Le Dink Street 125 est un modèle qui se vend bien (1 800 exemplaires écoulés en 9 mois en France en 2009). Proposé à un meilleur prix que les ténors de la catégorie GT 125, son succès s’explique surtout par la bonne santé de son moteur et la rigueur de son châssis. En effet, si Kymco est spécialiste du "low cost", l’entreprise n°1 à Taïwan ne verse pas pour autant dans le bas de gamme. Que ce soient les motos de petites cylindrées ou les scooters, les véhicules de l’usine de Kaohsiung sont reconnus pour leur qualité de fabrication autant que pour leur fiabilité. Comme cela se fait généralement sur la gamme 250/300 cm3, le maxiscooter qui nous est confié aujourd’hui est une base technique de 125 sur laquelle les ingénieurs maison ont greffé un moteur de plus grosse cylindrée. Parfait ! Nous qui appréciions déjà le châssis du 125, nous allons pouvoir vérifier ces premières bonnes impressions à plus vive allure. Car sa nouvelle greffe mécanique ne manque ni de "watts", ni d’allonge ni de réactivité... Moteur !

Le 300 i dépose le 500 RI !
Dans la gamme du constructeur asiatique, existait déjà un maxi GT de 300 cm3 : l’Xcitng 300 RI. Faute de succès commercial, ce modèle tire actuellement sa révérence, mais sa mécanique aurait très bien pu se retrouver sur cette déclinaison 300 cm3 du Dink Street. Pas assez moderne, ni suffisamment puissante en ont jugé les ingénieurs asiatiques. Le staff technique a donc planché sur un nouveau coeur, dont la cylindrée est passé de 270,6 cm3 à 298,9 cm3. Couple et puissance sont donc revus à la hausse. Ainsi doté, le nouveau Dink Street 300 offre un rapport poids/puissance des plus avantageux. S’il pèse 9 kg de plus que le 125, sa puissance est supérieure de... 18 ch. Et tout naturellement, cette nouvelle vigueur se vérifie dès le démarrage où l’engin s’arrache du sol avec force. Comme sur cet essai nous disposions de la dernière mouture de l’Xciting 500 RI, nous nous sommes amusés à comparer les deux scooters. Résultat : le Dink Street 300 i dépose son frère de gamme ! Pas étonnant en fait lorsqu’on sait que le 500 cm3 fournit pourtant 5,4 ch de plus, mais souffre d’une surcharge pondérale de 54 kg. La traction du 300 est instantanée et la puissance délivrée de façon continue grâce à un système d’injection et une transmission ne délivrant aucun à-coup. Il n’y a que sur l’allonge que le Dink Street se fait rattraper par l’Xciting : le 300 "plafonne" à 152 km/h, alors que le Xciting 500 parvient à dépasser les 170 km/h (compteur sur piste d’essai). En reprises, que ce soit à 50, 90 ou à 110 km/h, le Dink Street 300 i surprend à nouveau, donnant d’impression d’en garder sous la poignée en toutes circonstances. Du coup, dans les phases de dépassement, cette mécanique renforce le sentiment de sécurité conféré par une partie-cycle homogène et de qualité.

Plus GT-sport que sportif pur et dur
Nous n’allons pas revenir ici sur la prise en main de cet engin en tout point comparable à son cadet de 125 cm3. Rappelons simplement qu’il possède une ergonomie "naturelle" et une bonne accessibilité grâce à son assise basse (775 mm). Le maxiscooter est mieux propulsé, mais persiste cette impression de lourdeur à l’arrêt et à (très) basse vitesse. Difficile à manoeuvrer, le Dink Street révèle son potentiel au-dessus de 20 km/h. En dessous, son centre de gravité placé assez bas et en arrière oblige à conserver la pointe des pieds au sol dans les bouchons. Plus GT-sport que sportif pur et dur, le Kymco s’exprime pleinement quand la circulation se fluidifie. A l’épreuve des boulevards, comme ce Dink Street est plus léger que les 400 cm3 de la famille maxiscooter, il n’est pas forcément invivable. Il demeure également fonctionnel, avec un coffre pouvant abriter deux casques intégraux. L’emport de sac sur le capitonnage de sa poutre centrale peut être sécurisé par un crochet amovible et si cela ne suffit pas, sa platine porte-paquets arrière est en mesure d’accueillir un top-case additionnel. Sur le tablier, le vide-poche peut contenir un téléphone portable - que l’on recharge par l’intermédiaire de la prise 12V - ainsi qu’une petite bouteille d’eau. Pratique !

Un système ABS de qualité
Pratique en milieu urbain, le Dink Street 300 se délecte des axes secondaires. Sur nationale, il devient une arme redoutable d’efficacité. Grâce à son cadre rigide, les prises d’angles se font en toute sérénité. Le "peps" du moulin assure de bonnes relances à mi-régime, vous propulsant énergiquement d’un virage à l’autre en un coup de poignet. Et au moment de "prendre les freins", puissance et dosage facile sont au rendez-vous. De ce point de vue, l’adoption de disques "pétales" est peut-être un plus comparé à la version 125. A confirmer... En revanche, nous sommes beaucoup plus convaincu par l’efficacité du système ABS signé Bosch, un gage de qualité. Il ne se déclenche pas facilement et seuls les gros transferts de masses sur freinages (très) appuyés, notamment en descente, nous ont permis de le solliciter. Sur voies rapides, le 300 se montre à son aise. Il protège convenablement le corps de la pression de l’air, exception faite du haut des bras et des épaules passé 120 km/h. Le casque est en revanche préservé (à condition de mesurer moins de 1,80 m). A des vitesses très élevées, l’engin conserve une bonne tenue de route. Du moins sur les belles autoroutes façon billard. Sur chaussée dégradée, la fourche avoue ses limites et l’engin peut perdre de sa précision. Mais comme personne ne dépasse les vitesses maximales autorisées (hum...), le problème ne devrait pas se poser...

L’anti X-Max 250 est taïwanais
Dans la plupart des situations, le Dink Street 300 i ABS reste un scooter assez confortable, que l’on roule seul ou en duo. Certes, il ne possède pas de repose-pieds escamotables et le revêtement de sa selle fait peut-être "cheap". Mais pour l’afficher à seulement 4 499 €, Kymco a bien du faire quelques concessions. Rassurez-vous toutefois, ces rares renoncements sont minimes. Comme son benjamin de 125 cm3, ce 300 présente bien. Son design moderne est attractif, à commencer par le dessin de sa face avant intégrant deux feux lenticulaires. Sa planche de bord figure également parmi ses atouts de séduction. Plastique séduisante, moteur plus que compétitif et qualités dynamiques avérées : le Dink Street 300 i ABS nous apparaît comme incontournable sur ce segment de connaisseurs. Reste maintenant à convaincre les amateurs de deux-roues japonais d’opter pour un engin plus "exotique". Et là, c’est une autre paire de manches !
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Infos pratiques



Fiche technique
Note générale :
Ses points positifs concernent la tenue de route, le freinage et sa consommation que je trouve correcte.
En revanche, je trouve qu'il manque de confort.
Lire les avis KYMCO Dink Street 300 i ABS sur le Maxitest
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