Le petit gabarit du VS et son origine taïwanaise pourraient en rebuter plus d’un, ils auraient bien tort. Le niveau de finition est à la hauteur compte tenu du tarif plus que contenu. Les plastiques sont bien choisis et surtout bien ajustés et l’on ne dénote aucune faute de goût. Les touches chromées sur la proue et les flancs sont particulièrement mises en valeur, et l’écrin blanc nacré de notre version d’essai lui donne fière allure. Lorsque l’on s’installe à bord, on glisse de suite vers la partie avant de la selle trop en cuvette, et on atteint alors facilement les 790 mm de hauteur annoncés, mais sans espoir de remonter la pente. Les jambes se calent aisément contre le tablier ou redescendent pour trouver un plancher plat suffisamment long et large pour une pointure 42 fillette. Le tapis en caoutchouc qui recouvre le plancher est certes confortable, mais on ne sait pas très bien comment il vieillira, notamment au niveau de ses points d’accroche. Au final, mon 1,80 m tient bien en place et les genoux ne gênent jamais le guidon. Appréciable sur un scooter si compact. De leur côté, les larges poignées ergonomiques sont aussi agréables à voir qu’à prendre en main. Les leviers de frein, longs mais non réglables, assurent une bonne prise quoi qu’un peu éloignée pour les petites mains.
Au chapitre des anachronismes, on doit allumer manuellement ses feux de croisement ou de position, et l’absence d’un rappel visuel sur le tableau de bord ou d’un dispositif automatique n’aide pas les distraits. D’autant plus dommage que l’allumage des feux est obligatoire. Au moins, l’allumage électronique dispense de tout starter et le petit moteur se lance au moindre coup de démarreur ou de kick. Dernier point pour les étourdis, il ne faut pas oublier de charger le coffre avant de mettre le contact : il ne dispose que d’une ouverture par clef sur le flanc droit. En cas d’oubli, la boucle accroche sac devant la selle ou le crochet du tablier pourront toujours dépanner.

Il passe partout
On profite très rapidement de la vivacité du VS. Léger, intuitif, il est prompt à contourner les voitures arrêtées, et il passe véritablement partout. Son petit gabarit et son poids plume de 128 kilos à sec sont un atout choc dans le trafic. En circulation urbaine, seule la dimension de la tige des rétroviseurs, qui une fois n’est pas coutume, semble plus faite pour les petits gabarits que pour les plus d’1m70, ne permet pas d’offrir une vision suffisante à un conducteur de grande taille. Au moins, on passe facilement à côté des camionnettes.
Il ne faut pas non plus s’attendre à être choyé par le VS. S’il véhicule avec prestance, il n’est pas des plus doux avec son conducteur et son passager. L’amortissement entrée de gamme rebondit plus qu’il accompagne le mouvement sur les bosses. Méfiance donc à allure rapide ou en duo, le VS est stable tant que le revêtement est bon, ensuite, il faut gérer la direction légère et les suspensions. D’autant que le petit se fait une joie de vous balader à bon rythme. Avec un moteur vaillant jusqu’à 90 km/h (compteur), prompt à reprendre de la vitesse à la moindre rotation de poignée, il ne lui reste plus qu’à gommer son léger creux à 20 km/h pour signer un départ canon aux feux. Il faut cependant se méfier du compteur, dont la générosité n’a d’égal que le volonté de bien faire du VS. Ainsi, 63 km/h en font 50 et 110 km/h affichés sont en fait un bon 90 réel... Il vaut mieux le savoir avant d’emprunter une quatre voies.
Les plus observateurs auront peut être remarqué l’atypique système de frein avant. Le disque périmétrique que nous avions déjà apprécié sur le Joyride 125 offre puissance et réactivité sans induire de mauvaise réaction. Méfiance tout de même sur le mouillé ou lors des gros freinages, il perd un peu de sa superbe. D’autant que le frein arrière à tambour n’est ni précis, ni agréable. Son levier trop ferme prive de ressenti et l’on ignore s’il freine ou s’il bloque. Dommage, voilà une raison de plus de se méfier les jours de pluie. Les reste du temps, c’est un bon compromis.

