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scooter Gilera 500 Nexus

Il en fait un Max !

Essai Gilera 500 Nexus

Il utilise le moteur du Piaggio X9 mais c’est presque tout. Très affûté, le scooter italien propose le meilleur comportement de la catégorie, une tenue de cap en béton armé pour une serviabilité quotidienne très correcte. Le T Max ne va pas l’adorer...
Millésime : 2003 > 2005
lundi 2 février 2004
500 cm3   legende
 
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Images Gilera 500 Nexus Images Gilera 500 Nexus
Fonds écran Gilera 500 Nexus
Prix Gilera 500 Nexus Prix Gilera 500 Nexus


Déjà très présent dans la catégorie avec le X9 500 qu’il vient d’optimiser en 2003, Piaggio renforce sa gamme pour 2004 avec ce très intéressant Nexus. Commercialisé sous la marque Gilera qui lui appartient, le constructeur fait ainsi d’une pierre deux coups en proposant un scooter à vocation utilitaire et sportive en partant d’une base déjà connue. Ainsi, son monocylindre injecté provient en droite ligne du X9 tandis que la partie cycle pour sa part est toute aussi inédite que son look. Avec sa face acérée, sa ligne compacte et musclée et quelques touches de déco façon carbone, le Gilera Nexus ne fait pas mystère de ses prétentions. Le coup de crayon italien inspire la performance sans pour autant sacrifier l’équipement, à l’image de la planche de bord dotée de multiples fonctions ou du très pratique anti-démarrage électronique. Etroit, le nouveau Gilera n’en demeure pas moins logeable. Ainsi, les retours profilés de son tablier n’empêcheront pas les grands gabarits de se faire une place presque douillette à son bord, les genoux loin du guidon et le buste bien à l’abri derrière la bulle réglable. Il reste que les "courts sur pattes" ne seront pas plus à leur aise ici que sur la moyenne des scooters, la selle à hauteur "standard" étant rudement rembourrée. Pour leur part, les marchepieds offrent deux positions tandis que la grosse poutre centrale permettra au moins de s’aider des chevilles pour emmener l’engin en virage.

Une tenue de cap exemplaire

Gilera 500 Nexus Autant d’ailleurs ne pas le cacher plus longtemps, le Nexus offre sans doute à cette heure le meilleur comportement parmi les scooters de grosse cylindrée. Gilera a en effet beaucoup oeuvré pour optimiser le cadre, en suspendant le moteur oscillant à un seul pivot supérieur plutôt qu’à des biellettes et à un faux cadre comme sur le X9. Dés les premiers mètres, cette rigueur s’apprécie sans trop d’inconfort. Le moteur désormais monté rigide vibre raisonnablement dans les poignées, l’inhabituelle et esthétique suspension arrière (avec réglage d’assiette !) travaillant avec une certaine finesse sur les bosses. La monte de pneumatiques radiaux Bridgestone Battlax TH01 achève le tableau, en apportant une souplesse reposante sur les plus petits chocs et une adhérence rassurante sur sol sec et humide. Bref, difficile de trouver à redire sur ce Gilera Nexus quel que soit le rythme de conduite. Certes, ses 195 kg (à sec) grèvent bien un peu sa vivacité en virage d’autant que sa jante de 15 pouces assure une plongée plus progressive qu’un modèle de plus petit diamètre. Mais on retient avant tout sa tenue de cap exemplaire qui n’en permet que mieux de tutoyer les limites du moteur. A 175 km/h compteur, le rupteur intervient (trop vite...) pour limiter ses envolées. Dommage, même si le Nexus permet par ailleurs de croiser en toute légalité avec une réserve suffisante de puissance et d’autonomie. Durant notre essai, nous avons effectivement refait le plein après 245 km sans que la jauge n’ait encore annoncé le passage en réserve. De son côté, la protection à bord se montre agréable, parfaite pour les jambes et suffisante pour le haut du corps, les filets d’air venant gentiment caresser les bras et le haut du casque.

Rustique mais efficace

Gilera 500 Nexus Voilà qui ne gâche rien à l’agrément général de ce scooter qu’on apprécie aussi en ville pour son gabarit facile à immiscer ça et là, son freinage intégral étonnant de sûreté sur le mouillé et surtout, ses accélérations vives et amusantes. Bien rond, presque rustique mais en tout cas très efficace, son "gromono" ne compte ni ses efforts ni les sensations pour vous propulser gaillardement au départ du feu ou dans le flot de circulation, épaulé par une transmission judicieusement optimisée. Comme le Beverly, le Nexus évolue donc sur les boulevards comme un poisson dans l’eau sous le regard curieux des automobilistes. Son esthétique ne passe pas inaperçue, notamment son frêle habillage arrière n’en mettant que mieux en évidence sa suspension novatrice et son robuste bloc moteur. Pour 6 990 euros (au 01/02/04), soit bien moins que son principal concurrent le Yamaha T Max, ce Gilera ne fait donc pas trop cher payer un style, des performances et un agrément finalement très homogènes. Reste juste à souhaiter pour la prochaine évolution un coffre plus spacieux et des rétroviseurs efficaces.

Plus Moins
  • comportement
  • polyvalence
  • gabarit
  • équipement
  • coffre exigu
  • "confort ferme"
  • manque de chevaux ?

