Depuis deux ans, Peugeot ne disposait plus de GT compact au sein de sa gamme, l’Elystar (dépassé ?) ayant tiré sa révérence en 2009. Dans la famille 125 des scooters classiques frappés de l’emblématique lion sochalien, manquait donc une référence entre le Vivacity et le Satelis. Le CityStar vient combler cette lacune. Mais plutôt que de simplement occuper un terrain laissé vacant par l’Elystar, Peugeot réhausse la qualité de son produit, tout en conservant sa philosophie. Le but est de proposer à son coeur de cible (principalement des hommes entre 35 et 40 ans, citadins, appartenant à la catégorie des CSP moyennes et supérieures) un "petit" véhicule de Grand Tourisme, moins onéreux que les véritables GT du marché. Les aspects pratiques et la tenue de route de cette alternative doivent se situer un bon cran au-dessus des petits scooters, par ailleurs moins bien équipés et handicapés sur les grands axes. Le CityStar qui nous est présenté aujourd’hui possède déjà un style et un design incontestablement plus actuels que l’Elystar. L’engin est séduisant, mais pour autant, retrouvent-on l’agrément que l’on nous promettait sur le plan dynamique ?

Bonne allonge, mais peu véloce en reprise
En termes d’ergonomie, on retrouve sur le CityStar le même type d’agencement que sur l’Elystar. La selle demeure toujours haute (795 mm) et sa largeur oblige les moins de 1,70 m à jouer des pointes de pieds pour se maintenir à l’arrêt. Au plancher, il y a de la place, même pour les grandes pointures. En revanche, on ne peut étendre les jambes et adopter une position "relax", comme cela se pratique généralement sur la catégorie GT. Sur le CityStar le position de conduite est droite, mais elle nous apparait au final peu fatigante grâce au bon positionnement du guidon. La prise en main des commandes est évidente et la lisibilité de la planche de bord parfaite.
Pas de kick pour lancer la mécanique : ce nouveau scooter disposant d’un monocylindre injecté, c’est avec la pouce droit porté sur le bouton du démarreur que l’on réveille son moteur. Peu bruyant, il se montre également peu vigoureux au démarrage. Comme le Satelis, force est de constater que le CityStar n’est pas le premier à décoller au feu. L’engin se rattrape par la suite en fournissant une accélération progressive et linéaire. Nous déplorons un certain manque de panache en reprise. Non pas aux allures citadines, où il répond toujours présent, mais plutôt lorsqu’il faut relancer la machine à 70 ou à 90 km/h, des paliers clés pour dépasser sur voie rapide. En revanche sur ce même type de route, son allonge est un atout. Sur notre modèle d’essai, nous avons relevé une vitesse de pointe proche des 125 km/h au compteur, soit 113 km/h réels.

Tenue de route digne de la catégorie GT
En termes de protection, la bulle commence à perdre de son efficacité passés les 60 km/h. Cela étant mener le Citystar à vitesse élevée n’est pas pour autant inconfortable. Il faut dire que le pilote est bien installé et que les suspensions font preuve de progressivité. Le CityStar jouit d’une tenue de route remarquable et apparaît rassurant sur l’angle. Cette vivacité dans les changements rapides de direction et cette stabilité en virage, le nouveau Peugeot le doit aussi à ses roues de 13 pouces chaussées de pneumatiques haut de gamme. Le GT compact se dote en effet de Michelin Pilot Sport, des pneus à gomme assez tendre, déclinés ici dans des tailles spécifiques, avec un pneu avant étroit (= agilité) et quasiment un taille basse à l’arrière.
Il n’y pas d’assistance au freinage sur le CityStar millésime 2011 (il faudra attendre 2012 pour se voir proposer l’option). Pas de freinage couplé ni d’ABS donc, mais un ensemble mordant... et peu progressif à l’avant. Du coup, en sollicitant un peu fort le levier, la fourche plonge et révèle son défaut majeur : une certaine mollesse doublée d’un léger manque de frein en décompression. En mode sport, cela se ressent lorsque l’on attrape les freins avant d’entrer en virage, mais dans 95% des cas, cela n’a aucune incidence sur la conduite.

Il y a de l’Elystar dans ce CityStar
A l’aise sur les voies rapides et les petites routes sinueuses du sud de la France, nous rentrons maintenant en ville pour juger du comportement de ce mini-GT en milieu urbain. Cette présentation étant organisée à Saint-Tropez, les petites rues pavées du centre de la cité vont constituer un cadre idéal pour jauger la maniabilité du scooter. Dans ces conditions, dès les premiers tours de roues, un constat s’impose : il y a de l’Elystar dans ce Citystar. Le scooter braque à 45°. Léger, peu large, doté d’un empattement court et d’une bonne motricité, il s’emmène instinctivement et se faufile sans mal. Plus vivable dans l’exercice que les classiques GT (Peugeot Satelis, Yamaha X-Max, Suzuki Burgman, Honda S-Wing...), plus accessible également, il se montre toutefois un peu moins pratique que ces Pullman sur deux-roues. Toutefois, ses prestations sont honorables puisque l’on peut mettre deux casques (un intégral et un jet) dans son coffre. Il y a beaucoup de place au plancher pour éventuellement y poser quelques sacs, solidement arrimés grâce au crochet du tablier. Le CityStar est également équipé d’un vide-poche spacieux pouvant accueillir une bouteille d’eau d’un litre. Deux béquilles permettent de convenablement le garer. Enfin contre le vol, le CityStar est équipé d’une clé à transpondeur. Belle dotation !

Bilan : Best-seller en vue !
Avec le CityStar 125i, Peugeot vise juste. Si ce GT compact ne peut fournir les mêmes prestations qu’un véritable GT, il en offre énormément sur son créneau. Il est pratique, dispose d’indéniables qualités dynamiques et d’un équipement haut de gamme (tableau de bord, phares halogènes...). Son look pourrait prêter à discussion, en particulier au niveau de sa face avant. Toutefois, ce GT compact signé Peugeot est bien plus cossu et valorisant que feu son prédécesseur Elystar. Sa fabrication est irréprochable et le design d’inspiration automobile parfaitement dans l’air du temps. Nul doute qu’il plaira, d’autant plus que son prix d’achat nous semble judicieusement placé : 2 990 €. Sa faible consommation (annoncée à 3,5 li./100 km) est un autre argument allant dans ce sens.
Ainsi, le Citystar remet la catégorie des GT compacts au goût du jour. Dans le contexte actuel de densification des centres et surtout de flambée du prix des carburants, cette famille (anciennement dominée par le Yamaha Majesty 125, qui a disparu cette année) pourrait être LA catégorie d’avenir. Dès lors, La nouvelle Star des villes pourrait particulièrement bien porter son nom.
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Note générale :
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Je suis très content pour le moment. Il est vrai qu'elle n'a que 1200km.