C’est un fait : la mayonnaise X-Motion n’a pas pris ! Avec 344 modèles vendus en 2008, 366 en 2009, la Sima - qui distribue la marque TGB - est loin des objectifs qu’elle s’était fixée. Et pourtant le X-Motion 125 a bénéficié d’une plutôt bonne presse et son tarif pour le moins attractif aurait dû séduire les amateurs d’alternatives aux scooters GT japonais ou européens. Les aficionados du Sym GTS Evo, du Daelim S2 Fi ou du Kymco Dink Street auraient pu changer leur fusil d’épaule, mais il n’en a rien été. Est-ce dû à son manque d’originalité ? Au fait que cette marque, venant de quad, était inconnue sur le segment scooter 125 ? Ou comme nous l’indiquions en 2008 dans un précédent essai de la version 250 cm3, la mauvaise qualité de ses amortisseurs ? Le mystère reste entier ! Quoi qu’il en soit, la Sima continue à croire en son produit. Alors, afin de lui redonner des armes pour défendre ses chances sur un segment ultra concurrentiel, elle optimise son millésime 2010. Premiers accessoires à bénéficier de l’évolution : les ressorts arrière.

Plus souple... mais pas plus confortable
Visuellement, les amortisseurs postérieurs ne changent pas. Dotés de bonbonnes d’air séparées, calés derrière la double sortie d’échappement, ils assurent la touche sportive du GT né sous X. Mais à vive allure, comme nous le constations plein gaz sur la version 250 cm3, ils avaient tendance à faire rebondir l’engin sur chaque aspérité de la chaussée. Aujourd’hui sur le 125, ils apparaissent un poil plus souples. Les nouveaux réglages dont ils bénéficient nous semblent donc garantir une meilleure tenue de route. Et cela se vite vérifie en ville, où chaque raccord de bitume est digéré sans que l’engin ne perde son cap. Même aux limites de la motorisation de 125 cm3 - et pourquoi pas sur l’angle - le comportement ne vaut certes pas encore celui de la référence X-Max, mais il ne réserve aucune mauvaise surprise. Le changement se ressent donc à la conduite, en revanche le confort demeure en retrait. Le constructeur nous informe que le rembourrage de selle a été revu au niveau de l’épaisseur et de la densité. Pour notre part, nous constatons malheureusement que subsiste une désagréable raideur. Les deux ergots du milieu de selle, placés sous chaque fesse, signalent rapidement leur présence au conducteur. La chose n’est pas invivable sur de courts trajets, mais devient pénible passée la demi-heure d’utilisation. Il faut cependant avouer qu’avec mes 1,83 m pour 81 kg, je suis d’un bon gabarit et, nous indique la Sima, cet inconfort est moins perceptible pour les autres types de pilotes... à voir.

Une meilleure ergonomie... mais pas un meilleur feeling des freins
Il n’y a pas que les amortisseurs et l’assise qui ont évolué. Le freinage a également fait l’objet d’une attention particulière afin de faciliter la prise en main. Le version 2010 du TGB adopte en effet de nouveaux leviers, plus instinctifs à saisir du fait d’une meilleure ergonomie. On note aussi l’adoption d’un nouveau maître-cylindre censé améliorer le feeling, mais il faut bien admettre qu’il demeure toujours un peu brutal. Le frein arrière est toujours aussi difficile à doser. Question mordant, rien à redire : les disques avant et arrière sont de bonnes dimensions et les étriers agissent avec force.

Il fallait y penser !
L’ultime évolution concerne le design du TGB. Ne cherchez pas trop longtemps la pièce de carrosserie ayant subi le coup de crayon révolutionnaire. La modification est infime, mais a tout de même son importance. En observant les rétroviseurs, vous vous rendrez compte que les clignotants les ont désertés et se retrouvent maintenant sur les flancs de la proue. Il semble qu’ici aussi TGB ait écouté les retours de ses clients, en particulier citadins. Se faufiler dans la circulation laisse en effet quelques traces. Et lorsqu’il faut changer les rétros, cela revenait à 69 €, alors qu’aujourd’hui leur prix est ramené à 39 €. Bien vu pour un scooter à vocation économique.

Bilan : Plus sain et toujours aussi bon marché
Pour le reste, le TGB X-Motion demeure toujours aussi agréable à piloter. On apprécie sa maniabilité, sa motorisation liquide volontaire, bien que parfois bruyante et un peu poussive sur l’allonge. L’engin dispose de pléthore d’aspects pratiques, d’ailleurs pour vous en rendre compte, nous vous invitons à relire son essai complet. Vendu 2 990 €, son prix est un autre argument de taille face à la concurrence européenne ou japonaise. Toutefois, face aux autres alternatives taïwanaises et notamment celles qui arborent le blason de la marque Sym, vendues une centaine d’Euros de plus, le TGB manque cruellement d’originalité. Or sur ce créneau hyper convoité, il est apprécié de se démarquer.
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Fiche technique
Note générale :
Lire les avis TGB X-Motion 125 sur le Maxitest







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Malheureusement assimilé (a tort) aux modèles chinois bas de gamme, la revente s'avère difficile malgré d'agréables sensations de conduite et une finition très correcte. Les quads de la marques sont réputés, les scooters gagnent à être connus Je recommande ce modèle aux débutants qui veulent se faire plaisir pour pas cher sans passer au garage toutes les semaines...