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essai scooter Suzuki AN 400 Burgman a n an400

Toujours là !

Essai Suzuki AN 400 Burgman

Ce Burgman fut en 1999 le pionnier des maxi scooters. Et il faut bien le reconnaître, un coup de maître pour un coup d’essai ! Aujourd’hui, il reste parfaitement d’actualité grâce à un rapport prix / prestations judicieux. Au menu, de l’efficace pour tous les jours, sans état d’âme.
Millésime : 1999 > 2002
samedi 4 mars 2000
400 cm3   legende
 
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Images Suzuki AN 400 Burgman Images Suzuki AN 400 Burgman
Fonds écran Suzuki AN 400 Burgman
Prix Suzuki AN 400 Burgman Prix Suzuki AN 400 Burgman


A sa sortie pourtant, les experts criaient au sacrilège. « Comment ? Un scooter capable d’excès de vitesse sur autoroute ? Avec des dimensions de GT et une ergonomie de motomobile ? De qui se moque-t-on ? » Au début des années 90, Honda avait déjà tenté l’aventure avec feu le Honda 250 Spazio, qui s’était heurté à un public tout simplement pas encore sensibilisé à ce type de deux roues. Depuis, le trafic urbain s’est intensifié et l’utilité de ces engins ne fait plus l’ombre d’un doute. Aptes à nous faire traverser les villes, confortablement installé, les pieds au sec, pour rallier foyer lointain et lieu de travail, les maxi-scooters font désormais partie de notre univers mobile. Et avec ce 400 Burgman, Suzuki est sans aucun doute à l’origine de cette nouvelle espèce.

De la classe

Suzuki AN 400 Burgman Force est de reconnaître que le Burgman possède une certaine classe. Des liftings successifs lui ont apporté un excellent niveau de finition. Rien ne manque sur ce scooter, à commencer par un généreux coffre pouvant accueillir deux casques intégraux. La selle (qui supporte aussi l’éclairage intérieur ! ) reste maintenue en position ouverte par un petit vérin tandis que la moquette peut se retirer facilement pour le nettoyage. Les jantes en aluminium sont du plus bel effet, comme les rétroviseurs chromés. Seul le compteur de ce modèle 2001 a gagné en lisibilité tout en perdant son joli fond alu au profit d’une teinte plus sombre. Les informations usuelles ne manquent pas à l’appel : compteur, jauge de température et d’essence, kilométrage total et partiel, montre. La batterie de voyants comporte également le témoin du frein de parking, peu courant. Les dimensions importantes du Burgman offrent une habitabilité confortable. Les lombaires bien calés sur le dosseret réglable en éloignement, on se sent comme dans un fauteuil, les pieds en avant sur un plancher généreux. Sur une assise moelleuse, on apprécie le paysage qui défile au travers d’une large bulle. Dommage qu’à partir de 110 km/h, celle-là crée l’habituelle turbulence qui vous pousse dans le dos. Hormis ce phénomène, ce scoot’ reste très agréable à piloter dans un milieu urbain. Rien ne dépasse à part les rétroviseurs judicieusement positionnés pour ne pas buter contre ceux des berlines. Difficile de sentir une réelle différence entre le 250 et le 400 cm3 en matière de maniabilité et d’agilité... La direction neutre et légère aide à la tache tandis que le gabarit inférieur à un T-Max ou un Honda Silverwing autorise des manoeuvres d’équilibriste entre les files de voiture. Dommage que le Suzuki ne possède pas de feux de détresse, si pratique dans les bouchons.

Une puissance suffisante

Suzuki AN 400 Burgman Au feu vert, les accélérations sont suffisantes pour oublier les voitures et même quelques motos. La montée en régime est linéaire, transmission par courroie et variateur oblige. On ne ressent quasiment aucun creux jusqu’à 130 km/h. La conduite urbaine prolongée sans avoir à changer de vitesse relève de la flemme aiguë... mais voilà un exercice reposant en diable. Sur Autoroute, pas de problèmes... ou presque. Car à près de 160 km/h compteur en vitesse de pointe, le Burgman ne vous met quand même pas à l’abri des flashs. A tel rythme, la stabilité irréprochable ressentie à 120 km/h se dégrade. Pas dangereux, l’engin est victime de son architecture (tout le poids sur l’arrière), de la souplesse de ses suspensions et de ses roues de 13 pouces, gages d’agilité au détriment de la tenue de cap. Pas de quoi s’inquiéter, mais tout simplement piloter l’engin avec douceur à ces vitesses ultimes de cadres pressés. Si un danger se fait sentir, les freins vous stopperont avec une volonté ardente. Le système intégral (le levier gauche commande les disques avant et arrière) étonne par sa puissance et son dosage parfait, un vrai bonheur sous la pluie ! Arrivé au péage, vous apprécierez la soute du tablier (fermant à clef) pour y retrouver téléphone portable et autres porte-monnaie (une aubaine pour les motards habitués à fouiller les poches de leur blouson).

