Le groupe Piaggio cache un fantastique bras de levier de l’industrie du deux roues à l’échelon mondial. Imaginez : pas moins de 600 000 véhicules sortent chaque année des lignes de montage, assemblés par 6 000 salariés au sein de près d’une dizaine d’usines. Dès lors, avec des enseignes telles que Piaggio, Vespa, Aprilia ou Gilera, il apparaît indispensable de mettre en place une stratégie pointue et d’utiliser au mieux la synergie du groupe. Des échanges avec des responsables italiens nous ont permis de dégager une tendance, à moyen terme.
En quelques mots, les gammes devraient être segmentées en fonction des marques, ceci afin d’éviter un cannibalisme trop important au sein du groupe. Ensuite, chaque marque devra faire preuve de suffisamment de pertinence sur son créneau pour occuper la place de best-seller. Par exemple, chez Vespa, on joue à fond sur la fibre rétro avec la gamme des GTS. Celle-ci pourrait être amenée à évoluer avec l’arrivée du nouveau Super 300 : on pourrait avoir affaire à une gamme composée d’un GTS 125, du 300 et peut être d’un futur "maxi Vespa" de plus de 500 cm3. Chez Gilera, on retrouve un maxi scooter : le GP 800. Gilera deviendrait la marque des grosses cylindrées au sein du groupe, et l’on pourrait voir naître d’autres déclinaisons dans ce segment lors du prochain salon de Milan.

Le groupe Piaggio affûte ses armes
La marque Piaggio devrait pour sa part poursuivre ses efforts dans le secteur des 125 cm3, autour de trois modèles (soit un GT, un entrée de gamme, un grande roues), dont deux déclinaisons pour chacun apparaîtraient. Cela représenterait une gamme de neuf modèles en tout. Le sport resterait l’apanage de Derbi ou de Gilera, comme pour cautionner les engagements en GP 125. Dès lors, des produits sportifs sortiront des chaînes de fabrication. Aprilia devrait continuer à développer des produits dits High Tech. Ces deux-roues façon haute couture prendraient la forme de véhicules dépollués, employant des technologies hybrides et bénéficiant d’avancées en tous genres.
Une chose reste sûre, les ventes de scooters sont au vert ! Urbains au départ, ils se lancent peu à peu sur les grands axes avec les maxi cylindrées. De métropolitain, les scooters gagnent peu à peu toutes les villes, grandes et moyennes. De fait, les constructeurs affûtent leurs armes, multiplient les effectifs des bureaux d’études, et raccourcissent les temps de développement. Avec tout cela, les prochains salons (à Milan et Cologne) promettent une grande animation !






