esthétique, mais avec un gabarit plus volumineux, il permet aux pilotes plus grands de se trouver à l’aise. A l’aise, mais pas forcément confortablement assis car la selle est assez dure. Le plancher plat offre une place suffisante pour les jambes, à condition de les replier au pied de la selle. Le Like est un peu mieux équipé que le Mio : il possède une horloge digitale au compteur, un vide-poche à clé intégrant une prise 12 v et des repose-pieds passagers escamotables qui s’ouvrent par bouton poussoir. La béquille latérale à retour automatique, comme sur le Sym, est pénible. Si la finition et l’esthétique sont en retrait par rapport au Mio 100, la selle plus grande autorisera plus facilement les duos. Enfin, détail important au quotidien et ce pour les deux scooters, la faible capacité du coffre ne permet d’accueillir qu’un casque jet. Le Sym comme le Kymco proposent une plus grande capacité de rangement avec des top-case adaptables. Sur le Like, on le trouve de série, malheureusement, il est de piètre qualité. Une fois installé, l’accessoire optionnel du catalogue Sym destiné au Mio gêne l’ouverture du bouchon du réservoir placé à l’arrière de selle. Le bon vieux sac à dos sera donc encore nécessaire. En résumé, les deux scooters venus d’Orient proposent suffisamment de confort et d’aspects pratiques pour les périples urbains, mais l’absence de protection et la position de conduite n’autorisent qu’exceptionnellement les propriétaires à s’éloigner des villes.


Faciles et efficaces en ville
La force de ces deux scooters réside dans leur aptitude à circuler efficacement en ville. Leur gabarit réduit, leur poids léger, 87,5 kg pour le Mio 100 et 110 kg pour le Like, permettent de les conduire quasiment comme des vélos. A ce petit jeu, le Sym est un véritable régal. Il se faufile entre les files de voitures avec une aisance rare, son rayon de braquage permet de faire demi-tour presque sur place et béquiller ce poids plume ne pose aucun problème. Mieux encore, son faible gabarit autorise des performances mécaniques bluffantes : 7 s au 50 m départ/arrêté, jusqu’à 60 km/h et des reprises de 50 à 80 km/h en 15 s, voilà de quoi surprendre des scooters plus imposants. Le freinage n’est pas d’un mordant redoutable, mais il demeure facile à doser. Il s’avère tout de même un peu juste en cas d’excès d’optimisme. Le Kymco offre les mêmes arguments. L’engin bénéficie d’un rapport poids-puissance avantageux. Plus lourd, il se fait dépasser par le Mio 100 aux départs arrêtés, toutefois il ne se laisse pas distancer de beaucoup et reprend finalement l’avantage dès 65 km/h. Là encore, il se montre bien plus vif que bon nombre de scooters 125 de même gabarit. Lui aussi est agile entre les files de voitures, grâce à un rayon de braquage adapté et à son faible empattement. Le freinage, moins progressif que sur le Mio, s’avère tout de même plus mordant, ce qui nécessitera un temps d’adaptation plus long, mais offrira alors davantage de sérénité sous la pluie.

Les limites de la légèreté
Si ces deux scooters se montrent faciles à conduire en ville, ailleurs ils sont quand même pas mal limités. La légèreté des partie-cycles ne va pas dans le sens d’une bonne tenue de route à plus haute vitesse. Les deux fourches s’avèrent floues en roulant au-delà des 70 km/h, mais sans se montrer inquiétantes non plus. De même, les suspensions se révèlent justes pour amortir les soubresauts dus aux mauvais revêtements, surtout au-delà des 60 km/h et là encore le faible poids n’aide pas à stabiliser le scooter. Le Sym est donc ici le plus pénalisé. Plus léger, il est également équipé de roues plus petites de 10 pouces alors que le Like possède des 12 pouces. La tenue de cap du Like est donc plus sérieuse, lui conférant alors un peu plus de polyvalence qu’à son compatriote. Enfin, grâce à son moteur de 125 cm3 (contre 100 cm3 sur le Sym), son allonge et surtout ses reprises sont supérieures. Cela n’est pas suffisant pour le faire évoluer en toute quiétude sur voie rapide. Néanmoins, sur les périphériques limités à 80 km/h, c’est tout de même plus rassurant de doubler lorsque l’on dispose d’une marge supérieure à la poignée.



Plus de thèmes





Infos pratiques

Fiche technique







Votre annonce gratuite sur Scooter-Station !





