Le scooter italien, pur et chargé d’émotion, a du souci à se faire, car la nouvelle vague chinoise ne s’embarrasse pas de sentiments ! Le Roadbike New Retro propose en effet de vivre sa Dolce Vita avec les mêmes arguments (ou presque) que son illustre modèle. Pas vraiment compact, il offre une carrosserie plus largement dimensionnée que celle d’une majorité d’urbains modernes. Recouverte de skaï beige, sa belle selle épaisse culminant à 810 mm aura un peu de mal à s’attirer les faveurs des "petit(e)s". Le New Rétro singe le GTS i.e, descendant du célèbre PX dans ses moindres détails ! Par-delà la ligne générale, on retrouve la fourche à balancier (qui est double ici) et le garde-boue enveloppant, les grilles chromées ornant les flancs du tablier dans lequel la large portière n’a pas été oubliée.

Copie non conforme
Le poste de conduite se caractérise par un phare en surplomb, avec un compteur incrusté, monocorps et triangulaire, sur fond blanc mais sans froufrou. Et parce qu’il n’entend pas nécessairement être un clone parfait, le scooter chinois possède aussi sa touche personnelle matérialisée par le sabre chromé qui court des deux côtés de sa coque arrière. Là n’est pas sa seule différence, car en y regardant de plus près, le fameux cadre monocoque est remplacé par un classique tubulaire, tandis que la légendaire carrosserie en tôle cède sa place à un habillage plastique de qualité moyenne. Quant à l’alimentation, elle est encore confiée à un carburateur. Il fallait bien cela pour parvenir à abaisser à ce point le prix ! Mais la technique ne justifiant pas tout, prenons le guidon de ce Roadbike New Rétro pour juger de son comportement.

Citadin certifié
Le Colisée et les voies pavées de la capitale romaine étant trop éloignés, celles de Marseille largement aussi défoncées serviront de cadre à cet essai à l’ancienne, en panoramique et Technicolor. La position sur le Roadbike New Rétro est droite, haute, éloignée de la tendance "basse et allongée" constatée sur l’Elite et pas mal de grands scooters en vogue. La place aux jambes n’est pas pour autant comptée, puisque l’on peut bouger les pieds sur le plancher à peine séparé par le réservoir qui, avec 5 litres seulement, scelle la vocation urbaine de l’engin. L’assise, sous laquelle on ne pourra loger qu’un casque jet, s’avère ferme mais ergonomique. Le passager correctement installé devra vivre sa vie sans appui dorsal, comme sur une Vespa, mais avec des repose-pieds dépliables. De par la position de conduite dominante, l’empattement relativement court et le poids limité (seulement 105 kg à sec), la maniabilité s’avère convenable malgré un beau gabarit. Misant sur la rigueur plus que sur le confort, les suspensions s’acquittent discrètement de leur tâche tout en se montrant un peu raides sur les revêtements dégradés. Silencieux, le moteur du bien nommé New Rétro est suffisamment énergique pour intégrer la circulation des grandes villes. Refroidi par air et de conception basique, on dira juste qu’il ne met pas l’accent sur la performance sans s’attirer d’autres reproches. Notre scooter d’essai étant au départ raide neuf, nous n’avons pu valider l’efficacité du freinage qui manquait de rodage. Assuré par deux disques, il devrait gagner en mordant au fil des kilomètres.

Un mix somme toute réussi
Le Roadbike New Rétro apporte une réponse aux besoins des citadins. Séduisante et réussie, son esthétique Vintage plaira aux amateurs de scooters "à l’ancienne", qui devront toutefois garder à l’esprit les capacités d’emport et l’usage limité d’un engin dont le clinquant résistera probablement moins bien au temps que celui d’autres scooters... mais pour un prix tellement plus modeste !
![]() |
![]() |
|
|



Plus de thèmes






Infos pratiques



Fiche technique







Votre annonce gratuite sur Scooter-Station !





