Souvent copié, jamais égalé serait-on tenté de dire à propos du célèbre Vespa, véritable mythe depuis le lancement des premiers modèles après-guerre. Le cadre coque en acier ou la roue de secours intégrée sont autant de caractéristiques techniques qui participent à l’esthétique des "guêpes" italiennes. Mais si leur aspect n’a guère changé, vu le succès de leur ligne, la technique, elle, s’est mise au goût du jour. Et si certaines copies en provenance d’Asie utilisent souvent des mécaniques franchement obsolètes, les Vespa sont en revanche à la pointe, histoire de garder une longueur d’avance industrielle, voire de respecter certaines normes pour faciliter l’exportation. Et la dernière mouture de la Vespa S ie ne déroge pas à la règle. Elle intègre le moteur "Leader" à injection quatre-temps refroidi par air déjà présent sur d’autres modèles de la gamme, comme sur le LX 125 ie.

Phare carré et injection électronique
La Vespa S est le plus rétro et aussi l’un des scooters les plus accessibles du marché aux petits gabarits. Vespa ne communique pas de chiffres concernant le poids de ses véhicules, mais celui de la Vespa S ie doit tourner aux alentours des 115 kg. Un poids modéré, qui, allié à une hauteur de selle de 780 mm, permet de facilement poser les deux pieds à terre quand on mesure 1,65 m. La Vespa S ie reste très facile à prendre en main. Dès le démarrage, le moteur trouve presque instantanément son régime de fonctionnement optimal. Merci à l’injection électronique, qui se charge de tout. Les départs au feu vert sont aussi légèrement plus francs, mais surtout ils seront constants toute l’année. L’injection électronique ne fait cure ou plutôt s’adapte aux changements de température ou de pression atmosphérique. Au quotidien, c’est un gage de facilité et Piaggio revendique une consommation encore plus faible, avec moins de 3,2 l /100. Vos avis futurs dans le Maxitest pourront le confirmer ou l’infirmer. L’agrément du moteur y gagne alors, avec une plus grande discrétion de fonctionnement (vibrations et bruits mécaniques moindres), tandis que les performances brutes restent proches de celles de la version à carburateur. Si l’injection apporte plus de rondeur au moteur, avec de meilleures reprises, la vitesse maximale reste proche de 100 km/h compteur (sur le plat). Il est vrai qu’avec un gain de 0,4 petits chevaux par rapport à la Vespa S, on ne pouvait s’attendre à des miracles.

Une "guêpe" agile en ville
Hormis le changement de mécanique, la Vespa S ie est pour tout dire identique au modèle précédent, dont notre essai remonte à décembre 2007. Ironie du sort, même la couleur (noire) de nos deux Vespa d’emprunt est identique. On retrouve donc sur cette version une prise en main évidente et un rayon de braquage qui aurait de quoi satisfaire plus d’un coursier. Le variateur automatique simplifie nettement la conduite même si le vieux PX à vitesses, en rouge sur la photo, avait son charme. Passé les premiers mètres, en hausse le rythme, on ressent rapidement les limites de comportement de la Vespa S. A basse vitesse, les petites roues de 11 pouces (AV) et 10 pouces (AR) participent amplement à l’agilité de la guêpe, qui tourne dans un mouchoir de poche et ne réclame aucun effort pour évoluer entre les pare-chocs. En revanche, la précision du train avant monobras devient relative lorsque la vitesse augmente. La Vespa S ie perd alors en précision et les changements de direction nécessitent un flegme plutôt britannique qu’italien... La stabilité n’est donc pas le point fort de ce scooter et il sera ainsi plus à son aise intra-muros que sur les voies rapides. Côté confort, la jolie selle cuir ménage davantage le séant que les amortisseurs, limités dans leur débattement, même si certains scooters asiatiques copies du Vespa sont encore plus secs au passage des nids de poule. Le freinage aurait pu profiter de cette évolution pour recevoir un disque à l’arrière en remplacement du tambour de 110 mm. Celui-ci se montre suffisamment performant, mais son agrément est perfectible. En effet, le blocage de la roue arrière intervient trop facilement si l’on tire vraiment sur le levier. Le frein avant est plus efficace, même si la Vespa S ie est loin de procurer la sécurité des scooters GT, notamment dotés de l’ABS.

Bilan : Un mythe standardisé
Avec la Vespa S 125 ie, qui reste proche du modèle précédent, le groupe Piaggio (qui possède Vespa) a voulu mettre à jour le moteur, afin de prolonger la carrière de la Vespa S et limiter ses coûts de production en standardisant la partie mécanique. Ainsi dotée, la Vespa S ie gagne en facilité au quotidien avec des démarrages sans contrainte (plus de starter à doser) et constants toute l’année. Les performances ne sont pas chamboulées, même si l’agrément en profite quelque peu. Toujours très agréable en ville, où ce scooter fait merveille avec sa grande maniabilité, il reste pénalisé sur les parcours de liaison en raison de ses performances modestes et de sa partie cycle peu adaptée aux allures élevées. A 3 299 € en prix d’appel, le tarif de la Vespa S ie reste bien supérieur à la moyenne et l’on peut trouver plus fonctionnel pour ce montant, mais c’est le prix du mythe et, semble-t-il, la mise de départ est partiellement amortie à la revente grâce à la cote d’amour des Vespa.
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Note générale :
Lire les avis VESPA S 125 ie sur le Maxitest







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Excellent scooter pour la ville. Il est très maniable, la prise en main est facile même pour les débutants.