Vendredi 21 novembre 2008
RSS
Newsletter Recevez la newsletter :
Recherche Recherche :
Suzuki 125 Sixteen

Sixteen, comme seize sur vingt ?

Essai Suzuki 125 Sixteen

Mots-clefs de l'article : Scooter - 125 (B) - Scooter urbain - Suzuki
  Suzuki possède un GT qui se vend bien et revendique une belle carrière, mais ce Burgman 125 était bien seul dans la gamme du constructeur japonais. Bienvenue donc au nouveau Sixteen, un scooter grand public avec jantes de 16 pouces pour moins de 3 000 €.
Millésime : > 2008
mercredi 4 juin 2008
125 cm3   legende
 
Commentaires Enregistrer au format PDF   impression  envoyer l'article par mail   réagir à l'article 5 réactions
 
Images Suzuki 125 Sixteen Images Suzuki 125 Sixteen
Fonds écran Suzuki 125 Sixteen
Prix Suzuki 125 Sixteen Prix Suzuki 125 Sixteen

Les "grandes roues" plaisent beaucoup en Italie, un pays où rouler en scooter est un art de vivre. Si les services marketing des constructeurs les dédient au départ à la gent féminine de part leur allure svelte, ils reçoivent aussi un excellent accueil du côté des hommes qui apprécient leur stabilité. Chez nous, les grandes roues ne trustent certes pas encore les podiums des meilleures ventes, mais c’est un marché en plein expansion. De fait, les marques se doivent de proposer un représentant de cette famille au sein de leurs gammes. Comme Suzuki qui vient de corrige le tir avec la commercialisation de son Sixteen. De loin, ce scooter ressemblerait presque à l’Address 125, un grandes roues à rayons "cheap" en provenance du marché asiatique. D’un peu plus près, son nouveau frère est beaucoup plus valorisant. Surtout dans cette robe blanche affublée d’une selle marron et du kit stickers déco à fleurs (facturé 39 € TTC). Il est vrai que cette décoration printanière vise davantage les femmes ou... les jeunes surfers de la côte basque.

Suzuki 125 Sixteen

Une allonge satisfaisante

On descend le Sixteen de son unique béquille centrale facilement en raison de son poids très raisonnable (135 kg à sec) et l’on prend place à bord. La hauteur de selle (800 mm) impose une taille d’au moins 1,65 m pour espérer toucher le sol avec un pied à plat, d’autant que la pointe du siège plutôt étroite n’écarte pas trop les jambes à l’arrêt. En outre, son rembourrage généreux ravira les douillets. On retrouve ensuite un plancher parfaitement plat et assez profond pour loger les longues jambes et/ou grandes pointures. On constate alors la présence d’un crochet bas, les sacs à sangles courtes reposeront aisément le plancher. Le moteur du Sixteen est dérivé du bloc du Burgman 125. Toutefois de nombreux organes internes sont différents, ce qui en fait une mécanique quasi inédite. Doté d’une injection électronique, le Sixteen démarre sans recours à un quelconque starter, un accessoire devenu de plus en plus rare. Homologué Euro3 et développé pour garantir une consommation réduite, le Sixteen se montre discret, au point de ne percevoir aucun "poum poum" ni vibrations typiques des monocylindres. Les démarrages sont assez francs sur les premiers mètres, sans pour autant en donner l’impression. Au feu vert, on s’échappe plus vite que les automobiles et que certains scooters. Ensuite, le Sixteen connaît un passage à vide entre 40 et 70 km/h, ce qui s’avère pénalisant pour s’extraire vite du flot de circulation en cas de besoin. Il faut préciser que notre machine totalisait à peine 80 km et qu’après un bon rodage le moteur devrait gagner en nervosité. Passé cette accalmie transitoire, le Sixteen montre une belle allonge, voire une vitesse de pointe plutôt élevée.

