Dès sa sortie en 2007, le GP 800 s’est présenté comme le premier engin à pouvoir réellement faire de l’ombre au performant TMAX. Mais pour ne pas commettre la même erreur qu’avec son Nexus 500, Gilera a opté pour la politique du "plus, c’est mieux" : plus de cylindrée (839,3 cm3 contre 499 cm3), donc plus de puissance (75 chevaux contre 43,5), mais à prix comparable. Voir même moins cher aujourd’hui puisque l’engin est affiché à 9 599€ (9 779€ pour le coloris Centenario) contre 10 099€ pour le Yamaha (10 499€ avec l’ABS). Et cela a payé la première année. Certes, le roi TMAX n’a pas été destitué, son trône est trop solidement ancré, mais Gilera n’a pas eu à rougir des ventes de son GP 800. 921 scooters avaient alors trouvé propriétaire. Un bon début qui s’est un peu modéré sur l’exercice 2009, où cette fois seuls 555 modèles se sont échangés. Ce chiffre n’est pas dramatique, mais à la vue des qualités de ce GP 800 et de l’ambition du constructeur italien, l’engin mériterait un succès plus franc. D’où la série de petites modifications, ou de bonifications, présentées sur le millésime 2010. Et comme en face on a également remis le TMAX au goût du jour ( (essai Yamaha TMAX White MAX), le Gilera passe à la teinte blanche et se pare d’une finition mêlant plusieurs nuances de noir.

Blanc "Fusion" à profusion
Le design du Gilera GP 800 conjugue harmonieusement la sobriété à la sportivité. Cette nouvelle livrée se veut toutefois plus marquée visuellement, car l’image racée du maxi scooter est renforcée par l’adoption d’une couleur blanche, très tendance. On perçoit davantage les formes de la bête et sa partie cycle est davantage mise en valeur grâce au coloris noir mat qui s’installe sur le bras oscillant et les fourreaux de fourche. Les jantes recouvertes d’une peinture noire brillante étincellent. On admire les disques aux frettes dorées, puis c’est sur le poste de pilotage que l’oeil s’arrête. Autour du guidon arborant le logo Centenario, le blanc s’installe sur l’embase qui entoure le cintre. Et là où l’ancien modèle arborait des coques à l’aspect granuleux, le nouveau se pare de plastiques brillants plus luxueux. Ces belles matières répondent également aux structures qui entourent le pont. Installé sur la selle (qui,elle, n’a pas évolué), l’impression de qualité est encore plus frappante qu’auparavant.

Toutes options
Le vaisseau amiral du constructeur italien est un engin sophistiqué. Outre sa conception originale qui la place entre le monde de la moto et celui du scooter, le GP 800 s’apprécie pour ses équipements haut de gamme. Dans ce registre, on note tout d’abord sa bulle réglable, qui monte ou descend d’une simple pichenette opérée sur un bouton du commodo droit. Evolution cette année, ce pare-brise est dorénavant fumé. Avec son frein de parking et ses deux béquilles, le maxiscooter est facile à garer. Côté aspects pratiques, il se modernise en adoptant un vérin d’ouverture de selle. Cette ouverture est même facilitée grâce à un bouton qui apparaît à côté du contacteur. Sous cette assise, le coffre, capable d’engloutir un casque intégral, est le même, à l’exception d’une meilleure finition puisqu’une protection en néoprène s’installe sur son fond. Voilà pour les améliorations. Une ultime retouche du modèle concerne ses rétroviseurs : ils ont été légèrement rehaussés afin qu’ils ne heurtent plus le guidon lors des braquages.

Sans ABS ni boîte à gants
Pour le reste, cette arbalète demeure inchangée. Le Gilera est toujours aussi efficace. A son guidon nous retrouvons les sensations que nous avions connue il y a deux ans lors de sa présentation (lire l’essai sur Scooter-Station). La mécanique foudroyante agit comme un propulseur qui vous amène à plus de 200 km/h sans crier gare. Le châssis typé moto encaisse la puissance et offre une remarquable tenue de route. Certes, il est toujours aussi lourd et demande de la poigne pour le placer en courbe. Toutefois, son freinage est puissant et le combiné d’amortisseurs est bien étudié. Techniquement, il n’y a toujours rien à redire à ce sujet. Par contre, quitte à le faire évoluer, pourquoi ne pas l’avoir doté d’un système ABS comme on peut le voir sur son adversaire nippon ? Comme l’engin pèse 245 kg (et vaut presque 10 000€), l’option eut été bienvenue. On déplore aussi sa capacité d’emport, qui aurait pu être optimisée par l’ajout d’une boîte à gants placée dans le capotage de son tablier. Et que dire de l’absence de warning ? Dommage que Gilera n’y ait pas pensé cette année. Mais reconnaissons tout de même que pour maintenir son prix bien en-dessous des 10 000€, le constructeur ne pouvait faire autrement. Un parti pris qui n’est pas celui de son concurrent Yamaha.
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Note générale :
Lire les avis GILERA GP 800 sur le Maxitest
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