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Le commuter idéal ?

Essai Sym Citycom 300i

Mots-clefs de l'article : Scooter + 125 (A) - Scooter GT - Scooter urbain - Sym
  Sym nous avait promis l’arrivée du City com 300i avant la fin de l’été ; c’est chose faite. Roues de 16 pouces, coffre et protection dignes de son rang, ce nouvel étendard de la marque de Taiwan ne manque pas d’atouts. Nous l’avons testé.
Millésime : 2008
mercredi 13 août 2008
300 cm3   legende
 
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Images Sym Citycom 300i Images Sym Citycom 300i
Fonds écran Sym Citycom 300i
Prix Sym Citycom 300i Prix Sym Citycom 300i

Jusqu’à présent, le GTS 250 constituait l’offre de plus forte cylindrée de la marque Sym. En aout 2008, le nouveau City com 300i prend enfin les commandes de la gamme, mais dans un genre différent. En effet, si le GTS 250 fait partie des scooters dits "GT", le Citycom 300i se présente pour sa part comme un "grandes roues" polyvalent. Grandes roues, car il présente des jantes de 16 pouces à l’avant comme à l’arrière, soit un diamètre proche de ce que l’on trouve sur la plupart des motos (17 pouces). En outre, le Citycom possède un temps d’avance avec sa cylindrée de 300 cm3, assez peu courante aujourd’hui mais qui devrait se développer très rapidement au détriment des 250 cm3. Ainsi, la tendance qui se dessine déjà en matière d’éventail de cylindrées pour les prochaines années est celle-ci : 125, 300, 500 cm3 et plus. Par ailleurs, les dernières productions de Sym nous ont habitués à un bon standard de qualité. Le City com a fière allure, rappelant selon les angles des pointures telles que les Yamaha X City et Geopolis de Peugeot ou réciproquement. Côté détails, on apprécie la jolie selle surpiquée ou l’agencement de l’habillage, qui ne méritent guère de critique. Certes, certains plastiques (du poste de commande) apparaissent légers ou le porte bagage craque un peu sous la pression des mains. Mais le Citycom n’en présente pas moins une belle ligne, singulière, et une finition tout à fait satisfaisante.

Essai Sym Citycom 300i par scooter-station : Le commuter idéal ?

Agile, précis et naturel

Si la cylindrée peut être considérée comme mixte, le gabarit lui aussi témoigne de ce positionnement un rien bâtard à priori, mais qui s’avére judicieux par la suite. Pour l’instant, le gabarit impose un respect certain. Descendre le Sym de sa béquille centrale demande un bon coup d’épaule en regard de son poids (182 kg à sec). Pour sa part, la selle culmine à 800 mm. La largeur conséquente assure une assise tout confort, mais écarte d’autant plus les cuisses. Les moins d’un mètre soixante dix en seront pour leur frais et ne poseront qu’une pointe de pied de chaque côté. C’est souvent le lot des scooters dits à grandes roues finalement, le City com de Sym se situant alors dans la moyenne. Malgré ses mensurations généreuses, les premiers tours de roues redonnent le sourire et rassurent. Bénéficiant d’une bonne répartition des masses, le Citycom se manie avec naturel. Son guidage est impeccable ; on le place sans se poser la moindre question. Les vibrations ressenties au ralenti disparaissent dès les plus bas régimes (2 000 tr/min) dans un confort mécanique feutré.

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L’autoroute au quotidien

On prend alors la route avec confiance, grâce aussi à une accélération linéaire, douce et continue, permettant d’emprunter les voies d’accès aux axes rapides sur une rotation de poignée. Le Citycom 300i grimpe de 50 à 120 km/h sans temps mort, sans tirer sur les bras non plus. En insistant un peu, on atteint même un honnête 140 km/h compteur à près de 8 000 tr/min, le moteur ne donnant à cette vitesse aucun signe d’essoufflement, ce qui aura de quoi rassurer les banlieusards pressés. Si ses performances sont donc suffisantes pour doubler avec aisance, le City com ne peut rivaliser en performances avec d’autres scooters plus légers (comme le Honda SH 300i par exemple). En revanche, le confort de conduite est de la partie. Sur les quatre voies, le moteur se fait oublier : reprises douces, silence, absence de vibrations malgré son architecture monocylindre, traditionnellement "rustique" en sensations. Outre son moteur, le confort de ce Sym s’appuie sur ses roues de 16 pouces, ses suspensions bien amorties et selle généreuse. Seule ombre au tableau finalement, une stabilité parfois juste, liée à la position sur la selle (en se reculant ou en s’avançant, le phénomène s’amplifie ou disparaît). Au final, le Citycom 300i comblera assurément les banlieusards dans un rôle de commuter : 20 km d’autoroute tous les matins ne lui feront pas peur, et ce toute l’année bien à l’abri derrière le pare brise et le tablier ventru.

