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scooter Piaggio X8 125 X8 x 8

Petit futé

Essai Piaggio 125 X8

Le dernier X8 a plus d’un tour dans son sac, avec pour commencer l’un des plus gros coffres de la production. Il propose en outre un programme 2/3 urbain et 1/3 routier grâce à un confort et des qualités dynamiques judicieuses. Pour 1 000 euros de moins que le plus cossu X9, il en fait donc un peu moins, mais à peine.
Millésime : > 2004
dimanche 18 janvier 2004
124 cm3   legende
 
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Images Piaggio 125 X8 Images Piaggio 125 X8
Fonds écran Piaggio 125 X8
Prix Piaggio 125 X8 Prix Piaggio 125 X8


Piaggio X8 : L’essai complet

A lire aussi : Comparatif Burgman 2007, X8, X-Max et Satelis

Après de nombreuses années de service, le fameux LX cède sa place en 2004 dans la gamme Piaggio au X8. Petit frère du best seller X9 125 (une fois encore 1ère vente 125 en 2003 pour la France avec 6 413 unités écoulées...), la nouveauté 2004 n’entend pourtant pas faire de la figuration. Pour ce faire, il reprend ni plus ni moins que la base mécanique "Leader" déjà bien connue sur la plupart des modèles Piaggio. Pour le reste, comme le X9, il promet un compromis efficace pour la route et la ville, mais avec une plus nette préférence pour cette dernière utilisation. Sa ligne soignée devrait d’ailleurs lui permettre de s’y faire sa place rapidement. On apprécie le mélange de coloris sobre au noir de quelques pièces d’habillage, rehaussés de touches chromées. Son imposant phare double optique lui dessine un faciès assez particulier, plus bas que celui du X9. Malgré tout, le X8 reste assez volumineux, en raison d’une capacité de charge unique dans sa catégorie. Réminiscence du LX, sa trappe arrière donne accès à une partie du coffre et permet d’y loger un casque intégral. L’autre partie du compartiment est accessible cette fois en soulevant la selle et peut accueillir le même équipement. Très pratiques, ces deux espaces communiquent entre eux et permettent d’emporter par exemple des raquettes de tennis ou plus généralement des objets longs de 80 cm. C’est là le gros atout de ce scooter. En outre, s’il n’offre pas un équipement aussi complet que celui du grand frère, le X8 compte plus que l’essentiel.

Ergonomie agréable

Piaggio 125 X8 On apprécie sa planche de bord très complète (avec notamment une grosse horloge à aiguilles et une jauge à essence) et un espace habitable agréable. Suffisamment éloigné du guidon, même un pilote de grande taille pourra prendre place à bord sans se cogner les genoux. En outre, les petits gabarits auront sans doute un peu (ou beaucoup) de mal à poser les pieds à plat au sol à cause de la selle large et assez haute. C’est là son gros défaut. Une fois lancé, cette ergonomie se montre agréable grâce entre autres à l’assise spacieuse. Sur ce point, le passager n’est pas à plaindre non plus, même si le mini dosseret en plastique dur risque de l’agacer à la longue sur les bosses. Côté pilote, les marchepieds proposent deux positions, basses ou hautes, et le bas du corps est protégé intégralement du vent ou de la pluie derrière le large tablier. Dommage, la bulle pour sa part présente une efficacité moins flagrante. Trop basse, elle a bien du mal à garder le haut du buste et le casque des remous et surtout de la pluie. C’est là une différence flagrante avec le X9, qui offre pour sa part un "habitacle" plus spacieux et une meilleure protection grâce à sa bulle réglable. Le X8 ne peut donc rivaliser en agrément routier avec son grand frère. Mais ses prestations urbaines et banlieusardes n’en restent pas moins intéressantes. Doté d’une transmission optimisée, son moteur manque un peu de vigueur au démarrage mais procure par la suite des reprises et des performances globales suffisantes. Nous avons pu accrocher à son bord une vitesse de pointe identique à celle du X9 (115 km/h réels). En outre, ce moteur semble cette fois nettement plus silencieux, un reproche souvent entendu à l’égard du haut de gamme Piaggio. Ainsi, il permet de surmonter la plupart des épreuves quotidiennes avec une relative tranquillité. D’autant que son comportement n’appelle aucune critique particulière.

