Ouvert à la presse et aux professionnels vendredi 27 mars après-midi, le Salon du Deux-Roues Urbain a ensuite accueilli le public au Stade de France pendant tout le week-end. Nous avons interrogé Nicolas Sonina, l’organisateur de cet évènement permettant de découvrir mais surtout d’essayer un grand nombre de modèles de scooters et quelques motos destinés aux citadins. Succès médiatique, satisfaction des exposants et des visiteurs qu’il aurait aimé plus nombreux : voici ses premiers commentaires.
Nicolas Sonina, bonjour. Nous voilà déjà Dimanche midi. Quel bilan dressez-vous de ce premier salon du deux roues urbain ?
Nous pouvons déjà dégager deux points principaux. Le premier, positif, concerne la face professionnelle de la médaille. Tout d’abord, comme vous avez pu le constater par vous-même, les médias ont largement répondu présents. Nous avons eu une excellente couverture TV : JT du Vendredi soir sur France 2, celui du Samedi midi sur TF1, France3 pour son édition nationale sans oublier I-Télé et BFM TV. L’AFP était là également. La présentation exclusive du casque à airbag APC a rassemblé nombre de journalistes de la presse généraliste vendredi après-midi. Juste avant, Kymco vous a dévoilé en exclusivité le nouveau Dink Street. Les managers de la maison mère comme ceux de la filiale européenne se sont montrés particulièrement satisfaits : date idéale, contact direct avec le public et la force de vente, attention des médias. Ils souhaitent renouveller l’opération l’année prochaine et dévoileront une autre nouveauté majeure.
Les autres exposants dressent-ils le même constat ?
Oui, à 95%. Justement, aux côtés de Kymco, se trouvaient également des marques plus confidentielles comme Spigaou venue de Marseille ou Leonart, originaire de Barcelone. Ils ont pu faire connaître leurs produits directement aux clients ou nouer des contacts avec de futurs distributeurs dans la Capitale. De même pour les concessionnaires représentant les grands acteurs du marché. Grâce aux nombreux véhicules proposés à l’essai, une part importante des visiteurs est repartie avec un bon de commande. Beaucoup de concessionnaires m’ont dit dès samedi soir que si le salon s’arrêtait à ce moment-là, ils seraient déjà très contents du résultat.
Donc retour sur investissement pour les professionnels. Et côté public, l’essai est-il transformé ?
Oui et non. C’est le revers de la médaille, le public n’est pas venu aussi nombreux que nous l’espérions jusqu’à maintenant (et jusqu’à la fermeture le dimanche soir, NDLR). Les demandes d’essais ont pu être traitées et le dispositif est à présent bien rôdé. D’un autre côté, le Salon des Deux-Roues Urbains va devoir trouver son public. Ca se fera progressivement. Beaucoup de visiteurs ont pu essayer plusieurs modèles. Ils vont en parler autour d’eux, il faut nous laisser le temps de s’installer à l’évènement.
Donc pour résumer, ce salon a prouvé sa pertinence pour les professionnels mais son succès public doit se consolider ?
On peut le dire comme ça. Ce qui est certain, c’est que c’est l’évènement idéal pour les concessionnaires qui souhaitent transformer les contacts commerciaux en ventes directes. Il est aussi particulièrement efficace pour les marques qui ont des besoins de visibilité pour leurs produits originaux. Mais l’objectif final reste évidemment d’attirer tous les acteurs du marché en Ile de France et de mettre encore plus de véhicules à l’essai pour satisfaire un public plus important. Les enthousiastes qui nous ont suivis depuis le début nous renouvellent leur confiance et nous espérons convaincre prochainement tous les sceptiques. A tous, je donne rendez-vous l’année prochaine.



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