Suzuki 125 Sixteen

Des grandes roues qui font la différence

Sur l’autoroute avec le vent de face, le Sixteen accroche 120 km/h (compteur), une performance vraiment honorable avec si peu de kilomètres dans la bielle. Même si ce n’est pas sa vocation, il autorise ainsi les trajets suburbains, d’autant que sa stabilité et sa tenue de cap sont ici remarquables. Assez rigide, posé sur ses grandes jantes de 16 pouces chaussées d’excellents pneus (les Metzeler Feelfree déjà testés sur scooter-station), le Sixteen se joue des changements de cap à haute vitesse. De retour en ville, dans le tourbillon parisien, on apprécie alors sa maniabilité et le rayon de braquage pour tailler sa route sereinement sur les boulevards encombrés. D’une largeur contenue (même au niveau des rétroviseurs), le Sixteen s’épanouit dans les bouchons. La précision du train avant se rapproche de ce que l’on a l’habitude de ressentir sur les motos ainsi que la sécurité du freinage. Couplé (les freins avant et arrière sont actionnés en même temps en tirant le seul levier gauche, le levier droit permettant de renforcer encore la puissance sur la roue avant) et doté d’étriers à trois pistons, il assure des ralentissements efficaces et permet un dosage facile sans se compliquer la vie. Certes, il ne fait pas aussi bien que le plus coûteux équipement du Honda S Wing ABS mais distille malgré tout un sentiment de sécurité et de contrôle quasi total. Bien joué ! Côté comportement, le Sixteen offre un compromis tenue de cap / confort très correct, malgré des amortisseurs un peu trop secs. On a vu pire, mais mieux également serait on tenté de dire. Finalement, le plus gros inconvénient du Sixteen arrive quant on se penche sur les considérations pratiques. Le coffre sous la selle est très réduit et même si les "grandes roues" ne permettent pas de faire des miracles sur ce point, on attendait quand même mieux de Suzuki. Peu profond, ce compartiment ne permet pas de loger un casque (même un jet à écran pas trop volumineux). En outre sa forme assez ronde pose des difficultés pour y loger ne serait-ce qu’un antivol en U (un antivol de type chaîne est donc fortement conseillé). Heureusement, le porte paquet large et ajouré pourra accueillir un top case, compensant ainsi les manquements du coffre !

Suzuki 125 Sixteen

Un prix placé... mais sans accessoires

Le Sixteen vient judicieusement consolider la gamme de scooters Suzuki. Sain en tenue de cap, sécurisant côté freinage, nanti d’une bonne vitesse de croisière, il est donc à l’aise en usage urbain et sub urbain (à condition de lui greffer une bulle pour les grands parcours sur voies rapides). Comme c’est souvent le cas chez les "16 pouces", on déplore l’absence d’un coffre décent sous la selle, une tare qui nécessitera de greffer un top case au porte-paquet. Correctement assemblé (en Espagne comme d’autres modèles Suzuki), le Sixteen joue donc placé à 2 999 €, même si pour ce prix on aurait apprécié un équipement plus complet, dont une bulle et un top case de série.

Plus Moins
  • comportement
  • performances
  • freinage
  • coffre trop petit
  • nervosité entre 40 et 70 km/h
  • équipement limité



Suzuki 125 Sixteen : À retenir


Pratique :

Prix : 2 999 € (au 04/06/08)
Coloris : blanc, gris, bleu, noir mat
Garantie : 2 ans, pièces et main d’oeuvre

Suzuki 125 Sixteen

Dans le détail :

Le tableau de bord est lisible, mais les informations réduites. Un trip partiel, une jauge à essence, l’heure, et un voyant de maintenance côtoient le compteur de vitesse et l’indicateur de température.
Les rétroviseurs sont écartés juste comme il faut. On ne voit pas ses coudes et épaules, et ils ne gênent pas dans la circulation. En revanche, leur surface est assez réduite. L’avertisseur sonore est correct.
La selle est très confortable, y compris pour le passager qui dispose de repose-pieds assez proches et de poignées de maintien situées sous le porte paquet.
Le Sixteen ne dispose pas de béquille latérale, ni de warning, ni de commande d’appel de phare.
Le coffre sous la selle peut accueillir un antivol de type chaîne et un pantalon de pluie. C’est un espace malheureusement insuffisant puisqu’il ne peut contenir un jet à écran.