Petit X9

Piaggio 125 X8 Correctement amorti et quasi imperturbable sur son cap, il figure dans la très bonne moyenne des scooters urbains, généralement assez médiocres sur ce point. Voici donc un engin agréable à piloter, agile et assez facile à immiscer dans le flot de circulation malgré sa carrosserie large. Son frein arrière offre une puissance étonnante et permet de faire face à la plupart des ralentissements. Son homologue avant est moins souple d’utilisation mais permet de stopper le X8 assez efficacement pourvu que l’on tire fort sur le levier. Dans la plupart des cas, il se tire bien des pièges de la circulation, même si on aurait aimé pouvoir bénéficier ici du freinage intégral (un disque avant et arrière couplés sur un seul levier) adopté sur le X9. Malgré tout, quoi demander de plus au X8 pour un prix inférieur de 1 000 euros à celui de son grand frère ? Affiché à 3 399 euros pour son lancement en janvier 2004 (puis 3 600 euros au printemps suivant), le X8 propose un moyen terme convaincant entre les compacts mais "spartiates" scooters urbains et les volumineux modèles GT. Facile à prendre en mains, doté d’un gros coffre, confortable, bien équipé et valorisant, il répond finalement très correctement à l’usage que font de leur deux roues la plupart des urbains et banlieusards, faute de s’adapter à tous les gabarits.

Plus Moins
  • coffre
  • équipement
  • comportement
  • polyvalence
  • protection
  • selle haute
  • pas de freinage intégral

Piaggio X8 : à retenir

Piaggio 125 X8 Techniquement, le X8 bénéficie d’une nouvelle base partie cycle reposant sur un solide cadre double berceau en tubes d’acier. L’un de ses meilleurs arguments concerne sa fourche de bon diamètre (35 mm) supportant une jante de 14 pouces, gage de stabilité et d’une progressivité agréable en virage. Malgré son poids somme toute important (157 kg), le X8 offre une prise en mains facile, preuve de son bon équilibre. Dérivé du X9, son moteur "Leader" est doté d’une transmission par variateur retravaillée. Voilà qui explique sans doute le léger déficit ressenti en accélération au départ d’un feu par exemple par rapport au X9 pour des performances globales très comparables. En revanche, il nous a semblé nettement plus silencieux. Sans surprises, il est doté d’un échappement catalysé.

Piaggio 125 X8 Coté aspect pratique, le X8 figure dans la très bonne moyenne. On a déjà parlé de son vaste coffre à deux accès (selle + trappe arrière) commandés par deux boutons très pratiques au guidon (ainsi que deux tirettes dans la trappe à essence). Il est éclairé et peut contenir au moins deux casques intégraux ou des raquettes de tennis ! On trouve aussi un petit vide poche à gauche sous la planche de bord. Celle-ci comporte d’ailleurs tout ce dont on peut avoir besoin au quotidien : compteur de vitesse, grosse horloge, jauges de température et d’essence (+ voyant de réserve), kilométrages total et partiel. Comme la plupart des scooters de la marque, le X8 est doté d’un dissuasif antivol électronique "Immobilizer" et d’un anneau d’arrimage pour un antivol articulé. Il peut en outre être équipé en option du système PICS, soit l’ensemble interphone/radio/téléphone déjà connu en série sur le X9. Il comporte en outre deux béquilles. La place dévolue au passager est très accueillante avec ses deux grandes poignées se poursuivant derrière en dosseret (malgré tout dur au contact).

Parmi les options, le constructeur propose une bulle haute (fort conseillée), un porte-bagages, un top case de 48 litres, un soufflet arrière permettant d’augmenter la capacité du coffre à 100 litres, le système PICS et un antivol électronique avec télécommande.

Piaggio 125 X8

En résumé

Aspect esthétique : moderne, il flatte l’œil par son côté cossu, presque imposant quand on le voit de face. Lorsqu’on s’attarde sur son profil il donne une impression de fluidité dans son ensemble, avec une ligne harmonieuse et bien équilibrée. Bref, on le trouvera plutôt réussi, mais finalement pas très révolutionnaire dans son design.

