Apparu en 1998, le Yamaha Majesty est certainement l’un des 125 qui a le plus contribué au développement du scooter dans cette catégorie. Egalement construit et distribué par MBK sous l’appellation Skyliner, 4 013 exemplaires de la dernière version de l’YP 125 ont encore quitté les concessions des deux marques l’année dernière. Un score enviable qui s’explique davantage par son homogénéité et un tarif placé que par des performances hors normes.

Volontaire et économique
En effet, il est clairement dépassé par les nouvelles références du marché et notamment par le fameux X-Max du même constructeur. Pas qu’il soit anémique pour autant mais que ce soit au démarrage, à l’accélération ou en reprise, le Majesty marque clairement le pas sur la référence de la catégorie. S’il fait tout de même preuve d’une certaine vigueur les premiers mètres, son accélération est des plus linéaire et ses reprises entre 55 km/h et 75 km/h s’avèrent timides. Il atteint ensuite les 110 km/h compteur avec une bonne volonté évidente mais il lui faudra finalement de l’espace pour accrocher sa vitesse maximum, aux alentours de 125 km/h compteur. Des performances finalement logiques puisque le moteur d’origine Minarelli qui équipe ce scooter depuis toujours n’a que 11,5 ch. à offrir à 9 000 tr/min et 0,9 daN.m de couple au maximum. Soit tout de même 3,5 ch. et 30% de couple en moins que le best-seller Yamaha (et absolu) 2008. Visser l’accélérateur à fond n’y pourra rien changer, au contraire. Et oui, petite subtilité, le petit monocylindre donnera le meilleur de lui-même si vous prenez soin d’accompagner sa montée en régime en dosant soigneusement la rotation de la poignée. Il sera alors à son aise dans presque toutes les situations et se montrera alors plutôt frugal. Econome en carburant avec moins de 3,5 litres de SP95 consommés tous les 100 km, le Majesty l’est également en entretien. Une excellente fiabilité que vous confirmez dans son Maxitest. Mais outre ses performances techniques, l’autre point du Majesty que vous mettez en avant est sans conteste sa facilité.

Idéal pour débuter
Avec seulement 137 kilos à sec (annoncés), le Yamaha 125 Majesty fait presque figure de poids plume comparé aux populaires GT. Il est donc particulièrement facile à déplacer à l’arrêt malgré une selle large qui imposera aux moins 1,75 m de s’avancer pour poser les deux pieds au sol. Un défaut compensé par le petit tunnel central aisé à enjamber. De plus, la plancher s’étire loin devant et permet aux grands de s’installer confortablement à bord... jusqu’aux premières bosses. Car malheureusement, sur chaussée dégradée, la fourche et les deux combinés arrière se rappelleront à votre (mauvais) souvenir par leur fermeté. Une sécheresse que nous déplorions déjà en 2003, sur l’évolution précédente du Majesty. C’est d’autant plus dommage qu’avec son empattement de 1 480 mm et ses roues de 12 pouces de diamètre, l’YP 125 combine stabilité et maniabilité : rassurant à haute vitesse (sauf par fort vent latéral), il reste diabolique en ville pour se faufiler rapidement de la maison au boulot et vice versa. Plutôt joueur donc, le scooter Yamaha saura également tempérer vos excès d’optimisme grâce à son freinage confié à deux disques : facilement dosable, il se révèle suffisamment puissant pour venir à bout du grip des pneus d’origine sur sol glissant. Prudence donc les jours de pluie, puisque ce ne sont pas les gouttes qui vous effrayeront grâce à son pare-brise et son carénage offrant une protection efficace malgré un gabarit contenu.