Suzuki 125 Sixteen

Moteur

Le moteur de ce Sixteen est développé sur la base du bloc du Burgman, refroidi par eau, doté d’un seul arbre à cames en tête et de quatre soupapes. Il en diffère malgré tout en de nombreux points, comme ses cotes internes ainsi que le rapport volumétrique. En outre, Suzuki n’a pu nous divulguer les valeurs de puissance et de couple du Sixteen. Injecté et dépollué, le Sixteen présente une transmission douce, laquelle ne présente pas de double variateur comme sur le Burgman, ce qui peut expliquer le manque de nervosité ressenti dans la tranche 40 à 70 km/h.

 
Crédits :
Par Christophe Le Mao
 


Fiche technique

Moteur : monocylindre, 124 cm3, 4 temps, refroidi par eau, 1 arbre à cames en tête et 4 soupapes, alésage 53,5 mm x course 55,2 mm, injection électronique, transmission automatique par variateur
Puissance et couple NC

Partie cycle : cadre en tubes d’acier à simple berceau inférieur, fourche télescopique et 2 amortisseurs AR réglables en précharge, freins AV 1 disque / étrier 3 pistons - AR disque / étrier 3 pistons, pneus AV 100/80 x 16 - AR 120/80 x 16

Gabarit : empattement 1385 mm, hauteur de selle 800 mm, réservoir 8,5 litres, poids à sec 135 kg

Performances : vitesse maxi 120 km/h (compteur), conso moy. de l’essai 3,6 l./100 km

 
 

Vos commentaires

  • Suzuki 125 Sixteen
    22 septembre 2008, par Matthieu Constanzo
    J’ai été très agrablement surpris par la maniabilité de ce scooter - aussi bien que mon Speedfight 100 que je veux vendre - et aux départs aux feux ainsi que par son silence. Mais le Burgman 125 me semblait encore plus silencieux et encore plus rapide de 0 à 80 et bien plus confortable uen fois sur la double voie à 110. En vitesse de pointe, dans les mêmes conditions (à 20 minutes d’intervalle) le Sixteen rendait 15 km/h...Le seul gros avantage était de pouvoir mieux se faufiler entre les voitures que le Burgman. Mais pas moyen de mettre mon intégral. Ca c’est le toupet pour un scoot.

    • Suzuki 125 Sixteen
      24 septembre 2008, par ALANN

      Bonjour,

      Je suis intéressé par le sixteen, mais pourrais-tu bien précisé à quelle vitesse il roule réellement ? Je possède actuellement un van van, et je roule pas mal en duo avec ma compagne, alors je voudrais quelquechose de plus puissant ! Merci pour ta réponse


  • Suzuki 125 Sixteen
    28 juin 2008, par jm71
    Le coffre ne peut même pas contenir un casque jet ! Grosse bourde de la part de Susuki. Quand on achète un scooter, c’est aussi pour avoir un coffre, sinon autant acheter une moto

    • Suzuki 125 Sixteen
      8 juillet 2008
      Si je déplace la trousse à outils, je rentre très bien mon jet à écran. Bizarre...
      • Suzuki 125 Sixteen
        12 juillet 2008, par azer
        Avez vous évalué votre consommation . Si oui, sur quelle type de parcourt , et dans quel condition. Merci

 
 

Occasions
 
 

 

Maxitest
Partageons nos expériences !



Lire le maxitest complet du







Remplir le maxitest du
 
 

Top hebdo*
Kawasaki dit non au scooter
Nous avons avons évoqué avec les dirigeants de Kawasaki l’arrivée de la marque sur le marché des scooters. Voici ce qu’ils nous ont répondu.

Piaggio MP3 LT 400
Plus gros des trois-roues inclinables accessibles aux automobilistes, le Piaggio MP3 LT 400 promet des performances proches de celles des maxi-scooters.

Yamaha Maxam et Suzuki Gemma
Ces Yamaha Maxam 3000 et Suzuki Gemma feraient sans doute bien des envieux chez nous... s’ils étaient importés. Mais qui sait ?

* articles les + lus durant les 7 derniers jours
 

 

Les derniers posts du Forum
 

 
 

 
 
60 visiteurs connectés