C’est à Paris que nous avons découvert le nouveau Geopolis 400 dans sa version Premium (équipement de base). Quelques mois après les excellents Satelis 400 et 500 cm3, c’est au tour du grandes roues Peugeot de prendre du galon. Sans surprise, ce nouveau bloc moteur qui provient toujours des usines Piaggio est le même que celui qui équipe le Satelis 400. En parallèle, quelques détails chromés viennent aussi distinguer ce grand frère du 125. Et bien entendu, le cadre et la partie cycle sont mis à niveau : Peugeot annonce tout de même 155 km/h maximum.
Pour sa part, l’ergonomie reprise elle aussi du Geopolis 125 se montre très agréable. Seul regret, les moins de 1,70 m devront solliciter la pointe de leurs chaussures lors des arrêts au feu. Ce 400 n’est toujours pas un cadeau pour les petits gabarits, mais qu’à cela ne tienne, ceux-là profiteront d’un centre gravité abaissé, d’une position de conduite relax et dominante pour manier sans peine leur scooter en ville. On le sait, les grandes roues ont avant tout une vocation urbaine. La jante avant de 16 pouces qui équipe ce Geopolis absorbe donc sans problème les pavés des Champs Elysées, d’autant qu’elle est associée ici à une fourche souple et confortable. Entre les feux rapprochés de l’avenue, nous avons cependant remarqué un trou à l’accélération entre 15 et 30 km/h. Symptomatique de la conformité Euro3 (et/ou d’une transmission pas assez progressive ?), cette pause dans la montée en régime est d’autant plus facile à pardonner que le Peugeot annonce une réduction de 60% des rejets de CO par rapport à la version 125. La vigueur retrouvée après 40 km/h efface définitivement tout doute.

Bon en ville, moins sur route
Au moment de "faire sa place" au milieu de la circulation de la place de l’Etoile, le Geopolis affiche une petite inertie à basse vitesse, caractéristique des grandes roues. Le Satelis 400 est en comparaison un peu plus vif de direction, mais moins côté moteur. Nous nous engouffrons sur le périphérique. Ici, deux points à surveiller : le compteur et les rétroviseurs ! Le bloc moteur, vif et fort en reprises, à tôt fait de vous faire dépasser "en douce" les 100 km/h. Confort et bonne protection ont aussi leurs effets pervers... Les rétros, tout comme le guidon, sont haut placés et ralentissent la remontée des files. Raison de plus pour filer sur l’autoroute.
Dés lors, le moteur n’en finit pas de surprendre et de prendre de la vitesse. Il faut attendre 140 km/h pour voir les reprises s’essouffler, alors que la transmission se met à "cogner". Au moins, la protection et la rigueur sont toujours de mise. Direction la Vallée de Chevreuse et ses quelques virages, mais surtout son parcours varié. Si l’on oublie d’asseoir le Geopolis en courbe en freinant de l’arrière, il faut s’attendre à quelques mouvement de l’avant, manifestement léger. Les amortisseurs arrière sont également un poil trop fermes. A noter qu’il s’agit d’un trait de famille : les Satelis dévoilaient le même symptôme. Notons au passage que le freinage standard de la version Premium est puissant. Il manque juste de progressivité pour rassurer pleinement les débutants / jeunes permis et surtout assurer une bonne marge de sécurité en cas d’adhérence réduite. De quoi préférer les versions PBS/ABS et freinage intégral disponibles sur les modèles City et Executive.
Après une centaine de kilomètres parcourus, retour au siège de Peugeot, Avenue de la Grande Armée. Les bon réflexes de conduite pris, le Geopolis 400 est devenu prévisible et particulièrement efficace. Stable et suffisamment rigoureux, il reste juste à se méfier de ses réactions sèches sur les bosses prononcées, mais surtout à profiter de ses performances de haut vol. Sur autoroute (allemande), nous sommes persuadés qu’il pourra atteindre les 170 km/h compteur (155 km/h réels environ).

Excellent challenger
Bien que modéré par un accord de suspensions perfectible et un train avant qui demande de l’attention, le bilan du Geopolis 400 est très favorable. Idéal en ville et particulièrement sur les boulevards périphériques des grandes agglomérations, il n’y aura que les longs trajets sur autoroute pour lui faire préférer le... Satelis 500, plus confortable et tout aussi performant. En outre, avec son grand coffre, ce dernier marque aussi quelques points sur le Geopolis, qui fait ici des progrès par rapport à son petit frère 125.
Néanmoins, plus léger et maniable qu’un Beverly Cruiser 500, le Geopolis 400 pourrait bien devenir le grandes roues de grosse cylindrée de référence en France, surtout dans ses versions City et Executive, bien équipées et éliminant le souci des rétroviseurs standards. Nous l’espérons et lui souhaitons aussi bonne chance en Espagne et en Italie !
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Fiche technique
Note générale :
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Scooter très stable jusqu'à 140 (louvoiement qui se contre en allégeant le poids des mains sur le guidon), bonne pêche sauf au démarrage, très bonne protection, bon freinage, gueule d'enfer, que du bonheur si ce n'est la suspension arrière un peu dure.