L’élégance accessible
Raisonnable dans ces mensurations, économique à l’usage, ce Majesty n’est pas pour autant un scooter au rabais. La qualité des plastiques comme celle des assemblages n’appelle pas de critique particulière. Ses lignes lui confèrent un profil aérodynamique auquel le lifting effectué en 2007 apporte une touche de fraîcheur. Mieux, le style de la partie avant le dote d’une identité visuelle apparentée à celle de la référence T-Max, qui s’en plaindra ? Un air de famille encore plus évident dans la belle livrée gris foncé et selle chocolat de notre modèle d’essai. Cette dernière surplombe un coffre plutôt généreux. Plus profond que long, son volume utile étant suffisant pour y loger un casque intégral et tout le nécessaire en usage quotidien (antivol, combinaison de pluie, sac à mains, etc.). Il se double d’un unique petit vide-poche fermant à clé situé à gauche dans le tablier.
Pour conclure, si ses performances dynamiques n’en font pas la fine lame dernier-cri, son efficacité, sa facilité d’utilisation et sa fiabilité lui donnent en revanche la polyvalence d’un couteau suisse. Affiché à moins de 3 150 €, le Majesty 2009 se place entre un Kymco Dink 125 un peu moins soigné et le Piaggio X7 nanti d’un gabarit et de performances supérieures. Enfin l’aura de Yamaha contribue certainement à sa longévité commerciale. Le Majesty est peut-être alors le seul 125 du marché à pouvoir dire merci au X-Max !
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Yamaha YP125 Majesty : A retenir
Pratique :
Disponibilité : immédiate
Tarif : 3 149 € (au 16/01/2009)
Coloris : Noir, gris foncé, gris clair
Garantie : 2 ans, pièces et main-d’œuvre

Moteur
Inchangé sur ce point depuis 2003, le Majesty est équipé d’un monocylindre 4-temps à refroidissement liquide de 124 cm3 d’origine Minarelli. En 2009, son alimentation reste confiée à un carburateur, ce qui ne l’empêche pas de respecter les normes en vigueur. Toutefois, il y perd un peu en performances et ne peut compter au mieux que sur 11,5 ch. et 0,9 daN.m de couple à 9 000 tr/min et 8 500 tr/min respectivement. Si ces valeurs sont nettement en retrait par rapport à la motorisation plus moderne du X-Max, ce bloc moteur a largement démontré son efficacité. Il n’est pas rare de trouver des Majesty affichant plus de 50 000 km au compteur. Ce qui en fait un choix judicieux pour ceux qui privilégient la longévité à la vélocité. Moins démonstratif que les Burgman, S-Wing et consorts, il demeure tout de même capable d’accrocher les 110 km/h réels une fois bien lancé.

Partie cycle
Là encore, Yamaha fait confiance à des solutions simples mais éprouvées : moteur oscillant monté dans un cadre tubulaire en acier suffisamment rigide, jantes de 12 pouces pour la maniabilité et empattement de 1 480 mm pour la stabilité. Cet ensemble homogène est malheureusement mal servi par un amortissement trop sec. S’il ne nuit pas à la tenue de route, le confort procuré par la fourche et les deux amortisseurs directement rattachés au moteur se dégrade rapidement sur revêtement inégal. En revanche, le frein à disque avant est bien secondé par son homologue installé à l’arrière. Facilement dosable, l’ensemble se montre efficace. En insistant sur les leviers, on vient alors facilement à bout du grip de la monte de pneus d’origine sur sol mouillé... Un point que les débutants, nombreux à choisir le Majesty, devront garder à l’esprit.

Equipement
Au chapitre équipement, on apprécie le coffre dont le volume permet d’assurer le quotidien, qu’il s’agisse d’y placer les courses d’appoint ou de ranger son équipement. Le petit-vide poche fermant à clé acceptera un téléphone ou divers tickets. La selle accueillera quant à elle deux adultes et le pilote appréciera le plancher long qui permet d’allonger les jambes. Ceux qui dépassent le mètre quatre-vingt cinq apprécieront. Enfin, le pare-brise solidaire de la direction apporte une protection appréciable, y compris aux mains. Juste en dessous, le tableau de bord regroupe une instrumentation complète : totaliseurs numériques, montre, jauge à essence et charge de la batterie complètent le tachymètre et les voyants usuels.




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Fiche technique
Note générale :
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Vibrations / Tremblements insupportables. Tenue de cap hasardeuse. Vitesse maxi faible. Tout le reste est bon!