Gilera 500 Nexus : à retenir


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Partie cycle

Gilera 500 Nexus Le Gilera 500 Nexus tire son comportement rigoureux d’une partie cycle particulière. Comparé au cadre du Piaggio X9 qui supporte le moteur via une biellette supérieure et un faux châssis, le sien porte le moteur via un seul pivot supérieur renforcé. L’ensemble bras oscillant/transmission actionne un amortisseur classique au moyen d’une biellette réglable en longueur et d’un basculeur. Ce système permet de bénéficier d’un amortissement progressif comme sur les motos. Il est plus doux sur les petites inégalités et plus ferme en fin de course afin d’éviter les talonnages. Il autorise en outre de monter ou descendre l’arrière du scooter pour reporter plus ou moins de poids vers l’avant afin d’adapter son comportement à ses goûts (ainsi que de régler la précontrainte du ressort). Même si ce réglage d’assiette présente un intérêt plutôt mineur sur un scooter, reconnaissons que la suspension arrière fonctionne correctement et participe, épaulée par la grosse fourche avant Kayaba (tubes diam. 41 mm), au très bon comportement de l’ensemble. En outre, le Nexus utilise un très convaincant freinage intégral. Plus en détail, le levier droit agit sur le disque avant gauche via un étrier doté de pistons de fort diamètre (28 mm). Cela permet de bénéficier d’une puissance efficace et facile à doser. Le levier gauche agit pour sa part sur l’autre étrier de frein avant doté de pistons plus petits (diam. 26 mm) et l’étrier arrière, répondant de façon agréable et sûre à la plupart des situations, y compris sur le mouillé où il retarde nettement le blocage des roues.

Moteur

Gilera 500 Nexus Déjà doté d’un arbre d’équilibrage, le moteur génère peu de vibrations et s’adapte à ce nouveau cadre rigidifié sans désagrément pour le pilote. Il se différencie surtout ici par l’adoption d’un boîtier de filtre à air positionné dans le tunnel central du carénage afin de contenir les masses suspendues et d’assurer une meilleure répartition des poids. Le nouveau pot d’échappement catalysé et la reprogrammation de la carte d’injection augmente très légèrement la puissance (env. 1 ch.). Les accélérations sont en outre optimisées grâce à l’utilisation de nouvelles poulies pour la transmission. En outre, son nouveau carter contribue à limiter le niveau sonore. Le Gilera Nexus adopte aussi un dispositif électronique qui agit sur la centrale d’injection en cas de chute, coupant le moteur et la pompe électrique d’alimentation.

Equipement

Gilera 500 Nexus Inhabituel, le tunnel central abrite des sorties d’évacuation d’air chaud qui permettraient les mois d’hiver de réchauffer les jambes du pilote. Le coffre est équipé d’une lumière de courtoisie, d’une prise électrique 12 V et offre un accès direct aux fusibles. Dommage que sa contenance soit limitée à un seul (petit) casque intégral. L’ouverture de la selle est actionnée au Neiman et par un système de télécommande intégré dans la clé de contact (qui commande aussi un très utile système anti-démarrage électronique).

Gilera 500 NexusDeux petits compartiments sont intégrés de part et d’autre de la planche de bord. Celle-ci offre d’ailleurs foule d’informations : compteur, compte-tours, fenêtre à cristaux liquides pour le niveau de carburant, la température moteur, la tension de batterie, la consommation moyenne et instantanée, l’autonomie, le kilométrage total et partiel, la vitesse moyenne et maximum atteinte, l’heure, la date et les interventions programmées d’entretien. Ces informations peuvent être sélectionnées au moyen d’une très pratique gachette au commodo droit.

Accessoires

Le Gilera Nexus peut recevoir un top-case arrière d’une capacité de 28 litres, équipé d’un couvercle dans la même teinte que le véhicule. Le constructeur a aussi prévu un système d’alarme antivol et un couvre-jambes.

 
 


Fiche technique

Moteur : 460 cm3, 4 temps, refroidi par eau, monocylindre, alésage 92 mm x course 69 mm, 1 ACT et 4 soup./cyl., injection électronique, 6 vitesses, transmission automatique par variateur
Puissance 40,1 ch. (29,5 kW) à 7 500 tr/min, couple 0,4 daN.m à 5 500 tr/min

Partie cycle : cadre double berceau acier, fourche télescopique diam. 41 mm, monoamortisseur AR et suspension progressive avec réglage d’assiette, freinage intégral AV 2 disques diam. 260 mm / étriers 2 pistons - AR disque diam. 240 mm / étrier 2 pistons, pneu AV 120/70 x 15 - AR 160/60 x 14

Gabarit : empattement 1 515 mm, chasse NC / angle NC, hauteur de selle 780 mm, réservoir 15 litres, poids à sec (usine) 195 kg

Performances : vitesse maxi env. 160 km/h (172 km/h à 8 200 tr/min compteur), rupteur à 8 500 tr/min (175 km/h compteur), conso moy. de l’essai 5,5 l./100 km

 

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En ce moment, 13 avis d'utilisateurs sur cette GILERA Nexus 500

Graphique note GILERA Nexus 500 Note générale : 7.99
Classement général : 145e / 286
Evolution : 0

  • Votre essai 8.18
  • Entretien/budget 6.95
  • Vous 9.01
  • Pratique 7.31
  • Long terme 8.5
Conclusion maxitest Dernier avis :
Points forts : étroit, puissant, stable, peu gourmand. Points faibles : dur au niveau suspension, biellette non réglable depuis le guidon, poignées passagers pas pratiques

 
 

 
 

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