Droit au but

Malgré sa présentation soignée, le Suzuki 400 Burgman ne donne pas dans l’esbroufe. Il va tout simplement droit au but en proposant le meilleur de ce que l’on attend d’un maxi scooter. Sans réels défauts, il impose un juste milieu entre confort, habitabilité, performances, encombrement... et prix. Ses concurrents sont nettement plus chers...

Suzuki AN 400 Burgman : A retenir

Suzuki AN 400 Burgman Fidèle à la politique de la marque, ce scooter apparu en 1999 présente un rapport qualité/prix toujours aussi favorable, même après son lifting opéré en 2001. Conçu avec sérieux, il propose une motorisation moderne dans une partie-cycle correctement équipée. Gage de performances suffisantes et de facilité de pilotage, son monocylindre 4 temps délivre 32 ch., soit un « haras » adapté à la ville et la grande banlieue. Refroidi par eau, doté d’une culasse quatre soupapes et d’une transmission variable par courroie, il n’a rien à envier à la partie-cycle en matière de modernisme. Avec son solide cadre tubulaire acier, sa fourche télescopique de gros diamètre (41 mm) et sa suspension arrière progressive à monoamortisseur (réglable par mollette facilement accessible), le Burgman 400 s’inscrit dans la lignée technologique des autres productions de la maison. Côté freinage, là encore, l’engin présente un équipement judicieusement adapté à sa vocation. Le levier gauche commande deux pistons de l’étrier avant et l’étrier arrière, tandis que le levier droit contrôle les deux autres pistons de l’étrier avant. Voilà donc un freinage intégral (depuis largement répandu dans la catégorie) efficace, facile à doser et utilisable par un public de non spécialistes. Entre autre équipement, on notera la petite ouverture frontale au niveau du carénage permettant de générer un flux d’air moins gênant au niveau du buste, la veilleuse de coffre dont les 53 litres suffisent à abriter deux casques ou une petite valise, la très confortable selle passager munie d’un dossier.

 
Crédits :
Par Christophe Le Mao
 


Fiche technique

Moteur : 385 cm3, monocylindre refroidi par eau, 4 temps, simple ACT et 4 soupapes, 1 carburateur diam. 36 mm, transmission variable par courroie
Puissance 32 ch. (23,5 kW) à 8 000 tr/min, couple 3,2 daN.m à 6 000 tr/min

Partie cycle : cadre tubulaire acier, fourche télescopique diam. 41 mm, monoamortisseur AR, freinage intégral AV 1 disque / étrier 4 pistons - AR 1 disque / étrier 2 pistons, pneus AV 110/90 x 13 - AR 130/70 x 13

Gabarit : empattement 1 590 mm, chasse 106 mm / angle 26°5, hauteur de selle 690 mm, réservoir 13 litres, poids avec les pleins (usine) 195 kg

Performances : vitesse maxi 150 km/h, accélérations 400 m DA 18 s, conso moy. de l’essai : 4,8 l./100 km

 

Partageons nos expériences !

En ce moment, 19 avis d'utilisateurs sur cette SUZUKI AN 400 Burgman

Graphique note SUZUKI AN 400 Burgman Note générale : 7.3
Classement général : 240e / 285
Evolution : 0

  • Votre essai 7.79
  • Entretien/budget 7.13
  • Vous 6.72
  • Pratique 7.7
  • Long terme 7.14
Conclusion maxitest Dernier avis :
Possédant un modèle 2000 depuis bientôt 1 an, j'ai roulé environ 10 000 km avec. Trajets quotidiens et routes + autoroutes régulièrement, je suis satisfait voire comblé par : - sa consommation (env. 4, 5 l/100 sans trop tirer) - sa protection (j'ai mis une bulle haute) - sa maniabilité (un vélo) - son rangement sous la selle (très correct) - la position de conduite - la polyvalence au quotidien. En revanche, je suis déçu par : - sa tenue de route sur autoroute (peut-être du à la bulle haute + top-case) - son hyper-sensibilité au vent latéral - il n'aime pas du tout les mauvais revêtements - son freinage est peu rassurant. - il cale par temps froid (hiver) aux feux ou même dans les ronds-points. Impossible de trouver de quoi ça vient !

 
 

 
 

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