Mercredi 22 octobre 2014
RSS
Newsletter Recevez la newsletter :
Yamaha YP 400 Majesty scooter 2004 Majesti Magesty

Promesses déçues

Essai Yamaha YP 400 Majesty

Le style et l’agrément du 400 Majesty sur longues distances sont ses deux points forts. Mais Yamaha a malheureusement oublié qu’un scooter doit aussi être confortable sur les bosses, s’extirper rapidement de la circulation, aider son pilote à s’arrêter et aligner son prix sur celui de la concurrence. Et ce n’est pas l’évolution 2005 qui fera oublier ce constat mitigé. Essai du modèle 2004 et contre-essai de l’évolution 2005
Millésime : 2004 et évo > 2005
lundi 16 février 2004
400 cm3   legende
 
Commentaires Enregistrer au format PDF   impression  réagir à l'article 0 réaction
 
Images Yamaha YP 400 Majesty Images Yamaha YP 400 Majesty
Fonds écran Yamaha YP 400 Majesty
Prix Yamaha YP 400 Majesty Prix Yamaha YP 400 Majesty


Yamaha YP 400 Majesty

Contre essai évo 2005... Mitigé

Il faut bien se rendre à l’évidence après ce contre-essai du scooter milieu de gamme Yamaha. Certes, l’arrivée d’un deuxième disque avant renforce utilement la puissance de son freinage. C’était l’un des points faibles du modèle 2004 et son évolution 2005 fait mieux sur ce point - à condition de tirer fort sur le levier - mais n’a toujours pas droit à une assistance telle que l’ABS ou au moins un couplage avant/arrière, des équipements quasi incontournables aujourd’hui pour cette catégorie de véhicules aux performances plus qu’intéressantes sur grands axes. Pour le reste, le milieu de gamme Yamaha conserve les défauts dynamiques de son prédécesseur, à commencer par des suspensions toujours trop fermes. Fatigant sur les bosses, le 400 Majesty répercute les secousses dans le guidon et la selle. Sans doute une monte de pneus radiaux aurait-elle un peu amélioré les choses, en gommant les petites vibrations. Le T Max, par exemple, s’en accommode à merveille. Mais sans doute le cadre tout alu de son petit frère n’est-il pas assez rigide pour digérer une telle épreuve. Les techniciens ont donc conservé un compromis plus classique (pneus diagonaux, amortissement ferme) qui montre ses limites en terme de confort tout en sauvegardant un comportement sans mauvaises surprises. Le 400 Majesty garde son cap dignement, y compris aux environs de sa vitesse maxi. Celle-ci reste d’ailleurs l’un de ses meilleurs arguments, tant son monocylindre monte vite en régime et atteint tout aussi rapidement un bon 150 km/h compteur en croisière. Mou au départ du feu et peu avare en vibrations..., celui-ci se révèle nettement plus agréable par la suite grâce à ses reprises efficaces à partir des 70/80 km/h. Voici donc un sprinter plus qu’un utilitaire au service de ce très joli scooter bien équipé. Ligne sobre et soignée, gros coffre, frein de parking, antivol par clé codée entre autres, le 400 Majesty n’a rien envié à la concurrence sur ce point, tout en souffrant finalement de la seule comparaison dynamique. C’est dommage, cette évo n’apporte rien de réellement significatif. On en attendait plus alors que son tarif reste élevé pour la catégorie.

Yamaha YP 400 Majesty : Contre essai évo 2005

Yamaha YP 400 Majesty mod. 2004 : L’essai complet

En décidant d’optimiser son offre en scooter milieu de gamme, Yamaha promettait une alternative judicieuse aux motards et banlieusards. Passant ainsi de 250 à 400 cm3 et par ailleurs complètement inédit, son Majesty 400 cm3 introduit en 2004 conserve le style qui a toujours singularisé la famille. Voilà donc une nouvelle réussite esthétique, un ensemble de lignes harmonieuses et sobres, associé à des jantes à bâtons en alu de belle facture. La planche de bord cerclée de chromes le confirme, la finition apportée à ce scooter témoigne d’un souci évident d’associer fonctionnalité et élégance. Son équipement ne compte quasiment aucune lacune, avec notamment son frein de parking au commodo gauche, son très efficace anti-démarrage électronique et comme sur le 250 Majesty, son coffre pouvant accueillir deux casques intégraux... Une fois à bord, là encore l’espace habitable convainc aussi bien les courts sur pattes grâce à la faible hauteur de selle que les grands gabarits au moyen d’une ergonomie généreuse. Le pilote dispose en outre de deux vide-poches accueillants et de longs marchepieds. Le passager est tout aussi bien traité grâce à sa selle très spacieuse et une généreuse poignée.

A l’aise sur autoroute...

