Au printemps dernier, lors de son maxi comparatif opposant les huit meilleurs scooters 125 GT 2010, il est vrai que nous n’avions pas été très tendres avec le Sym GTS 125 Evo. Sur plusieurs points, nous le trouvions quelque peu en retard par rapport à ses concurrents, et ce malgré le restylage de façade arboré sur la version Evo depuis 2008.
Aujourd’hui, face à la dernière évolution de ce scooter GT 125, un modèle injecté baptisé EFI, force est de constater que Sym a bien fait progresser son fer de lance. Enfin ! En lui donnant une nouvelle allure, en peaufinant sa partie-cycle et, clou du spectacle, en l’équipant d’une motorisation moderne et performante à tous les niveaux, nul doute que l’engin promet un potentiel à la hausse... Voilà donc l’objet de notre match du jour : constater guidons en mains les (éventuels) bénéfices apportés par cette nouvelle version EFI face à son prédécesseur à carburateur (qui reste au catalogue en 2010).

Des internautes invités à comparer leurs Sym GTS 125
Pour mener à bien cette mission qui s’annonce riche en enseignements, Scooter-Station s’est rapproché d’un spécialiste des questions "symistes", Nicolas, membre de la communauté qui anime le forum sym-gts.fr. Propriétaire d’un cyclope, surnom donné aux Sym GTS arborant le phare central à leds, Nicolas connait tout de la première génération de ce scooter. Toutefois, du nouveau modèle, il ne connait que ce qu’il a pu apercevoir sur sa fiche technique. Nous l’avons donc invité à nous rejoindre pour cette journée, avec Pierre-Louis, un internaute propriétaire du modèle EVO qu’il n’a pas hésité à enregistrer dans le maxitest Scooter-Station. C’est d’ailleurs à son scooter vieux d’à peine une année que nous allons opposer notre modèle EFI 2010 confié par Sym France (Motana-Disalco France). Le GTS 125 de Pierre-Louis affiche à peine plus de 3 000 km au compteur, le "notre" 1 900 km, le match va donc pouvoir se dérouler dans des conditions équitables.

Coup de jeune sur le SYM GTS 2010
Avant d’évoquer les différences liées à l’agrément des deux motorisations, un premier constat visuel s’impose à nous. Ainsi habillé, le modèle EFI, uniquement disponible en noir mat, est esthétiquement une réussite. Sa robe très en vogue lui donne un "coup de jeune", voire même une touche de sportivité. Un rafraîchissement qui se prolonge également sur l’assise du scooter agrémentée d’une surpiqûre rouge. Et pour faire ressortir cette couleur flamboyante sur le fond sombre, quelques touches vermillons sont présentes sur les inscriptions SE des flancs de tablier et 125i du garde-boue avant. Face à nous, les deux modèles sont maintenant alignés. Une dernière évolution nous saute alors aux yeux : si le GTS Evo expose fièrement un kick sur son carter de transmission, l’accessoire a immanquablement disparu sur le GTS EFI. Injection oblige, on ne peut plus démarrer le scooter de façon mécanique. En plein hiver, si la batterie fait des siennes, il faudra donc penser aux pinces "crocodiles" ou faire appel à un concessionnaire. Pas top !

Un progrés indéniable
Mais une fois installé sur l’accueillante selle de l’EFI, on oublie vite ce point négatif. L’injection s’apprécie en effet dès que la poignée de l’accélérateur est sollicitée. La réponse de la mécanique est immédiate. Avec onctuosité et vélocité, le bloc tracte dès les plus bas régimes, alors qu’il faut l’emmener bien plus haut dans les tours sur la version à carburateur pour que le scooter décolle dignement. D’après les mesures que nous avons pu effectuer (à lire plus loin), le Sym GTS EVO EFI franchit le 0 à 100 mètres une seconde plus vite que le GTS EVO à carburateur. Même constat pour atteindre la vitesse de 50 km/h où le modèle à carburateur est également pénalisé d’une seconde. Pour constater la différence de relance entre les deux mécaniques, nous avons chronométré leurs reprises entre 50 et 90 km/h : il n’y a pas photo. Là aussi, l’injection électronique "enterre" le carburateur classique.




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