Le scooter vintage est indémodable. Pléthore d’authentiques Vespa des 70’s aux 80’s continuent de faire le bonheur quotidien de leurs propriétaires, souvent citadins... et un rien bricoleurs, il faut bien l’admettre. Les millésimes de la décennie suivantes se comptent par milliers. Toutefois, à ces modèles originaux, des versions néo-rétro en provenance d’Asie ont largement été plébiscités ses dernières années. Ultra tendance, le style rétro fait mouche, mais avec la démocratisation du scoot’, les utilisateurs(trices) ont plus facilement succombé aux productions estampillées Sym ou Kymco par exemple - des machines modernes, moins onéreuses et plus abouties du point de vue dynamique, dissimulées sous des plastiques à la saveur "oldies".
Face au succès que la catégorie rencontre, Vespa qui tient toujours une position d’importance sur le segment vintage haut de gamme, ressort la mythique PX. A peine dépoussiérée par une ultime mise aux dernières normes environnementales, la Vespa à vitesses et moteur 2-temps revient sur les devants de la scène pour reprendre une place laissée (un temps) à son clone indien, la LML Star. Cette dernière y a rencontré un certain succès, d’autant plus que la Star est également proposée avec une motorisation 4-temps (moins d’entretien, moins de bruit...). Pour les amoureux du genre, que vaut cette PX "up to date" face à une LML Star 4 justement ? Et face à une "moderne" S 125ie qui affiche fièrement son appartenance au passé ?Retrouve-t-on les mêmes sensations ? Au quotidien, laquelle de ces trois machines apporte pleine satisfaction ? Pour répondre à ces questions - et vous guider à l’heure du choix - Scooter-Station vous propose ce comparatif de saison entre une Vespa PX du renouveau (en rouge sur les photos), une LML Star 4 RS (orange) et une Vespa S Sport (gris titane mat). Casques bol vissés, en selle !

Le mythe de la guêpe perdure
Vespa PX 125 2011 : Irrésistible attraction
On a beau savoir que la Vespa et la LML sortent du même moule, la PX semble légèrement mieux finie que sa copie indienne. La qualité de l’acier, la peinture ou l’ajustement des carénages sont un ton au-dessus. Déposer (puis remonter) les ailes pour accéder au moteur - côté droit - ou à la roue de secours - côté gauche - est plus simple sur l’italienne. Le choix de certains accessoires est également différent. La forme de la selle de la PX offre un meilleur confort et son cuir est d’une qualité supérieure. Le tableau de bord est également plus agréable sur l’italienne, comme le maniement de sa boîte à gants. Mais de ce point de vue, face à la Vespa S, la PX est immanquablement moins bien conçue. Moderne, la S dispose certes d’un gabarit moins valorisant, mais la qualité de ses accessoires, de sa planche de bord, de son assise ou la présence d’un coffre sous sa selle mettent ici tous le monde d’accord. Si l’on ne tombe pas sous le charme légendaire de la Vespa PX ou de son clone, la raison fait immanquablement pencher la balance du côté de la S.

Une machine d’expert
L’ergonomie de la PX et de la LML sont identiques. En revanche, le maniement de la poignée gauche (embrayage) diffère. Sur du velours, les 4 vitesses de la LML passent sans accrocher, sans que l’on saute le moindre rapport. La commande fait preuve de douceur et l’on tourne facilement la poignée pour engager chaque rapport. La boîte de la PX demande plus de précision.
Ce système de passage des vitesses est unique sur un scooter. Pour beaucoup, il marque l’originalité du modèle et permet même de jouer du frein moteur en rétrogradant. Mais pour d’autres moins aguerris, il constitue une réelle contrainte. Ceci est encore plus vrai que le frein arrière n’est pas situé au levier gauche (devenu levier d’embrayage), mais à la manière d’un Piaggio MP3 LT, est installé sur le plancher. Doser cet accessoire s’avère donc difficile. La Vespa S Sport ne s’encombre pas de cette technologie d’un autre temps. Scooter moderne, son moteur s’exploite instantanément et son freinage, plus sûr, se maîtrise des deux mains.

Dépolluée, mais pas la plus performante
Bien que dotées de motorisations différentes (2T pour la Vespa, 4T pour la LML), les performances de ces deux "mamies" sont comparables. On note tout de même un léger plus sonore côté Vespa. Toutefois le passage aux normes Euro 3 l’a beaucoup adoucie (muselée ?) sur cette version 2011. Démarrages, montées en régime où reprises, PX et Star RS se tiennent dans un mouchoir de poche. Certainement en raison de son poids plus léger (- 10,4 kg), la PX mène d’un cheveu les débats, mais quoi qu’il en soit, elle rend la main face au performant moteur Leader injecté de la Vespa S. Côté consommation, le 2T de cette PX s’est montré le plus glouton de ce comparatif. Il s’abreuve de 4,21 l/100 km, ce qui reste raisonnable, mais c’est tout de même moins bien que la S (3,72 l/100 km) et surtout que la LML (3,63 l/100 km). La mythique italienne est donc plus chère à l’achat (+ 540€) que la LML, moins économique à l’usage, mais aussi moins bien équipée. Sauf raisons passionnelles de vouloir absolument prendre le guidon de la VRAIE PX, eu égard à son tarif de vente (3 390 €) cette Vespa apparait moins intéressante que la LML.
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Mesures Scooter-Station sur le Vespa PX 125 2011




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