Techniquement inédit, le 400 Majesty repose sur une impressionnante partie cycle mixte alu/acier, propulsée par un tout aussi nouveau monocylindre 4 temps à culasse quatre soupapes et injection électronique. Mesuré à 152 km/h en vitesse de pointe, celui-là tient parfaitement ses promesses en terme de performances pures, permettant sans soucis de longues étapes rapides sur autoroute avec une autonomie de près de 250 km. C’est dans ce cadre qu’il se montre au moins au niveau de la concurrence, sa bulle protège quasi parfaitement le pilote et génère juste quelques remous peu gênants au niveau des avant-bras. Voilà donc le vrai point fort de ce 400 cm3, une efficacité réelle pour rallier la province à la ville via les grands axes bien revêtus. Mais en dehors de cette utilisation, il faut bien reconnaître que le 400 Majesty présente des faiblesses inattendues. En ville par exemple, arrêté à un feu au ralenti, son arbre d’équilibrage a bien du mal à amortir les vibrations de son moteur, se propageant dans la selle et le guidon. Mais voilà bien un détail finalement peu important en comparaison du manque d’efficacité de sa transmission. En effet, le 400 Majesty s’élance mollement au départ du feu, moulinant alors bruyamment pour enfin daigner entraîner sa charge plus promptement à partir des 50 km/h. Voici qui limite grandement l’intérêt de ce 400 cm3 par rapport à un 250 cm3, d’autant qu’il reste lourd sur la balance et plutôt pataud dans les manoeuvres à basse vitesse à cause de son gabarit et de sa direction peu vive.

Yamaha YP 400 Majesty : Essai complet

... plus que sur les bosses

Ainsi donc, le 400 Majesty présente un bilan dans la petite moyenne en ville mais aussi sur route. Car contrairement à la plupart de ses concurrents, il ne dispose pas d’un freinage (au moins) intégral (mais un ABS est prévu pour 2005). Résultat, il requiert un certain savoir faire pour s’arrêter promptement, son simple disque avant manquant de puissance. Côté comportement, ce scooter offre une tenue de cap correcte pourvu qu’on ne force ni sur le guidon ni sur les freinages, comme sur l’ensemble de ses concurrents. En revanche, et c’est là sans doute son gros défaut, ses suspensions sont incapables de garantir le confort que l’on attend de ce type d’engin. Fermes (surtout à l’avant) et dépourvues de réglages, elles gâchent réellement l’agrément de ce scooter qui vous botte systématiquement l’arrière train et vous renvoie en avant sur la moindre bosse. Et ce ne sont pas ses pneus à carcasse diagonale classique qui l’aident sur point (les pneus radiaux sont plus souples et vibrent moins). Bref, inutile d’enfoncer le clou plus longtemps, joli, performant, efficace sur les grands axes mais mou au démarrage, lourd, médiocre freineur et surtout inconfortable et cher, ce Yamaha 400 Majesty va sans doute avoir du mal à se faire sa place face au très bon Suzuki 400 Burgman et aux 500 Italiens, à peine plus coûteux. Souhaitons que le constructeur rectifie vite le tir comme il l’a fait début février 2004 en revoyant sérieusement à la baisse le prix de ses Versity 300 et Majesty 250.

Plus Moins
  • Efficacité sur grands axes
  • Finition/équipement
  • Ergonomie/protection
  • Hauteur de selle
  • Prix
  • Suspensions fermes
  • Accélérations
  • Freinage

Yamaha YP 400 Majesty : A retenir

Yamaha YP 400 MajestyLe 400 Majesty repose une base technique complètement inédite, un étonnant cadre mixte alu/acier et un monocylindre refroidi par eau à culasse quatre soupapes et injection électronique. Si cette architecture est impressionnante à détailler, elle offre un comportement simplement moyen, le manque de rigidité du cadre étant mal compensé par des suspensions trop raides et pas réglables. Malgré tout, on ne peut reprocher à un scooter de tenir moins bien la route qu’une moto, à condition qu’il offre un confort correct. Ce qui n’est pas le cas du Majesty. Equipé en série de pneus à carcasse classique (Dunlop D 305), on pourra sans doute améliorer légèrement son confort en les remplaçant par une des montes radiales désormais disponibles pour les scooters. Par ailleurs, le Majesty offre une garde au sol suffisante en virage. Ses deux disques de frein séparés fournissent une puissance médiocre (principalement à l’avant) sur le modèle 2004 et ne peuvent rivaliser en agrément avec un système intégral, à peine plus coûteux mais plus rassurant à l’usage, surtout sur le mouillé. Le Majesty 400 mod. est équipé d’un double disque.

Yamaha YP 400 MajestyCe scooter Yamaha présente en outre un équipement complet et pratique, à l’image de son gros coffre pour deux casques intégraux, de ses deux vide-poches dans le tablier, de sa gâchette de frein de parking au commodo gauche ou de sa bulle haute et efficace. Il est doté outre d’un très dissuasif anti-démarrage par clé codée. Sa planche de bord est aussi jolie que lisible, même si on s’interroge encore sur l’utilité d’un compte-tours avec une transmission automatique. Il aurait été ici plus utile de proposer à sa place par exemple des leviers réglables pour les petites mains. Sa fenêtre à cristaux liquides informe sur les kilométrages partiels (2) et total, l’heure et la température extérieure. Elle comporte aussi une jauge à essence malheureusement peu précise. Les deux derniers des quatre quartiers s’effacent très vite. Un totalisateur affiche alors le kilométrage effectué depuis le passage en réserve mais pas le kilométrage restant, ce qui ne sert pas à grand-chose. Lors de notre essai, il indiquait la réserve au bout de 220 km à allure plutôt soutenue (soit 12 litres consommés aux 100 kilomètres et 2 litres restant en réserve), avec à la clé une autonomie suffisante. A noter aussi, les excellents rétroviseurs et les deux béquilles.

