"C’est le nouvel X-Max ?" A l’arrêt ou au feu tricolore, cette question était sur toutes les lèvres tout au long de notre essai de ce nouveau Sym. Le Citycom 125 adapte la base du modèle 300 cm3 à une version optimisée du monocyclindre quatre temps à refroidissement liquide maison. Compact, efficace au quotidien et capable d’évoluer sans faillir à rythme sportif, il vise large. De quoi prendre quelques précieuses parts de marché à son modèle japonais ? Sa plus rude concurrence pourrait pourtant être ailleurs !

Ambitieux et efficace
Dans sa robe blanche à la mode, le Citycom 125 semble calqué sur le best-seller japonais : pare-brise solidaire de la direction, double optique séparée, large tunnel central et selle biplace sans oublier la position assise imposée, jambes à l’équerre. En revanche, le Sym se distingue du Yamaha par un design tout en arêtes vives et pointes acérées. Sa ligne est identique à celle de la version 300 cm3 : dynamique et totalement contemporaine. L’allure virile du Citycom 125 le démarque du commun des scooters à grandes roues, hésitant souvent entre lignes tendues et courbes douces pour tenter de séduire les utilisateurs des deux sexes... En vain ! Le constructeur de Taïwan adopte une nouvelle approche. Le Citycom 125 va clairement chasser la clientèle des scooters GT majoritairement masculine avec un produit intermédiaire. En effet, avec des jantes de 15 et 14 pouces de diamètre, nous avons affaire ici à un faux scooter à grandes roues. En revanche c’est un authentique citadin.

Une belle santé
Profitant de la maniabilité offerte par ce compromis GT et de sa compacité, ce 125 asiatique se révèle encore plus efficace dans le rôle de commuter que le Citycom 300 i : rigide et stable, il tient parfaitement le bitume quelle que soit l’allure. De plus, il gagne légèrement en vivacité pour mieux se faufiler dans le trafic dense des centres-villes. Sa garde au sol et son freinage puissant et dosable complètent un potentiel dynamique tendance sport. Côté moteur, on profite d’une version optimisée du bloc maison. Avec un conducteur de 60 kg, les 124,5 cm3 made-in-taïwan le propulsent à 50 km/h en un peu moins de 5 secondes. Il lui en faudra autant pour reprendre jusqu’à 70 km/h. Il accélère ensuite sans faiblir jusqu’à 110 km/h compteur. Finalement, l’aiguille du compte-tours entame goûlement la zone rouge. Sans déclencher la coupure d’allumage, vous atteindrez 120 km/h sur le plat. Sans se montrer aussi performant que ses meilleurs concurrents européens et japonais, le Citycom affiche une belle santé. Il achèvera de séduire par le volume important de son (coffre compte-tenu de son gabarit), la protection offerte par son tablier et sa bulle presque verticale autant que par ses suspensions efficaces sur les grosses compressions et en duo. Un exercice dont il se tire avec les honneurs grâce à sa selle accueillante et joliment finie... côté face.

Encore perfectible
En revanche côté pile, le soin porté à l’assemblage n’atteint pas celui dont bénéficie le GTS 125 Evo du même constructeur. Pas de bordure élastique pour masquer les aggrafes ni de verrin pour guider l’ouverture et la fermeture du coffre. Pour le duo, pas de dosseret de série et au guidon pas de warning. Bref, rien de rédhibitoire dans l’absolu mais étant donné le niveau atteint par Sym avec son GT, nous sommes restés un peu sur notre faim avec le Citycom. Et si le moteur se montre à son avantage côté performances, il demeure moins plaisant au chapitre de l’agrément. Il est plus bruyant que sur les autres 125 Sym partageant la même base. Enfin, sa transmission émet de très légères vibrations en évoluant à 6 000 tr/min.

Le juste prix ?
A mi-chemin entre un scooter GT et un scooter grandes roues citadin, le Citycom 125 possède donc de nombreux arguments pour séduire ceux qui recherchent un 2 roues valorisant mais plus compact qu’un Gle Citycom est clairement compétitif face à un Yamaha X-City, moins rapide et affiché presque 200 € de plus ou un Peugeot 125 Géopolis, certes plus léger de 17 kg mais plus cher de 450 €. A 3 199 €, il entre aussi en concurrence avec un Honda SH 125 i, plus compact et bien fini mais presque exclusivement citadin. Pourtant, nous restons un peu dubitatifs face au positionnement tarifaire du Sym Citycom 125. Car dans la gamme taïwanaise, le GTS Evo, mieux équipé et soigné dans les détails, est affiché à 3 099 €. Le marketing a sans doute ses raisons ...
![]() |
![]() |
|
|



Plus de thèmes







Infos pratiques



Fiche technique



Votre annonce gratuite sur Scooter-Station !





