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essai Peugeot Django 125 2014 vintage classique Vespa

50’s spirit

Essai Peugeot Django 125

Mots-clefs de l'article : Peugeot - Scooter - 125 (B) - Scooter urbain
Après s’être attaqué au segment du trois roues avec son Metropolis, Peugeot se lance dans le rétro, une niche du marché qui ne connaît pas la crise. Avec la nouvelle plateforme Django, Peugeot Scooters s’apprête à livrer bataille au groupe Piaggio et sa mythique Vespa.
Millésime : > 2015
vendredi 26 septembre 2014
125 cm3   legende
 
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Galerie photos Peugeot Django 125 Galerie photos Peugeot Django 125


Pour ce lancement presse, nous avons rendez-vous directement devant le siège de PSA, avenue de la Grande Armée à Paris. La météo est au beau fixe et les nouveaux Peugeot Django 125 sont alignés sur un trottoir large de plus de 10 mètres. Les passants vont et viennent et le nouveau scooter de Peugeot déclenche immédiatement sympathie et curiosité chez toutes et tous.
Si son style fait l’unanimité, beaucoup s’interrogent sur la marque et ne voient pas immédiatement le lion implanté dans la face avant. Il y a peut être là une clé de la réussite : le Django pourrait rapidement se faire un prénom qui l’identifiera totalement comme le TMax pour Yamaha.
Durant un court jeu de questions-réponses, nous apprenons que le Django sera disponible aussi en 50 cm3 et que son nom aurait pu être une variante du Peugeot S57 lancé en 1957, lequel a servi d’inspiration côté style. C’est en fait le prénom du chanteur Django Reinhardt qui a servi comme idée de départ pour le nom du nouveau scooter néo rétro de Peugeot.

Scooter-Station essaye le Peugeot Django 125

Plastique, mais chic

A l’inverse de Vespa, Peugeot n’a pas opté pour une coque en métal, et a préféré un habillage en plastique. Au toucher, c’est moins valorisant, même si il faut reconnaître que cet habillage est plus léger et que tous les ajustements sont très soignés.
Et en cas de chute, il pourra casser et devra être remplacé. Après tout, n’est-ce pas mieux qu’une vilaine bosse sur la tôle d’un Vespa ? Les fans de la Guêpe affirmeront que non : question de philosophie...
Le volume général du Django est assez remarquable. Alors que bon nombre de modèles du segment jouent la carte de la compacité, Peugeot a souhaité donner à son néo rétro une allure plus statutaire avec un volume plus important. Cela aura peut être de quoi dissuader la gent féminine, mais les grands gabarits retrouveront le sourire une fois à bord.
Les confrères de plus de 1,80 m sont unanimes sur la question : il est beaucoup plus logeable que les Vespa. Avec mon mètre 70, j’ai effectivement beaucoup de place pour caser mes genoux et mes semelles prennent parfaitement place sur le plancher plat qui présente également des espaces creux pour loger la pointe des pieds, excellent !

Scooter-Station essaye le Peugeot Django 125

L’ami des grands gabarits

La selle de la version Sport essayée ici est très accueillante, avec sa surface capitonnée, même si on l’aurait imaginée plus moelleuse. Située à 770 mm du sol, elle est assez basse dans l’absolue, mais sa largeur ne me permet pas de poser les deux pieds au sol. Le Django 125 sera sans doute l’ami des moyens et grands gabarits. Et avec sa bonne bouille, il donne envie de rouler !
La prise en main est presque évidente. Les roues de 12 pouces et le centre de gravité bas aident lors des manoeuvres à vitesse réduite. Le tirage de la poignée d’accélérateur, un peu long, nécessite une bonne rotation du poignet pour se lancer, après quoi on découvre une mécanique suave d’origine taïwanaise.
Motorisé par Sym, le Django présente une belle souplesse à bas régimes. Au feu vert, le monocylindre 125 propulse le Peugeot sans violence, mais dès 20 km/h, la montée en régime linéaire et volontaire permet de garder les pare-chocs à distance. Il y a suffisamment de répondant pour affronter la ville et, dès que l’on aborde des voies plus roulantes, le Django 125 ne démérite pas et s’insère sans difficulté dans le flot de la circulation.
Vers 60 km/h, il montre un léger passage à vide, mais regagne en vigueur jusqu’à 85 km/h et l’accélération se poursuit ensuite jusqu’à la vitesse maximale de 110 km/h compteur pour 102 km/h réels en léger faux plat favorable. Bref, côté agrément moteur, le Django ne dévoile pas réellement de faille.
Précisons que, même si nos scooters d’emprunt, affichant 47 km au départ étaient loin d’être libérés, avec 10,1 chevaux, il ne faudra pas demander au néo rétro français de jouer les commuters suburbains. Son champ d’action devra davantage se limiter aux zones urbaines.

