On ne vantera jamais assez l’avantage des scooters dits "urbains"... en ville. Si le pléonasme est de taille, le gabarit inversement mesuré des représentants de la catégorie permet de s’immiscer sans mal dans la circulation, ce qui en fait leur atout numéro 1. Bien plus légers et maniables que les GT, ils se montrent en outre nettement moins chers. Et ce prix justement est aussi un argument important, au regard d’une clientèle dont le scooter vient en véhicule d’appoint, souvent le second ou troisième de la famille. Surfant sur cette logique, les modèles asiatiques à bas prix ont envahi le marché européen, sans vergogne ni réel souci qualitatif. Une erreur que quelques distributeurs veulent aujourd’hui réparer. Acsud est de ceux-là, qui importe depuis deux ans le Fym Scooterone, aux côtés de deux motos 125 et d’un quad homologué.

Petit gabarit pour grands services
A petit scooter, petit volume. La place à bord du Scooterone est donc comptée : inutile d’espérer allonger vos jambes. Comme sur d’autres modèles imaginés par les asiatiques, le plancher épais abrite les 7 litres de carburant et oblige à relever les genoux pour les "géants" que nous sommes. La solution a toutefois l’avantage d’abaisser le centre de gravité de l’engin (poids placé bas) et de dégager totalement l’espace aux pieds pour poser un sac (pas de tunnel). Par ailleurs, on est assis pas trop haut sur la selle du Scooterone, ergonomique mais ferme au demeurant. D’une action au contacteur (la clef est sécurisée par un cache) s’ouvre un coffre pouvant recevoir un petit casque intégral. En l’absence de saute vent, le regard se porte sur une planche de bord pourvue d’une jauge séparée, mais pas d’une horloge ni d’un totalisateur partiel, maîtrise des coûts oblige. En route.

Rapport qualité/prix affûté
Un poids de 114 kg (à sec), voilà l’idéal pour un scooter de ville. A l’usage, le Scooterone se révèle évidemment très agile. Sans surprise, l’éventuel passager sera bien à l’étroit sur sa selle compacte, un moindre mal compte tenu du fait que les longs parcours en duo ne comptent pas parmi les priorités de ce type de deux-roues. Pour motoriser le FYM, le constructeur a retenu un monocylindre 4-temps refroidi par air. Il délivre une puissance là encore mesurée de 8,6 chevaux, qui lui permet de flirter avec les 100 km/h (compteur). Dés lors, ses accélérations s’avèrent suffisantes dans le cadre d’une utilisation classique, sans débordement. Tant pour le freinage, assuré par un disque diam. 120 mm à l’avant et un tambour à l’arrière, que pour la tenue de route garantie par un cadre acier et de jolies jantes en aluminium de 12 pouces, nous n’avons aucune critique légitime à formuler. Seul le confort se montre assez raide sur mauvais bitume, un bémol d’autant plus discordant que les deux amortisseurs arrière ne sont pas réglables. Une remarque tout aussi valable pour l’Ardila 126 AS déjà testé par Scooter-Station.
En y regardant de plus près, on se doute que ces deux-là, sans être frères, sont au moins cousins même s’ils ne l’affichent pas. Se démarquant esthétiquement, chacun conserve pourtant sa personnalité. Affiché à 1 499 € (comme l’Ardila), le Fym Scooterone ne trahit en rien la philosophie de la marque, présentant ici un nouvel exemple de rapport qualité/prix très affûté.
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Fiche technique
Note générale :
Lire les avis FYM Scooterone 125 sur le Maxitest







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Bon rapport qualité/prix.