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Un maxi à l’aise en ville

Mais qu’en est-il de ses capacités urbaines ? Malgré son volume généreux, sa maniabilité, pressentie jusqu’alors, se vérifie en ville. Ainsi, son bon rayon de braquage permet quelques belles évolutions entre les files de voitures, et comme les rétroviseurs du Citycom passent au dessus de ceux des monospaces... on passe presque partout. En ville, le moteur continue de séduire par son silence et sa rondeur. Le Citycom 300i démarre avec une onctuosité qui égale la douceur de ses reprises. L’accord entre moteur et transmission est impeccable. Là encore, les performances sont suffisantes, même si certains modèles de 300 cm3 présentent plus de caractère (comme par exemple le Vespa 300 GTS). Le City com 300i présente en revanche bien plus d’aspect pratique. Le coffre se montre accueillant pour un scooter de cette famille à grande roues (pour un gros jet à écran et une combinaison de pluie), le tablier dissimule de vastes rangements. Question sécurité, le nouveau Sym propose aussi un freinage efficace, mais dénué d’assistance ou de couplage. Certes, à un tel prix, on ne peut pas tout avoir. Fort heureusement, le City com freine fort et le feeling au levier évite de bloquer la roue avant, cause de chute quasi inévitable.

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Le meilleur de Sym

Au final, le Citycom 300i est une incontestable réussite. Ligne tendance, assemblage correct, sérénité de conduite, efficacité sur route et en ville... on n’est pas loin du sans faute. Son gabarit à mi-chemin entre celui des scooters 125 cm3 et des maxi scooters de plus de 500 cm3, s’avère judicieux. Le City com est suffisamment accueillant pour apporter une bonne protection sans devenir imposant pour gêner en ville. Surtout, il fait preuve d’une grande homogénéité et démontre le savoir faire grandissant des marques taïwanaises, oubliant la copie pour fournir des modèles originaux, aboutis et dotés d’un rapport qualité/prix... imbattable. Le nouveau Sym Citycom 300i ne fait pas exception à la règle. Vendu 3 999 €, il est moins cher que certains 125 et possède donc tous les atouts pour séduire un public vaste.

Plus Moins
  • comportement homogène
  • douceur de fonctionnement
  • polyvalence
  • rapport qualité/prix
  • poids à l’arrêt
  • pas de freinage couplé/ABS


Sym Citycom 300i : A retenir


Pratique

Prix : 3 999 € au 13/08/08
Garantie : 2 ans, pièces et main d’oeuvre, kilométrage illimité
Coloris : gris ou noir

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Moteur

Le Citycom 300i utilise la base moteur du GTS 250. Il s’agit d’un monocylindre 4-temps à 4soupapes, refroidi par eau et équipé d’une injection électronique. Il cube 262,8 cm3, soit une cylindrée finalement plus proche de celle d’un 250 que d’un 300. La puissance atteint 23 chevaux au régime raisonnable de 7 500 tr/min. Le taux de compression reste lui aussi modéré à 10 : 1. Compte tenu de ces valeurs et de la fiabilité de la base mécanique (GTS 250i), on imagine le Citycom 300i endurant.

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Partie cycle

Elle est de facture classique. Le cadre fait appel à une structure tubulaire en acier. Elle diffère du châssis du GTS 250i en raison de l’implantation différente du moteur et de la présence des grandes roues de 16 pouces. On relève aussi un empattement assez long (1 500 mm), de quoi augmenter la stabilité. Reste un poids un tantinet élevé (182 kg à sec, contre 173 kg pour le GTS 250i). Les amortisseurs arrière sont réglables en précontrainte. Les pneumatiques d’origine proviennent de chez Maxxis, le grip sur sol sec est impeccable.

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Tableau de bord et vie pratique

Lisible et bien agencé, le tableau de bord rétro éclairé de bleu, apporte son lot d’informations. Vitesse, régime, température du moteur, trips partiel et total, jauge à essence et horloge, tout y est. Une commande d’appel de phare est présente au commodo. L’avertisseur sonore est correct, mais on ne trouve pas de warning. Le neiman présente un clapet anti effraction de même facture que sur les scooters de la gamme Suzuki. La clé de contact est sans transpondeur antivol.
Côté rangement, le tablier dissimule pas mal d’espace. On retrouve aussi une prise 12 volts et un accroche-sac, sans loquet de sécurité toutefois. La trappe à essence se loge sur le plancher et le maniement de la serrure n’est pas dès plus pratique. Le coffre sous la selle accueille un gros jet à écran, sous réserve de le disposer comme il convient. Il reste ensuite de la place autour pour un ensemble de pluie par exemple. Cette contenance est plutôt bonne pour la catégorie.

