Stars habituelles du monde des 125 GT, les Peugeot 125 Satelis Compressor, Suzuki Burgman, Piaggio 125 Evo et autres Honda S-Wing caracolent toujours en tête des ventes en France. Mais à leurs trousses, la meute de scooters GT venue de Corée et de Taïwan accentuent leur pression au fil des mois avec, en course, une valeur sûre comme le Sym GTS Evo ou le Daelim 125 S2 I, challenger GT à prix très étudié, mais aussi le tout nouveau et prometteur Kymco 125 Dink Street. Cette étoile qui monte peut-elle changer la donne dans la seconde couronne des top scooters du moment au point de menacer les stars ? Voici notre comparatif de ces asiatiques avec lesquels il faut désormais compter.

Vainqueur, mais de peu
Kymco Dink Street, le plus raffiné
Il est bien dessiné ce massif Dink Street, avec son design très agressif, son avant acéré, une bulle décrochée, des optiques à LED. Même le séduisant Sym GTS Evo fait un peu pâle figure à côté, tandis que le Daelim, pourtant récemment remanié, semble daté d’un autre âge avec son feu arrière trop carré et sa face avant classique. Une fois en selle, le Kymco ne déçoit pas, la finition est parfaite et très vite on comprend que le constructeur taïwanais a misé sur les détails comme des gardes de levier réglables, un tableau de bord classique mais complet à deux compteurs et écran digital (on note tout de même l’absence de feux de détresse et la difficulté pour remettre le trip à zéro), une bulle suffisamment haute, une selle spacieuse. Sans oublier un vide-poche à main gauche ne fermant cependant pas à clé. Au moins, il soutient déjà la comparaison avec les stars du moment.

Du coffre et du coffre !
Mais une fois assis, on cherche de la place pour ses jambes, même pour les gabarits de moins de 1,75m, les repose-pieds conducteur sont aménagés trop haut et trop près pour être utilisables et on se retrouve vite les pieds ramenés sur le plancher, de chaque côté du large tunnel. Côté rangement, sous la selle ouverte retenue par un vérin, le coffre peut accueillir deux casques intégraux. Contact, le séduisant pot d’échappement sonne assez rauque. Le Kymco fait sentir son poids au démarrage. Mais malgré ses 158 kg et son gabarit imposant, il se montre parfaitement agile en ville. Même si au départ du feu, le Dink Street s’efface devant le Sym GTS Evo et le Daelim S2. Sans doute son poids et une transmission moins nerveuse expliquent-ils ce léger bémol ?En reprise à partir de 50 km/h, le moteur permet de s’imposer face au Sym GTS Evo mais d’une courte tête, tandis que le Daelim s’éloigne dans les rétros. Enfin, au delà de 80 km/h, le Dink efface les deux autres GT. Là, son potentilel moteur fait enfin une nette différence : il les largue passé les 100 km/h tandis que l’aiguille s’envole inexorablement vers les 120 km/h compteur (105 km/h réel, vitesse mesurée dans des conditions venteuses défavorables cependant). Le moteur, un peu creux en bas, compense donc par une bonne allonge. Les banlieusards apprécieront.

Taillé pour la route
A allure soutenue, le Kymco se montre sain et s’inscrit aisément dans les trajectoires souhaitées grâce à une partie cycle des plus saines. Le freinage se montre puissant et dosable, sans se montrer très mordant. A noter que c’est au conducteur de gérer son frein avant et arrière en l’absence de répartiteur. Si la fourche se montre saine, précise et avec un amortissement plutôt ferme, la suspension arrière ne peut effacer les plus gros défauts de la route : le dos (et les fesses) s’en ressentent parfois, même s’il reste le plus confortable des trois GT.




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