Yamaha YP 400 Majesty Enfin, la selle est très spacieuse et bien dessinée. Elle est réglable en éloignement et permet aux petits gabarits de poser les pieds facilement au sol. L’espace passager est accueillant, avec entre autre une longue poignée faisant le tour de la selle.

Parmi les accessoires disponibles : top-case, porte-paquets, large pare-brise, déflecteurs, dosseret passager et poignées chauffantes. Le Majesty 400 est proposé en coloris gris, bleu, argent.

 
 


Fiche technique

Moteur : 395 cm3, 4 temps, monocylindre, alésage 83 mm x course 73 mm, refroidi par eau, 2 ACT et 4 soup./cyl., injection électronique, transmission automatique
Puissance 35 ch. (25,7 kW) à 7 250 tr/min, couple 3,6 daN.m à 6 000 tr/min

Partie cycle : cadre alu et acier, fourche télescopique diam. 41 mm, 2 amortisseurs AR, freins AV 1 disque diam. 267 mm / étrier 2 pistons - AR disque diam. 267 mm / étrier 1 piston, pneus AV 120/80 x 14 - AR 150/70 x 13

Gabarit : empattement 1 565 mm, chasse NC / angle NC, hauteur de selle 750 mm, réservoir 14 litres (réserve 2 litres), poids à sec (usine) 197 kg

Performances :

vitesse compteur vitesse réelle régime moteur
90 km/h 83 km/h 4 900 tr/min
130 km/h 120 km/h 6 000 tr/min
165 km/h (maxi) 152 km/h 7 600 tr/min

Conso moy. de l’essai 5,5 l./100 km, autonomie moy. avant réserve env. 220 km, autonomie totale env. 250 km

 

Partageons nos expériences !

En ce moment, 16 avis d'utilisateurs sur cette YAMAHA YP 400 Majesty

Graphique note YAMAHA YP 400 Majesty Note générale : 8.07
Classement général : 133e / 286
Evolution : 0

  • Votre essai 7.53
  • Entretien/budget 7.31
  • Vous 8.79
  • Pratique 8.19
  • Long terme 8.52
Conclusion maxitest Dernier avis :
Ses points forts concernent son confort général, son grand coffre, sa selle et la bonne protection de la bulle. J'apprécie sa vitesse de pointe de 155 km/h chrono, la consommation raisonnable et, je possède la toute première série, l'accélération au feu rouge. Pour les autres modèles malheureusement, les démarrages sont moins foudroyants !
Ses points faibles se concentrent au niveau de l'accélération avant 40km/h pour les modèles d'aujourd'hui, le côté "tape cul" sur les mauvais revêtements et le freinage plutôt "bof". Voilà, il date de février 2004, a 52 000 km au compteur sans problème particulier, entretien : environ 900? tous les 20 000 km.

 
 

 
 

Articles relatifs

Nos derniers articles relatifs à : Scooter + 125 (A) - Scooter GT - Scooter selle basse - Yamaha - Yamaha Majesty

Citadin, mais pas que !
Piaggio MP3 300ie LT ABS ASR 2014
20 octobre
2 ou 3 roues léger pour affronter la ville ?
Comparatif Yamaha Tricity 125 vs Honda PCX 125 2014
23 septembre
Du nouveau du côté d’Iwata (2) !
Yamaha TMAX 600 2015/2016 : Plus puissant, plus sportif
19 septembre
 
 
 
 

Annuaire des concessionnaires 
Trouvez votre concessionnaire
scooter moto près de chez vous

 
 

Pour trouver et acheter vos accessoires, pièces, équipements, occasions, moto et scooter en ligne

Pros online : notre sélection de boutiques, professionnels de la moto et du scooter sur internet

 

Nos publicités du moment
 

Top hebdo*
Piaggio MP3 300ie LT ABS ASR 2014
A l’instar du nouveau 500, le Piaggio MP3 300ie évolue en 2014. Taillé pour la ville, l’est-il également pour les escapades du week-end ? Direction Deauville pour le vérifier !

Veste hiver Tucano Urbano 4 Tempi : Quatre saisons et inserts fluo
Tucano Urbano dévoile la veste 4 Tempi 2015. Sobre, pratique et protectrice, elle intègre des empiècements fluorescents pour la visibilité. Elle est proposée en coupe homme ou femme.

* articles les + lus durant les 7 derniers jours
 

 

 


 

 
 
39 visiteurs connectés