S’il se positionne au niveau d’un Yamaha 125 Cygnus X, d’un Sym VS 125, d’un Daelim S1 125 ou encore d’un Piaggio LX, le Dink 125 assume totalement sa provenance taïwanaise, et propose une esthétique décalée digne des modèles Japonais... d’il y a dix ans. Tout est pourtant "dernier cri" ou presque sur ce scooter urbain "middle size", du moteur à refroidissement liquide, mais toujours à carburateur, à l’instrumentation de bord "hi tech" et futuriste dans son esprit. Toute de bleu parée, cette dernière intègre à gauche un grand cadran numérique regroupant toutes les informations, et à droite un compte-tours à aiguille et divers indicateurs lumineux. Facile à lire, et surtout agréable.
Si vous avez passé le cap de l’esthétique et que vous prenez place sur la selle confortable du Dink 125, vous aurez la bonne surprise de trouver une ergonomie adaptée aux petits et moyens gabarits. Le guidon se montre proche du buste sans venir rencontrer les genoux des plus grands cependant. Mais la hauteur de selle permet en revanche tout juste à un conducteur d’un mètre soixante de tenir sur la pointe des pieds. Heureusement que le Dink ne dépasse pas les 152 kilos tous pleins faits, et qu’il se montre facile à retenir.
La finition Kymco laisse toujours un goût de trop peu, tant au niveau de l’assemblage, juste correct, que du choix des matériaux ou masquage des vis, plutôt légers. Si cela convient encore à un Agility 125, proposé à 1690 €, pour 1 000 € de plus, on pourrait espérer un petit effort sur le côté "tout plastique". A chacun ses goûts, et le Dink se montre au moins facile à entretenir...

Très bon comportement
Les coudes le long du buste, les bras légèrement relevés par un guidon haut placé et les jambes fléchies par le plancher également haut, la vocation urbaine du Dink devient évidente. La position de conduite est axée sur une extrême maniabilité, et la facilité affichée pour les demi tours et les exercices de navigation dans les bouchons l’attestent. Rien ne semble pouvoir arrêter le Dink, et sa faible largeur comme son encombrement réduit en font un champion de la ville. Arpenter Paris à son bord est un plaisir, y compris sur le périphérique. Le freinage est à la fois puissant et agréable, ce que tout le monde appréciera le moment venu. La pneumatique d’origine, des Maxxis de 120/70 pour une roue de 13 pouces à l’avant et de 140/60 pour la roue de 12 pouces arrière, seconde d’ailleurs agréablement le freinage, et contribue à apporter un confort de roulage supplémentaire, ainsi qu’une bonne tenue de route, quelles que soient les conditions d’adhérence. Le Dink dispose d’un amortissement satisfaisant, quoi que toujours un peu raide sur les petits chocs qui ne manquent pas de secouer le conducteur en lui rappelant que la fourche, plus souple, encaisse beaucoup mieux que les deux éléments de l’arrière.
Avec une vitesse de pointe proche de 130 km/h compteur, soient environ 110 km/h réels, le Dink s’avère être une bonne affaire pour qui souhaite se rendre en ville de manière simple, en empruntant les axes appropriés à cette vitesse. Doux sous la barre des 40 km/h, il se montre par la suite plus nerveux et affiche un bon niveau de reprises, suffisantes en tout cas pour dépasser en sécurité si les conditions le permettent. Sa consommation moyenne, située aux environs de 4 L/100 km, reste d’autant plus satisfaisante qu’elle permet de parcourir un peu moins de 300 km avant de refaire le plein. Attention toutefois à la jauge à essence assez peu précise.

Apte à la route !
Pour la route, la protection est adaptée aux performances, et la casquette de phare dévie suffisamment l’air pour ménager le conducteur. Le tablier à la forme si curieuse protège convenablement les jambes, et seule la pluie ou les frimas seront à craindre. Enfin, la vivacité du Dink ne l’empêche pas de bénéficier d’une bonne stabilité au dessus de 60 km/h, sans oublier une fois de plus que son amortissement tout comme sa géométrie sont plus adaptés à la ville qu’à la route. Pour plus de confort, il faudra regarder du côté du Grand Dink 125, pourtant moins agréable au final, surtout si l’on considère que le passager du Dink bénéficie déjà d’un petit dosseret, de poignées utiles et agréables, ainsi que de repose pieds escamotables dépassant cependant du plancher et écartant de fait les jambes. A noter que le Dink dispose d’un plancher plat large et suffisamment profond pour offrir plusieurs positions aux pieds du conducteur. Il permet également de placer les jambes à l’avant, même si les chevilles se trouvent alors très repliées.