Duo

La selle est confortable et ne glisse pas. Les poignées de maintien sont faciles à tenir et les repose-pieds escamotables permettent de se retenir lors des freinages. Le City com 300i restera efficace et tout à fait vivable à deux.

 
Crédits :
Par Christophe Le Mao
Merci à Patrick, gérant auto moto école au CER Clichy la Garenne, pour s’être prêté à la séance photo
 


Fiche technique

Moteur : monocylindre quatre temps, refroidi par eau, injection électronique, cylindrée 262,8 cm3, alésage x course 73 x 63 mm, 4 soupapes par cylindre, taux de compression 10 : 1, transmission automatique à variateur
Puissance 23 chevaux (16,9 kw) à 7 500 tr/min, couple 2,39 daN.m à 6 000 tr/min

Partie cycle : cadre tubulaire en acier, fourche télescopique hydraulique, double amortisseur AR réglable en précharge, freins AV 1 disque diam. 260 mm / étrier 2 pistons - disque diam. 260 mm / étrier 2 pistons, pneus AV 110/70 x 16 - AR 140/70 x 16

Gabarit : empattement 1 500 mm, hauteur de selle 800 mm, poids à sec 182 kg, réservoir 10 litres

Performances : vitesse maxi 140 km/h (compteur), conso moy. de l’essai 4 l./100 km

 
 

Vos commentaires

  • Sym Citycom 300i = Yamaha Versity
    13 août 2008

    Effectivement il a l’air très sympa ce scooter. Mais pour le côté avant gardiste de la motorisation et du gabarit, on repassera. En effet ce moteur Minarelli a été utilisé sur le Yamaha Versity et son jumeau le MBK Kilibre entre 2003 et 2005. Qui plus est la taille de ces 2 scooters se situe exactement dans le même créneau que le Citycom. Ce dernier est une évoluttion réussie de la production Yamaha. Des roues de 16 pouces, une ligne sympa et l’injection, voila ce qui les différencie.

    Alors tout cela n’est qu’une vaste supercherie ? Bien au contraire, ce scooter a le mérite de donner une seconde chance à un produit qui lors de son lancement n’a pas eu le succès mérité (la ligne robertesque a certainement joué). A savoir un scooter qui se moque des performances ++ et du confort ++. Il fait juste le boulot, et très bien.

    On repassera donc pour le nouveau créneau tout en remarquant que les bonnes idées ont tout intéret à être reprise.


    • Sym Citycom 300i = Yamaha Versity
      16 août 2008
      Effectivement remarque pertinente, mais comme d’habitude on assiste de la part des constructeurs de Taîwan, corée et chine à des plagias systématiques et Sym abuse de ces pâles copies de modêles existants et les vend moins cher (il le font sans complexe comme pour le Fiddle copie de la Vespa Lx) Au moins il n’auront jamais l’âme des produits authentiques !
    • Sym Citycom 300i = Yamaha Versity
      19 août 2008, par Lionel
      Le commentaire ci-dessus, bien que pertinent, contient semble-t-il une inexactitude : le moteur du Sym n’est pas le moteur Minarelli du Versity, qui cube 264cm3 et non 262,8, les valeurs de course et d’alésage étant par ailleurs totalement différentes. Je pense donc que même s’il est proche du Minarelli sur le papier, c’est un moulin spécifique à Sym. Pour le reste, le concept est en effet proche du Versity, revisité plus récemment par Aprilia avec le Sportcity, par Peugeot avec le très beau Geopolis et quelques autres. Ca ressemble à une bonne affaire !
      • Sym Citycom 300i = Yamaha Versity
        3 septembre 2008, par Olivier Skyman

        Absolument aucune ressemblence entre le Versity et le Citycom, vous confondez je pense avec le X-city de chez Yamaha et sa copie, le Cityliner chez MBK.

        Le Versity et le Kilibre n’ont pas marché parce qu’ils avaient une ligne franchement bizarre, des roues de 14 pouces (et non 16) et surtout un coffre qui ne pouvait à peine accueillir un casque jet. Par contre, les rangements dans le tablier avant étaient trés généreux. La cylindrée de 300cm3 était juste une évolution du moteur du Majesty 250 de l’époque et n’offrait pas une puissance franchement supérieure.

        Le versity a fait une honorable carrière en Italie et a servie de base à un autre scooter qui remporte un franc succés chez nous : le X-max.

        Pour revenir au Citycom de SYM, c’est vrai que c’est un mélange de X-max pour l’avant et de X-city pour l’arrière mais il offre des équipement que l’on ne trouve pas sur le grande roue Yamaha comme le compte tours mais il est proposé au tarif d’un X-max 125 donc pour ceux qui ont le A et un budget réduit, ça peut leur permettre de rouler sur un scooter bien fini et à la mécanique fiable.


 
 

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