Jusqu’à présent, le GTS 250 constituait l’offre de plus forte cylindrée de la marque Sym. En aout 2008, le nouveau City com 300i prend enfin les commandes de la gamme, mais dans un genre différent. En effet, si le GTS 250 fait partie des scooters dits "GT", le Citycom 300i se présente pour sa part comme un "grandes roues" polyvalent. Grandes roues, car il présente des jantes de 16 pouces à l’avant comme à l’arrière, soit un diamètre proche de ce que l’on trouve sur la plupart des motos (17 pouces). En outre, le Citycom possède un temps d’avance avec sa cylindrée de 300 cm3, assez peu courante aujourd’hui mais qui devrait se développer très rapidement au détriment des 250 cm3. Ainsi, la tendance qui se dessine déjà en matière d’éventail de cylindrées pour les prochaines années est celle-ci : 125, 300, 500 cm3 et plus. Par ailleurs, les dernières productions de Sym nous ont habitués à un bon standard de qualité. Le City com a fière allure, rappelant selon les angles des pointures telles que les Yamaha X City et Geopolis de Peugeot ou réciproquement. Côté détails, on apprécie la jolie selle surpiquée ou l’agencement de l’habillage, qui ne méritent guère de critique. Certes, certains plastiques (du poste de commande) apparaissent légers ou le porte bagage craque un peu sous la pression des mains. Mais le Citycom n’en présente pas moins une belle ligne, singulière, et une finition tout à fait satisfaisante.

Agile, précis et naturel
Si la cylindrée peut être considérée comme mixte, le gabarit lui aussi témoigne de ce positionnement un rien bâtard à priori, mais qui s’avére judicieux par la suite. Pour l’instant, le gabarit impose un respect certain. Descendre le Sym de sa béquille centrale demande un bon coup d’épaule en regard de son poids (182 kg à sec). Pour sa part, la selle culmine à 800 mm. La largeur conséquente assure une assise tout confort, mais écarte d’autant plus les cuisses. Les moins d’un mètre soixante dix en seront pour leur frais et ne poseront qu’une pointe de pied de chaque côté. C’est souvent le lot des scooters dits à grandes roues finalement, le City com de Sym se situant alors dans la moyenne. Malgré ses mensurations généreuses, les premiers tours de roues redonnent le sourire et rassurent. Bénéficiant d’une bonne répartition des masses, le Citycom se manie avec naturel. Son guidage est impeccable ; on le place sans se poser la moindre question. Les vibrations ressenties au ralenti disparaissent dès les plus bas régimes (2 000 tr/min) dans un confort mécanique feutré.

L’autoroute au quotidien
On prend alors la route avec confiance, grâce aussi à une accélération linéaire, douce et continue, permettant d’emprunter les voies d’accès aux axes rapides sur une rotation de poignée. Le Citycom 300i grimpe de 50 à 120 km/h sans temps mort, sans tirer sur les bras non plus. En insistant un peu, on atteint même un honnête 140 km/h compteur à près de 8 000 tr/min, le moteur ne donnant à cette vitesse aucun signe d’essoufflement, ce qui aura de quoi rassurer les banlieusards pressés. Si ses performances sont donc suffisantes pour doubler avec aisance, le City com ne peut rivaliser en performances avec d’autres scooters plus légers (comme le Honda SH 300i par exemple). En revanche, le confort de conduite est de la partie. Sur les quatre voies, le moteur se fait oublier : reprises douces, silence, absence de vibrations malgré son architecture monocylindre, traditionnellement "rustique" en sensations. Outre son moteur, le confort de ce Sym s’appuie sur ses roues de 16 pouces, ses suspensions bien amorties et selle généreuse. Seule ombre au tableau finalement, une stabilité parfois juste, liée à la position sur la selle (en se reculant ou en s’avançant, le phénomène s’amplifie ou disparaît). Au final, le Citycom 300i comblera assurément les banlieusards dans un rôle de commuter : 20 km d’autoroute tous les matins ne lui feront pas peur, et ce toute l’année bien à l’abri derrière le pare brise et le tablier ventru.