La simplicité en ville
Facile et agréable, le Dink ressort comme un scooter très homogène qui permet de se déplacer en toute simplicité sans laisser de côté les aspects pratiques si agréables au quotidien. Son coffre de taille moyenne suffit à aller faire des courses ou ranger son casque intégral, et son petit gabarit permet de le manier sans difficulté. Le Dink se laisse donc approcher sans problème, et se révèle un excellent scooter pour le quotidien. Pour 2 690 €, il serait dommage de ne pas regarder ce qu’offre ce mini GT, d’autant que son tarif semble presque justifié.
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Kymco Dink 125 : A retenir
Le coffre sous la selle est éclairé. Il permet de loger un casque intégral et de garder un peu de place pour de menus effets. Bonne idée, compte tenu de la difficulté à refermer la selle, un voyant de rappel d’ouverture se trouve intégré au tableau de bord ("Met In"). L’ouverture se fait au contacteur, moteur éteint.
On retrouve sur le tablier une boucle accroche sac qui, combinée au plancher plat, permet de transporter de plus imposants colis.
Le Dink est également doté d’une platine porte-paquets à l’arrière, qui intègre un dosseret de selle passager. Courte, elle ne permet pas le transport d’objets encombrants et n’intègre pas non plus d’ergots spécifiques pour arrimer des tendeurs.
Le passager dispose de repose pieds escamotables que l’on sort d’une pression sur le bouton poussoir saillant intégré.

Le moteur conserve une alimentation par carburateur et un kick de secours pour pallier la défaillance éventuelle du starter automatique ou du démarreur électrique.
Seul reproche à formuler à l’instrumentation de bord : sa manipulation par appui long et la combinaison des deux touches n’est pas aisée pour les réglages de l’heure et la remise à zéro du partiel. Elle affiche cependant un totaliseur, un trip journalier, une montre, une jauge à essence (peu précise), et bénéficie d’un très agréable éclairage bleu dispensé par la "barre d’ambiance" qui la surplombe. Nous avons apprécié.
Le remplissage du réservoir se fait par le bouchon situé dans le tablier. L’ouverture est effectuée une fois de plus au contacteur.
A noter que la manipulation du contacteur est perturbante, mais notre maxitest nous dira si vous vous y perdez également.
Le Dink intègre une béquille latérale et une centrale, dont la manipulation ne nous a posé aucun problème. La latérale est dotée d’un coupe-circuit qui empêche la mise en route du moteur une fois déployée.




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Infos pratiques


Fiche technique
Note générale :
Lire les avis KYMCO 125 Dink sur le Maxitest







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C'est un scooter aux performances tout à fait correctes, dans la mesure où ce n'est pas un GT haut de gamme. Ses points positifs concernent sa facilité de prise en main, malgré ses 145 kg, sa maniabilité, une consommation correcte dans la mesure où il n'a pas l'injection, sa vitesse suffisante, la bonne capacité de coffre, le moteur fiable, la présence d'un kick de secours, le bon freinage progressif (à partir du moment où on ne conduit pas comme un fou). Concernant ses points négatifs, je relève une suspension très (trop ! ) sèche à l'arrière, une jauge à carburant assez imprécise (pas assez de segments lumineux), la selle trop rugueuse, donc très salissante, les accélérations un peu faible au démarrage (c'est dû à la présence d'un carburateur), mais surtout le fait qu'au delà de 60 km/h, il devient difficile de tenir sa trajectoire en cas de rafales de vent latérales . Sa prise au vent est supérieure à d'autres scooters. Je note également quelques points qui semblent aberrants comme la visite d'entretien tous les 2000 km. Ce scooter doit être un des plus chers à l'entretien. C'est la seule raison qui me fait dire que j'en prendrai un autre la prochaine fois...