A son bord : comme on pouvait s’y attendre en la voyant, la selle du X8 est large et confortable, moelleuse, mais un peu haute. Le pilote trouve facilement une position de conduite confortable pouvant poser ses pieds à plat, ou alors très en avant pour une position plus "cruising", voire presque en arrière dans une position plus agressive. La distance au guidon est convenable, et l’on n’a pas l’impression d’y être scotché.
Le tableau de bord est simple, et pratique. On regrettera surtout l’absence totale d’informations digitales : l’heure, le kilométrage, sont affichés sur de bons vieux cadrans analogiques, c’est un peu dommage, et l’on déplore de ce fait l’absence d’informations supplémentaires telles que la température extérieure ou un 2e totalisateur partiel, présents sur les 2 autres modèles. Tous les indicateurs présents sont toutefois très lisibles. On appréciera, par exemple, l’indicateur qui signalise lorsque le coffre est ouvert. Les commodos se trouvent facilement, l’ouverture du coffre par commodo est très appréciable, on notera également la présence d’un coupe circuit, non prévu sur les autres modèles. Bon point pour les rétroviseurs qui sont ancrés sur le carénage et non fixés sur le guidon, la visibilité s’en trouve améliorée, les vibrations sont quasi inexistantes, et l’angle de vision est bon. Côté rangement, 1e petit vide poche est accessible à l’intérieur du flanc à gauche du guidon, et le coffre propose une capacité de chargement raisonnable. Le X8 se distingue par le fait que le coffre est accessible en soulevant la selle, ou par une petite trappe située au niveau des feux arrière. Ce système confère au coffre une forme inédite, qui limitera peut-être sa capacité de chargement mais permettra de transporter des objets longs. Notons que le système d’ouverture est donc doublement pratique, puisque commandé soit par un bouton au guidon, soit par 2 commandes sur la clé.

En action : on ne retiendra pas du X8 que c’est un "foudre de guerre", car il est très linéaire à l’accélération, mais on l’aimera pour ses autres aspects. Pour son côté confortable, sa poussée progressive et régulière, sa vitesse de pointe en duo, son freinage sain. La petitesse de ses roues l’handicapera face à ses concurrents, mais il reste tout de même maniable et agréable à emmener. En ville, le X8 s’avère maniable, plein de bonne volonté, amusant en courbes, et on lui pardonnera de se laisser distancer par certains de ses confrères au feu rouge. En extra urbain, le X8 est apprécié pour sa protection efficace grâce à ses flancs larges et son moelleux. La bulle mériterait d’être un peu plus haute pour protéger du vent, et lorsqu’on atteint la vitesse de pointe de ce petit 125, on sent les limites de la machine, avec la sensation que l’avant pourrait être un peu mieux ancré dans le sol. Ceci dit, il n’est pas conçu pour avaler des kilomètres de bitume sur voie rapide.

 
 


Fiche technique

Technique : monocylindre, 4 temps, 124 cm3, refroidi par eau, 1 ACT, 4 soup./cyl., 1 carburateur, transmission par variateur et courroie, puissance 14,5 ch. (10,7 kW) à 10 000 tr/min, couple 1,2 daN.m à 8 500 tr/min, démarrage électrique, freins AV/AR à disque et étrier 2 pistons, jantes AV 14 pouces/AR 12 pouces, fourche télescopique, 2 amortisseurs AR, réservoir 12 litres (réserve 1,8 litres), hauteur de selle 790 mm, poids 157 kg à sec

Performances : vitesse maxi 115 km/h, conso moy. 4 l./100 km, autonomie moy. 300 km

 

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En ce moment, 19 avis d'utilisateurs sur cette DUCATI 1000 Monster S ie (Special)

Graphique note DUCATI 1000 Monster S ie (Special) Note générale : 8.18
Classement général : 612e / 1044
Evolution : 2

  • Votre essai 8.26
  • Fiabilité 8.53
  • Moteur 8.38
  • Partie cycle 8.51
  • Ergonomie 8.35
  • Pratique 6.22
  • Budget 7.33
  • Vous 9.83
Conclusion maxitest Dernier avis :
Du gros couple au rendez-vous, avec un petit peu de souplesse pour une Ducati et c'est nouveau. 6ème hors la loi ...

 
 

 
 

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