Scooter-Station essaye le Peugeot Django 125

Freinage couplé de série

Côté comportement, il y a du bon et du moins bon. Assez évident de prime abord, le Django 125 se montre un rien pataud à la mise sur l’angle. Le train arrière semble assez lourd et le scooter fait preuve d’un peu de retenue dans les virages. En revanche, il montre un bon équilibre à basse vitesse et ne fait pas sentir son poids (139,4 kg tous pleins faits vérifiés par nos soins), permettant d’exploiter son très bon rayon de braquage.
Reste alors une faille qui saute aux yeux : la largeur et la disposition des rétroviseurs. Avec 810 mm de large (840 mm pour un Honda Integra 750) et une hauteur qui les place directement à la hauteur de ceux des voitures, les rétros du Peugeot Django 125 le pénalisent franchement en interfile. Dommage, Peugeot avait pris soin de greffer une commande de feux de détresse, par ailleurs très sonore comme toujours sur les scooters assemblés en Asie.
On retrouve néanmoins le sourire avec l’excellent freinage SBC à couplage mécanique au levier gauche. Puissant avec ses deux disques, il permet de franches décélérations avec un bon niveau de sécurité en termes d’adhérence, le frein avant seul étant déjà très efficace. Un atout au quotidien et l’on se demande même si un vrai ABS ne serait pas superflu finalement. En revanche, le Django tend à se relever lors des freinages en virage, un aspect à prendre en compte au quotidien.
Les suspensions, sans effacer totalement les pavés, montrent un bon accord et digèrent la plupart des chocs. On a vu pire, y compris chez les scooters GT. En revanche, la suspension arrière peine à amortir les descentes de trottoir et la coque arrière émet alors un claquement. Sous l’assise, un coffre assez généreux pour le genre néo rétro accueille un casque demi jet, même des plus volumineux ! Très appréciable au quotidien.
Ultime point positif, le passager bénéficie de la relative opulence du scooter. Sur notre modèle Sport, il faut retirer la coque arrière pour y placer la selle passager, mais sur la version Evasion, la selle arrière est très confortable et les repose-pieds escamotables sont bien conçus. Le Django a visiblement été pensé pour le duo.

Scooter-Station essaye le Peugeot Django 125

Bilan : 22 coloris, 110 000 combinaisons possibles

A l’issue de ce premier essai du Peugeot Django 125, le bilan est incontestablement positif. Ce néo rétro à l’allure soignée est valorisant, facile et agréable à conduire. Les aspects pratiques n’ont pas été négligés, bien au contraire, c’est donc une bonne surprise.
Ses petits écarts de comportement se feront oublier avec le temps et l’habitude. Et au final, ce nouveau 125 français se montrera attachant, c’est certain. Et il y a le petit côté plus du service marketing Peugeot : le concept Django_ID qui permettra de se confectionner un scooter à la carte avec pas moins de 22 coloris et différents accessoires au catalogue, soit 110 000 combinaisons possibles !
En outre, cette composition à la carte se fera en France pour réduire le délai de livraison à un mois. Pari tenu Monsieur Peugeot ! Vendu entre 2 999 et 3 499 €, le nouveau Peugeot Django 125 pourrait donc rapidement devenir un outsider de taille sur le marché du scooter néo rétro !

Par Christophe Le Mao, photos Peugeot / David Pell

Plus Moins
  • Ligne
  • 4 versions disponibles
  • Logeabilité
  • Agrément en ville
  • Aspect pratique
  • Concept Django_ID innovant
  • Un peu pataud en virage
  • Largeur et hauteur des rétroviseurs
  • amorti de la suspension arrière sur les gros chocs
  • puissance limitée sur voie rapide


 
Crédits :
Par Christophe Le Mao, photos Peugeot / David Pell
 


Fiche technique

Moteur : monocylindre, 124,6 cm3, 4 temps, alésage NC x course NC, refroidi par air forcé, simple arbre à cames en tête, 2 soupapes, alimentation par carburateur, transmission par variateur et courroie Puissance 10,1 ch. (7,5 kW) à 7 500 tr/min, couple NC

Partie cycle : cadre en tubes d’acier, fourche télescopique hydraulique, déb NC, suspension AR mono-amortisseur hydraulique, déb NC, freinage AV 1 disque diam. 200 mm / étrier 3 pistons – AR disque de 190 mm de diam., étrier 1 piston, pneus AV 120/70-12 - AR 120/70-12

Gabarit : dimensions (L x l) 1 925 mm x 710 mm, empattement 1 350 mm, hauteur de selle 770 mm, réservoir 8,5 litres, poids 129 kg à sec, 139,4 kg tous pleins faits vérifiés

Performances : vitesse maxi 110 km/h compteur (102 km/h réels), consommation moyenne mesurée à 3,2 l/100 km

 

Partageons nos expériences !

En ce moment, 4 avis d'utilisateurs sur cette PEUGEOT 125 Django

Graphique note PEUGEOT 125 Django Note générale : 8.54
Classement général : 53e / 299
Evolution : 0

  • Votre essai 8.51
  • Entretien/budget 7.25
  • Vous 9.75
  • Pratique 8.42
  • Long terme 8.77
Conclusion maxitest Dernier avis :
Le style du Peugeot Django est vraiment super bien réussi. Utilisé à La Réunion, il est parfait pour éviter les embouteillages très fréquents. La taille est vraiment idéale, on a de la place pour 2, même s'il devient du coup moins performant. Le coffre offre beaucoup d'espace et avec le top case de la marque, cela devient parfait pour affronter le quotidien ! Par contre attention à la garde au sol vraiment basse, le passage des trottoirs peut s'avérer délicat !

 
 

 
 

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