La bonne surprise
Le VS est une bonne surprise. Son coloris blanc nacré lui confère un nouveau cachet et il peut s’enorgueillir de ne pas s’en laisser compter en agglomération. Sain, assurément pratique et particulièrement volontaire, il est un concurrent redoutable pour le Cygnus 125, plus moderne et confortable, certes. D’autant que son prix est serré : 1 999 € au 15/03/07. Pour 500 € " seulement " de plus qu’un Agility 125, il corrige nombre des défauts du Kymco et offre un supplément notable de sécurité. Particulièrement adapté aux petits et moyens gabarits, il n’exclut aucunement les plus grands, qu’il transporte à l’aise. Si la mobilité prime sur le confort, si vous pouvez faire une croix sur un affichage numérique et que la simplicité ne vous fait pas peur, le VS est fait pour vous.
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Sym VS 125 : A retenir
Le moteur de 124,6 cm3 est de fabrication Sym. Monocylindre 4 temps à 4 soupapes et refroidissement par air, il affiche une puissance modérée de 11 chevaux à 8 250 tr/min. On est loin des 15 ch. tolérés par la loi française, mais ils sont heureusement compensés par un couple honorable de 1,06 daN.m à 6 500 tr/min et un poids de 128 kg à sec, certes élevé pour la catégorie poids plume, mais justifié par le niveau d’équipement et l’habillage cossu. Le petit réservoir de 6 litres permet tout de même de parcourir " un petit 200 kilomètres " compte tenu des 3,2 l./100 km constatés avec un moteur non libéré et non réglé après son rodage. Le bloc conserve le kick de secours et un voyant sur le compteur indique la présence d’huile.

L’empattement de 1 345 mm offre une maniabilité exemplaire sans priver d’une bonne stabilité. Les roues de 12 pouces se parent d’un pneu de bonne qualité et de taille 110/80 à l’avant et 130/70 à l’arrière. A noter qu’elles sont pourvues de valves coudées qui facilitent grandement le regonflage des pneus. Le disque de frein avant de 273 mm est de type périmétrique et coiffé par un étrier simple piston. Le frein arrière est à tambour. Dommage, mais économique. Les deux amortisseurs arrière sont réglables en pré contrainte, un avantage pour le duo régulier.

Le coffre de bonne taille est éclairé par un petit carré lumineux. Appréciable au garage, on profite cependant plus de la grande ouverture de la selle. On peut caser un casque intégral de petite taille dans la partie avant de la soute, et un équipement volumineux, voire un demi jet dans la partie arrière. Attention, le coffre s’ouvre avec la clef de contact et la serrure se trouve sur le flanc droit. On aurait apprécié une ouverture au contacteur, d’autant que l’ouverture de la trappe à essence y est déjà intégrée. Sym a préféré conserver le contacteur standard, qui dispose d’un volet anti-effraction type Burgman 125. Pourquoi pas. Le crochet accroche sac rétractable du tablier associé au plancher plat et à la place disponible permet de transporter un sac profond, la petite boucle sous la proue de la selle accueillera un sachet par exemple.

L’instrumentation de bord est réduite au minimum : elle intègre seulement un compteur très généreux (+ 17 km/h à ’’haute vitesse’’), un odomètre type rouleau et une jauge à essence relativement précise. Une petite montre serait un plus.
Niveau phare, le VS fait fort. Les optiques claires sont également efficaces. Le feu arrière est à diodes et surplombé par une surface réfléchissante rouge intégrée au porte paquet. L’optique avant, en plus d’être beau et d’intégrer des leds blanches en guise de veilleuses, offre un excellent éclairage en feu de croisement comme en plein phare. Esthétique et pratique.

Le passager est bien loti, ses repose-pieds escamotables et parfaitement intégrés à la ligne sont longs et bien placés, son assise correcte et il a de quoi se tenir en prenant en main les poignées prolongeant la platine arrière. Reste à ne pas avoir peur des bosses...







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