Un maxi à l’aise en ville
Mais qu’en est-il de ses capacités urbaines ? Malgré son volume généreux, sa maniabilité, pressentie jusqu’alors, se vérifie en ville. Ainsi, son bon rayon de braquage permet quelques belles évolutions entre les files de voitures, et comme les rétroviseurs du Citycom passent au dessus de ceux des monospaces... on passe presque partout. En ville, le moteur continue de séduire par son silence et sa rondeur. Le Citycom 300i démarre avec une onctuosité qui égale la douceur de ses reprises. L’accord entre moteur et transmission est impeccable. Là encore, les performances sont suffisantes, même si certains modèles de 300 cm3 présentent plus de caractère (comme par exemple le Vespa 300 GTS). Le City com 300i présente en revanche bien plus d’aspect pratique. Le coffre se montre accueillant pour un scooter de cette famille à grande roues (pour un gros jet à écran et une combinaison de pluie), le tablier dissimule de vastes rangements. Question sécurité, le nouveau Sym propose aussi un freinage efficace, mais dénué d’assistance ou de couplage. Certes, à un tel prix, on ne peut pas tout avoir. Fort heureusement, le City com freine fort et le feeling au levier évite de bloquer la roue avant, cause de chute quasi inévitable.

Le meilleur de Sym
Au final, le Citycom 300i est une incontestable réussite. Ligne tendance, assemblage correct, sérénité de conduite, efficacité sur route et en ville... on n’est pas loin du sans faute. Son gabarit à mi-chemin entre celui des scooters 125 cm3 et des maxi scooters de plus de 500 cm3, s’avère judicieux. Le City com est suffisamment accueillant pour apporter une bonne protection sans devenir imposant pour gêner en ville. Surtout, il fait preuve d’une grande homogénéité et démontre le savoir faire grandissant des marques taïwanaises, oubliant la copie pour fournir des modèles originaux, aboutis et dotés d’un rapport qualité/prix... imbattable. Le nouveau Sym Citycom 300i ne fait pas exception à la règle. Vendu 3 999 €, il est moins cher que certains 125 et possède donc tous les atouts pour séduire un public vaste.
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Sym Citycom 300i : A retenir
Pratique
Prix : 3 999 € au 13/08/08
Garantie : 2 ans, pièces et main d’oeuvre, kilométrage illimité
Coloris : gris ou noir

Moteur
Le Citycom 300i utilise la base moteur du GTS 250. Il s’agit d’un monocylindre 4-temps à 4soupapes, refroidi par eau et équipé d’une injection électronique. Il cube 262,8 cm3, soit une cylindrée finalement plus proche de celle d’un 250 que d’un 300. La puissance atteint 23 chevaux au régime raisonnable de 7 500 tr/min. Le taux de compression reste lui aussi modéré à 10 : 1. Compte tenu de ces valeurs et de la fiabilité de la base mécanique (GTS 250i), on imagine le Citycom 300i endurant.

Partie cycle
Elle est de facture classique. Le cadre fait appel à une structure tubulaire en acier. Elle diffère du châssis du GTS 250i en raison de l’implantation différente du moteur et de la présence des grandes roues de 16 pouces. On relève aussi un empattement assez long (1 500 mm), de quoi augmenter la stabilité. Reste un poids un tantinet élevé (182 kg à sec, contre 173 kg pour le GTS 250i). Les amortisseurs arrière sont réglables en précontrainte. Les pneumatiques d’origine proviennent de chez Maxxis, le grip sur sol sec est impeccable.

Tableau de bord et vie pratique
Lisible et bien agencé, le tableau de bord rétro éclairé de bleu, apporte son lot d’informations. Vitesse, régime, température du moteur, trips partiel et total, jauge à essence et horloge, tout y est. Une commande d’appel de phare est présente au commodo. L’avertisseur sonore est correct, mais on ne trouve pas de warning. Le neiman présente un clapet anti effraction de même facture que sur les scooters de la gamme Suzuki. La clé de contact est sans transpondeur antivol.
Côté rangement, le tablier dissimule pas mal d’espace. On retrouve aussi une prise 12 volts et un accroche-sac, sans loquet de sécurité toutefois. La trappe à essence se loge sur le plancher et le maniement de la serrure n’est pas dès plus pratique. Le coffre sous la selle accueille un gros jet à écran, sous réserve de le disposer comme il convient. Il reste ensuite de la place autour pour un ensemble de pluie par exemple. Cette contenance est plutôt bonne pour la catégorie.
Duo
La selle est confortable et ne glisse pas. Les poignées de maintien sont faciles à tenir et les repose-pieds escamotables permettent de se retenir lors des freinages. Le City com 300i restera efficace et tout à fait vivable à deux.


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